Le président colombien élu, Abelardo de la Espriella, a récemment fait l'objet d'une attention particulière en raison de son exaltation religieuse, selon Courrier International. Lors d'un discours à Barranquilla le 4 août 2026, il a exprimé sa conversion au christianisme et sa volonté de mettre Dieu au centre de chaque décision, rapporte El País America.

Cette déclaration suscite une vive inquiétude dans ce pays sud-américain officiellement laïc depuis 1991, mais où la religion catholique reste très présente dans la vie quotidienne. L'équipe du futur dirigeant d'ultra-droite a publié des photos de sa retraite spirituelle, chapelet et Bible à la main, afin de réfléchir à comment « mettre Dieu au centre de chaque décision ».

Ce qu'il faut retenir

  • Le président colombien élu Abelardo de la Espriella a exprimé son exaltation religieuse après sa conversion au christianisme.
  • Il a déclaré vouloir mettre Dieu au centre de chaque décision.
  • Cette déclaration suscite une vive inquiétude dans un pays officiellement laïc depuis 1991.

Contexte et réactions

La Colombie est un pays où la religion catholique reste très présente dans la vie quotidienne, malgré son statut de laïcité officielle. Cette ferveur religieuse semble se mettre au service de la « guerre spirituelle » que de la Espriella a promis de mener en campagne contre ses opposants. Son allié, le maire de Medellín Federico Gutiérrez, a rétorqué à ses détracteurs que « l'on veut nous faire croire que croire en Dieu est un péché ».

Le programme ultraconservateur de de la Espriella, mis sur pied avec l'aide des milieux chrétiens, évangéliques et fondamentalistes, est également en cause. Les plus hauts responsables de l'État, à la veille de leur investiture, pris d'un élan religieux, invoquant leur dieu, affirmant qu'ils le placent au-dessus de tout dans leurs décisions, suscitent des inquiétudes quant à la séparation de l'Église et de l'État.

Impact et conséquences

La déclaration de de la Espriella a des implications importantes pour la Colombie, où la laïcité est inscrite dans la Constitution. La mise en avant de la religion dans la sphère politique peut entraîner des tensions et des conflits avec les groupes qui défendent la séparation de l'Église et de l'État. Il est à craindre que cette orientation ne porte atteinte aux principes de laïcité et de neutralité de l'État.

Et maintenant ?

Le 7 août 2026 marquera la date de l'investiture de Abelardo de la Espriella à la présidence de la Colombie. Les prochaines semaines et mois seront cruciaux pour comprendre comment il mettra en œuvre ses engagements et comment la société colombienne réagira à ces changements. Il est probable que les débats sur la laïcité et la place de la religion dans la sphère politique soient au cœur des discussions à venir.

La situation en Colombie reste à suivre de près, car les conséquences de cette orientation pourraient être significatives pour le pays et pour la région. Il est essentiel de maintenir un dialogue ouvert et respectueux entre les différents groupes et acteurs pour trouver un équilibre qui respecte les principes de laïcité et de démocratie.