L’historien spécialiste des questions éducatives Benoît Falaize participera mardi 14 avril 2026 à un débat organisé par Le Monde, intitulé « La jeunesse, force de solidarité et de résilience dans un monde en crise ». À cette occasion, il publie une tribune dans laquelle il appelle l’école à ancrer les valeurs civiques dans l’action concrète plutôt que dans le simple discours. Une réflexion qui s’inscrit dans un contexte où les tensions sociales et les crises multiples interrogent le rôle de l’institution scolaire.
Ce qu'il faut retenir
- Benoît Falaize interviendra mardi 14 avril 2026 lors d’un débat organisé par Le Monde sur la jeunesse et ses capacités de résilience.
- Dans une tribune, l’historien souligne que l’école doit « éclairer les valeurs civiques par l’incarnation, et non par l’incantation ».
- Il insiste sur l’importance d’ouvrir les élèves à la fraternité comme impératif éthique face aux crises contemporaines.
Un débat sur la jeunesse face aux crises
Le débat du 14 avril 2026, organisé par Le Monde, réunira des acteurs de l’éducation, des chercheurs et des représentants associatifs pour échanger sur le thème de la jeunesse comme levier de solidarité dans un contexte marqué par des crises économiques, environnementales et géopolitiques. Benoît Falaize, historien reconnu pour ses travaux sur l’école et la citoyenneté, y apportera son analyse sur la manière dont l’institution scolaire peut contribuer à renforcer la cohésion sociale. « La jeunesse n’est pas seulement un enjeu de transmission, mais aussi un acteur capable de proposer des réponses collectives », a-t-il précisé à Le Monde.
L’école, un lieu pour incarner les valeurs républicaines
Dans sa tribune, Benoît Falaize développe une idée centrale : l’école doit passer d’un enseignement théorique des valeurs à une pratique concrète de celles-ci. Autrement dit, il ne s’agit pas seulement d’enseigner la fraternité ou la solidarité en classe, mais de les vivre au quotidien à travers des projets collectifs, des engagements associatifs ou des actions citoyennes. « L’incantation ne suffit plus, il faut montrer l’exemple », explique-t-il. Cette approche rejoint les travaux récents sur l’éducation à la citoyenneté, qui soulignent l’importance de l’expérience concrète pour ancrer les apprentissages.
Selon lui, cette méthode permettrait de répondre aux défis posés par la montée des individualismes et des replis identitaires. « Ouvrir les élèves à la fraternité n’est pas une option, mais un impératif d’ordre éthique », affirme-t-il. Une position qui s’appuie sur l’idée que l’école, en tant qu’institution républicaine, a un rôle clé à jouer dans la construction d’une société plus unie.
Un appel à repenser les méthodes pédagogiques
L’historien n’hésite pas à critiquer les approches purement théoriques, qu’il juge parfois déconnectées des réalités vécues par les élèves. Pour lui, les programmes scolaires devraient intégrer davantage de dispositifs permettant aux jeunes de s’engager activement dans leur environnement. Cela pourrait passer par des partenariats avec des associations, des projets interdisciplinaires ou encore des temps dédiés à la réflexion collective sur des enjeux sociétaux.
Cette vision s’inscrit dans une dynamique plus large, portée par plusieurs acteurs de l’éducation, visant à rendre l’école plus inclusive et plus engagée. « Les crises actuelles exigent des réponses rapides et collectives, et l’école doit être à la hauteur de ce défi », souligne Benoît Falaize. Une position qui pourrait trouver un écho particulier dans le cadre des réformes en cours sur l’éducation à la citoyenneté.
Quoi qu’il en soit, cette tribune rappelle que l’école ne peut plus se contenter d’être un lieu de transmission passive. Elle doit aussi devenir un espace où les valeurs se vivent, se débattent et s’incarnent au quotidien. Une ambition qui, si elle est partagée, pourrait redonner un sens collectif à l’institution scolaire.
Le débat organisé par Le Monde portera sur le rôle de la jeunesse dans la construction d’une société plus solidaire, ainsi que sur les moyens concrets pour l’école d’incarner les valeurs civiques. Benoît Falaize y présentera notamment sa vision d’une éducation fondée sur l’incarnation des valeurs plutôt que sur leur simple enseignement théorique.
