Le lundi 1er juillet 2026, l’Assemblée nationale a voté une loi visant à réformer le sport professionnel français, selon RMC Sport. Cette loi, qui a été votée à 75 voix contre 2, prévoit notamment l’interdiction de la multipropriété pour les clubs français, le plafonnement des salaires des dirigeants et la création d’une société commerciale dont les actionnaires seront les clubs.
Ce vote a suscité des réactions mitigées de la part des présidents de clubs de Ligue 1. Certains, comme Pierre Ferracci, président du Paris FC, et Jean-Michel Roussier, président du Havre, ont soutenu cette démarche depuis le texte initial passé au Sénat l’an dernier. D’autres, comme Loïc Fery, président de Lorient, et Olivier Létang, président de Lille, ont exprimé leur opposition à cette loi.
Ce qu'il faut retenir
- La loi prévoit l’interdiction de la multipropriété pour les clubs français.
- Le plafonnement des salaires des dirigeants à 12.000 euros brut mensuel.
- La création d’une société commerciale dont les actionnaires seront les clubs.
- Les pouvoirs étendus de la DNCG pour autoriser ou s’opposer à la vente d’un club.
- La probabilité de voir s’installer un match en clair par semaine n’a pas été retenue.
Les réactions des présidents de clubs
Pierre Ferracci a déclaré : « Ce vote va dans le bon sens, il fallait que cela aboutisse. » Il a également précisé que « cela crée l’essentiel de ce qu’on demande depuis des années, une société commerciale dont les actionnaires seront les clubs, en s’inspirant du modèle anglais. » En revanche, Loïc Fery a exprimé son opposition à cette loi, en déclarant : « Personne ne peut se satisfaire de cette loi et la grande majorité des clubs de Ligue 1 et Ligue 2 s’y oppose. »
Loïc Fery a également critiqué le plafonnement des salaires des dirigeants, en déclarant : « Ce qui peut effectivement paraître beaucoup d’argent pour beaucoup de gens, mais la réalité, c’est qu’aujourd’hui, il n’y a pas un patron de club, un patron de fédération, de ligue professionnelle ou ainsi de suite, en Europe, qui ne gagne pas, je pense, au moins trois fois plus. »
Les enjeux de la loi
La loi prévoit également l’interdiction de la multipropriété pour les clubs français, ce qui signifie que les clubs ne pourront plus être détenus par plusieurs propriétaires. Loïc Fery a critiqué cette disposition, en déclarant : « Je ne vois pas pourquoi il y aurait un secteur d’activité dans lequel il ne peut pas y avoir des interactions avec d’autres. »
En revanche, Pierre Ferracci a défendu cette disposition, en déclarant : « Il faut mettre des mesures de régulation qui imbibent les dérives, parce que dans la multipropriété il y a parfois de bons exemples mais il y en a aussi de très mauvais qui ont sévi en France, qui ont pris en main quelques clubs et ça s’est mal terminé. »
Les prochaines étapes
La loi doit maintenant être examinée en commission mixte paritaire, qui devra se réunir le 8 juillet prochain. Les députés et les sénateurs devront alors trouver un accord sur le texte, qui pourra ensuite être promulgué.
En conclusion, le vote de la loi sur la réforme du sport professionnel en France marque une étape importante pour l’avenir du football français. Les réactions des présidents de clubs et les enjeux de la loi montrent que les prochaines étapes seront cruciales pour déterminer l’impact de cette réforme sur le sport professionnel en France.