La Ligue 1 doit impérativement performer lors de cette nouvelle saison européenne pour éviter de se faire dépasser par le championnat portugais. Classée cinquième à l’indice UEFA, la France ne dispose plus que de 3,603 points d’avance sur le Portugal (68,153 contre 64,550), selon nos confrères de RMC Sport. Un écart qui s’est réduit comme peau de chagrin en quelques mois, passant de 10 332 points à la fin de la saison 2025-2026 à un maigre 3 603 points aujourd’hui.

Ce qu'il faut retenir

  • La Ligue 1 est désormais à 3,603 points seulement devant le Portugal, contre 10 332 points en fin de saison dernière.
  • Le Portugal a réalisé 8 victoires en 12 matchs lors des tours préliminaires, contre 3 pour les clubs français.
  • Le PSG, Lens et Lille représentent la France en Ligue des champions cette saison, soit un club de plus que le Portugal.
  • La cinquième place de l’indice UEFA permet encore à la Ligue 1 d’envoyer sept clubs en Europe, dont trois directement en Ligue des champions.
  • Une perte de cette position menacerait gravement les finances d’un championnat déjà fragilisé.

Ce classement, calculé sur cinq saisons, place la France derrière l’Angleterre (102,019 points), l’Italie (87,874 points), l’Espagne (82,493 points) et l’Allemagne (80,402 points). Autant dire que la marge de manœuvre est étroite. « Le Portugal se rapproche dangereusement, et cette saison est cruciale », analyse un observateur du football européen. Le championnat lusitanien, renforcé par des performances solides en barrages, pourrait en effet ravir la cinquième place à la Ligue 1 dès la fin d’année 2026, si les clubs français enchaînent les contre-performances.

Un écart qui fond et des parcours contrastés en qualifications

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : alors que le Portugal a glané 8 victoires en 12 matchs lors des tours préliminaires européens, la France n’a enregistré que 3 succès en 6 rencontres. Parmi les déceptions, l’élimination de l’Olympique Lyonnais en barrage de Ligue des champions, face à un adversaire portugais, a coûté cher en points précieux. « Chaque match compte désormais, et un seul faux pas peut avoir des répercussions immédiates sur le classement UEFA », souligne un expert.

À l’inverse, les clubs portugais comme le Sporting Lisbonne et Porto, qualifiés pour la Ligue des champions, auront plus de chances d’engranger des points cette saison. Avec seulement cinq représentants contre sept pour la France, les Lusitaniens disposent d’un avantage statistique : moins de clubs signifie moins de risques d’échecs, donc moins de pertes de points.

Sept clubs français en Europe, dont trois en Ligue des champions

Malgré les difficultés, la Ligue 1 aligne cette saison trois clubs en Ligue des champions : le Paris Saint-Germain, le RC Lens et le LOSC Lille. Un trio qui contraste avec les deux représentants portugais, le Sporting CP et le FC Porto. « Le PSG, malgré son statut de double tenant du titre européen, ne peut à lui seul compenser les lacunes des autres clubs français », tempère un observateur.

Dans les autres compétitions, l’Olympique de Marseille, l’Olympique Lyonnais et le Stade Rennais représenteront la France en Ligue Europa, tandis que l’AS Monaco défendra les couleurs tricolores en Ligue Conférence. « Sept clubs engagés, c’est un atout, mais la qualité des parcours sera déterminante pour maintenir notre position », rappelle un responsable de la LFP.

« La France a encore trois clubs en Ligue des champions, mais le Portugal est en embuscade. Si nos clubs ne font pas mieux que l’an dernier, le risque est réel de perdre notre place dans le Top 5. »
Un cadre de la Ligue de Football Professionnel

Les enjeux financiers d’une place dans le Top 5 UEFA

Le classement UEFA n’est pas qu’une question de prestige. Il détermine aussi l’allocation des revenus européens, essentiels pour les budgets des clubs. Avec une cinquième place, la Ligue 1 bénéficie encore du droit d’envoyer sept clubs en compétitions européennes, dont trois directement en phase de groupes de Ligue des champions. Une manne financière inestimable pour des clubs souvent en difficulté budgétaire.

À l’inverse, une sixième place rétrograderait la France à quatre clubs qualifiés, dont seulement deux en Ligue des champions. « Une perte de plusieurs dizaines de millions d’euros par an », estime un analyste financier du football. « Pour des clubs comme Lyon ou Marseille, habitués à des revenus européens confortables, cela pourrait être un choc. »

Et maintenant ?

Les premières rencontres des phases de groupes de Ligue des champions, prévues à partir du 8 septembre 2026, marqueront un tournant. Les clubs français devront enchaîner les victoires pour espérer creuser l’écart avec le Portugal. « Les trois prochains mois seront décisifs », prévient un spécialiste. « Si le PSG et les autres clubs réalisent des parcours honorables, la France pourra conserver sa place. Sinon, le risque de rétrogradation est bien réel. »

Reste à voir si la Ligue 1 saura tirer les leçons des échecs passés. L’élimination de l’OL en Ligue des champions l’an dernier, comme les performances décevantes de Monaco en Ligue Conférence, ont montré que la route serait semée d’embûches. « Autant dire que cette saison, on ne se contentera pas de miettes », confie un dirigeant sous couvert d’anonymat.

Le classement UEFA détermine le nombre de clubs qualifiés en compétitions européennes et les revenus qui y sont associés. Une cinquième place permet encore à la France d’envoyer sept clubs en Europe, dont trois directement en Ligue des champions, contre seulement quatre clubs (dont deux en C1) si elle rétrograde à la sixième place. Ces revenus sont vitaux pour les budgets des clubs, déjà souvent fragiles.

La France sera représentée par le Paris Saint-Germain, tenant du titre européen, ainsi que par le RC Lens et le LOSC Lille. Ces trois clubs tenteront de rapporter des points précieux à l’indice UEFA.