Alors que l’été n’est pas encore terminé, l’Olympique Lyonnais (OL) se mobilise déjà pour sa saison à venir. Huit jours après avoir arraché un match nul (1-1) en Turquie lors du barrage aller de Ligue des champions, les Gones accueillent le Fenerbahçe ce mercredi à 21h au Groupama Stadium, en match retour, sur la chaîne Canal+. Ce duel oppose deux clubs assoiffés de qualification : l’OL, absent de la plus prestigieuse compétition européenne depuis six ans, et les Stambouliotes, derniers représentants turcs en lice pour une place en phase de groupes.
Selon nos confrères du Figaro, le double enjeu est colossal pour l’OL. Une victoire qualifierait les Rhodaniens pour la phase de groupes de la Ligue des champions, une compétition synonyme de prestige et de revenus financiers considérables. Le club pourrait alors empocher une prime de participation de 18,62 millions d’euros, s’ajoutant aux 4,29 millions déjà perçus grâce à l’accès aux barrages. Sans compter les primes liées aux résultats (2,1 millions pour une victoire, 700 000 euros pour un nul) et au classement, ainsi que les revenus issus du marché télévisuel et des coefficients UEFA. Une participation minimale à huit matchs en Ligue des champions garantirait ainsi à l’OL un total d’environ 50 millions d’euros – une manne financière cruciale pour un club en quête de stabilité économique après des années de difficultés financières.
Ce qu'il faut retenir
- L’OL affronte le Fenerbahçe ce mercredi en barrage retour de Ligue des champions, à 21h sur Canal+
- Une victoire qualifierait les Gones pour la phase de groupes, offrant une prime minimale de 50 millions d’euros
- En cas d’élimination, le club devrait récupérer 50 millions d’euros via des ventes de joueurs pour boucler son mercato
- Loïs Openda, buteur à Istanbul, et Paulo Fonseca soulignent l’importance de ce match pour l’avenir du club
- Le Fenerbahçe, privé de deux joueurs clés, se présente avec une équipe affaiblie mais ambitieuse
Un enjeu économique autant que sportif pour l’OL
Pour l’OL, la qualification en Ligue des champions représente bien plus qu’un simple retour sur la scène européenne. Depuis 2020, le club rhodanien n’a plus connu cette compétition, son dernier parcours s’étant achevé en demi-finale face au Bayern Munich. Selon nos confrères du Figaro, les primes liées à la participation et aux performances pourraient atteindre 50 millions d’euros – un montant susceptible de combler une partie des dettes accumulées ces dernières années. En cas d’élimination, le club devrait compenser en vendant des joueurs, à hauteur de 50 millions d’euros également, afin de respecter ses objectifs financiers d’ici la fin du mercato.
Côté sportif, Paulo Fonseca a opéré une rotation stratégique lors de la victoire contre Toulouse (0-2) en Ligue 1, laissant de côté des joueurs comme Openda pour préserver leurs forces. « J’ai avant tout pensé à l’importance de ce rendez-vous et au physique de mes joueurs. À cette époque de la saison, il n’est pas facile de faire enchaîner deux matchs en trois jours », a expliqué l’entraîneur portugais en conférence de presse. Une décision payante, qui a permis de conserver des cadres comme Corentin Tolisso, Malik Fofana ou Tyler Morton, tous décisifs dans cette entrée en lice.
Fenerbahçe, un adversaire coriace malgré des absences notables
De leur côté, les Turcs rêvent de retrouver la Ligue des champions, seize ans après leur dernière participation en phase de groupes lors de la saison 2008-2009. Leur équipe, composée de noms prestigieux comme Romelu Lukaku ou Mason Greenwood, se présentera à Lyon amputée de Marco Asensio (cuisse gauche) et Kerem Aktürkoğlu (protocole commotion), tous deux blessés lors du dernier match en Süper Lig face à Konyaspor (4-2). Malgré ces absences, Fenerbahçe reste un adversaire redoutable, notamment à domicile, où il avait tenu l’OL en échec (1-1) lors du match aller.
La direction nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH) a classé ce match à « hauts risques » en raison de la présence attendue de près de 2 000 supporters turcs dans le parcage visiteurs. Malgré cette affluence, l’OL mise sur son public – plus de 50 000 spectateurs attendus au Groupama Stadium – pour créer une atmosphère intimidante et donner un avantage décisif à son équipe. « On ressent l’attente mais elle est très positive. Tout le monde veut voir la Ligue des champions revenir à Lyon », a déclaré Loïs Openda, buteur à Istanbul, avant d’ajouter : « On est prêt, on s’entraîne dur pour ça. On aura un stade plein avec une énorme ambiance. On doit être très concentrés et on est impatients. Il y a une grosse volonté générale dans le club. »
L’équilibre, mot d’ordre pour un match ouvert
Pour Paulo Fonseca, la clé du succès réside dans l’équilibre et l’initiative. « Ce sera un match ouvert, Fenerbahçe voudra gagner et ne vient pas ici pour défendre. Nous, on veut le ballon et avoir l’initiative », a-t-il souligné. L’objectif est double : éviter les erreurs du passé, comme celles commises lors des éliminations face à West Ham (0-3 en quart de finale retour de Ligue Europa 2022) ou au Celta Vigo (0-2 en huitième de finale retour la saison dernière), et marquer l’histoire du club en retrouvant la C1.
Côté turc, N’Golo Kanté et Mattéo Guendouzi mèneront les hostilités, avec le soutien de Lukaku et Greenwood. Les Lyonnais, eux, comptent sur Openda pour briller une nouvelle fois, tandis que Tolisso et Fofana devront confirmer leur statut de cadres. « On a aussi conscience de la grande qualité de l’adversaire. Le mot d’ordre pour ce match doit être l’équilibre », a précisé Fonseca. Une victoire serait synonyme de qualification historique, mais aussi d’un coup d’accélérateur économique pour le club.
Quoi qu’il arrive, l’OL a déjà marqué les esprits cet été en affichant sa détermination à retrouver le plus haut niveau européen. Une qualification serait un soulagement pour les supporters, qui attendent ce retour depuis six longues années.
Selon nos confrères du Figaro, l’OL toucherait une prime de participation de 18,62 millions d’euros pour la phase de groupes, s’ajoutant aux 4,29 millions déjà perçus pour l’accès aux barrages. Les primes liées aux résultats (2,1 millions pour une victoire, 700 000 euros pour un nul) et au classement, ainsi que les revenus issus du marché télévisuel et des coefficients UEFA, porteraient le total à environ 50 millions d’euros pour une participation minimale à huit matchs.