Le prix moyen des logements mis en vente au Portugal a connu une progression spectaculaire ces deux dernières années, dépassant désormais celui observé en France. Selon Le Figaro - Immobilier, les tarifs ont bondi de près de 25 % entre 2024 et 2026, une hausse qui s’accompagne d’une augmentation tout aussi rapide des loyers dans le pays.
Ce qu'il faut retenir
- Hausse moyenne de 25 % des prix immobiliers au Portugal entre 2024 et 2026, selon Le Figaro - Immobilier.
- Les loyers suivent la même tendance, avec une augmentation significative en deux ans.
- Les prix portugais dépassent désormais ceux de la France, où les tarifs restent plus stables.
- Cette évolution reflète une demande accrue et des tensions sur le marché immobilier lusitanien.
Cette hausse des prix immobiliers au Portugal, documentée par Le Figaro - Immobilier, s’inscrit dans un contexte économique et géographique bien précis. Le marché portugais, autrefois perçu comme une alternative abordable pour les investisseurs étrangers, voit ses tarifs se rapprocher de ceux pratiqués en France. Les données recueillies montrent une accélération marquée depuis 2024, année où les premiers signes d’un emballement des prix avaient été observés.
Plusieurs facteurs expliquent cette dynamique. D’abord, la demande internationale s’est maintenue, voire intensifiée, notamment en provenance d’Europe du Nord et d’Amérique du Nord. Les acheteurs étrangers, attirés par des programmes comme le Golden Visa — bien que ce dernier ait été partiellement réformé — ont contribué à soutenir la hausse des prix. Ensuite, la pénurie de logements dans les grandes villes, à commencer par Lisbonne et Porto, a exercé une pression supplémentaire sur les tarifs. Enfin, l’inflation persistante et la hausse des coûts de construction ont joué un rôle non négligeable dans cette tendance.
Côté loyers, la situation n’est pas moins préoccupante. Les locataires portugais subissent également une augmentation significative de leurs charges, avec des hausses qui peuvent atteindre, dans certains quartiers, des taux comparables à ceux des grandes métropoles françaises. Les propriétaires, face à la demande locative soutenue, ont ajusté leurs tarifs à la hausse, profitant d’un déséquilibre entre l’offre et la demande. Cette situation rappelle celle observée en France, où les loyers continuent de progresser, mais à un rythme moins soutenu qu’au Portugal.
Pour mieux cerner l’ampleur de cette évolution, il est utile de comparer les données actuelles avec celles d’il y a deux ans. En 2024, le prix moyen au Portugal s’établissait à environ 2 500 euros par mètre carré dans les centres-villes, un chiffre qui atteint désormais 3 100 euros par mètre carré en 2026, soit une progression de 24 %. En France, sur la même période, le prix moyen est passé de 3 800 euros à 3 950 euros par mètre carré, une hausse de seulement 4 %. Une différence de rythme qui illustre l’écart croissant entre les deux marchés.
Cette situation interroge sur la soutenabilité du marché portugais à moyen terme. Certains économistes craignent qu’une telle escalade des prix ne finisse par décourager les investisseurs, tout en exacerbant les inégalités d’accès au logement pour les résidents locaux. D’autres soulignent que cette hausse pourrait attirer davantage de promoteurs internationaux, espérant capitaliser sur une demande encore forte. Quoi qu’il en soit, le gouvernement portugais a déjà commencé à réagir en renforçant les dispositifs de régulation, notamment dans les zones où la spéculation immobilière est la plus marquée.
Cette inversion des tendances entre les deux pays laisse également entrevoir des conséquences pour les Français souhaitant investir à l’étranger. Si le Portugal reste attractif pour certains profils, la hausse des prix pourrait inciter d’autres à se tourner vers d’autres destinations, comme l’Espagne ou l’Italie, où les tarifs restent globalement plus accessibles. Reste à voir si cette dynamique va se poursuivre ou si, au contraire, un rééquilibrage s’opérera dans les mois à venir.
Les villes de Lisbonne et Porto enregistrent les hausses les plus marquées, avec des prix dépassant désormais les 4 000 euros par mètre carré dans certains quartiers centraux. D’autres zones, comme l’Algarve ou l’île de Madère, connaissent également des tensions, mais à un niveau légèrement inférieur.