Selon une étude récente de l'observatoire Clameur, qui regroupe des professionnels de l'immobilier, l'efficacité de l'encadrement des loyers à Paris est remise en question. Contrairement aux conclusions de l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur) qui soulignait son impact positif, Clameur affirme ne pas observer de baisse significative des loyers après la mise en place de ce dispositif.

Ce qu'il faut retenir

  • L'observatoire Clameur conteste l'efficacité de l'encadrement des loyers à Paris
  • Pas d'effet significatif sur les loyers selon Clameur malgré les conclusions de l'Apur
  • 3,2% du stock de logements locatifs privés sortis du marché chaque année entre 2016 et 2019
  • 5,64% de logements non loués chaque année de 2020 à 2022 en raison de la pandémie et des contraintes énergétiques
  • Les loyers ont augmenté en moyenne de 2,10% en 2025, sauf dans cinq départements

Des avis divergents entre Clameur et l'Apur

L'observatoire Clameur, soutenu par des entreprises et fédérations immobilières, a comparé l'évolution des loyers à Paris, Bordeaux, Montpellier, Lyon et Lille, avec des villes non soumises à l'encadrement. Selon eux, aucune différence significative n'a été observée.

En revanche, l'étude de l'Apur indique une baisse des loyers à Paris de 5% en moyenne depuis 2019. Clameur critique la méthodologie de l'Apur, arguant que la comparaison avec des villes différentes fausse les résultats.

Impact sur le marché locatif

Clameur constate qu'entre 2016 et 2019, 3,2% des logements locatifs privés sortaient du marché chaque année. Cette tendance s'est accentuée entre 2020 et 2022, avec 5,64% de logements vacants annuellement, notamment à cause de la pandémie et des normes énergétiques plus strictes.

Évolution des loyers

En 2025, les loyers ont augmenté en moyenne de 2,10% par rapport à l'année précédente. Cette hausse est générale en France, à l'exception de cinq départements comme l'Ain, le Cher et les Ardennes.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes pour évaluer l'impact réel de l'encadrement des loyers et ses conséquences sur le marché immobilier restent à suivre, notamment en termes d'ajustements potentiels dans la régulation locative.