La justice doit rendre sa décision sur l'avenir des sites, des marques et des stocks de cet ancien fleuron de l'électroménager « made in France », suite à sa liquidation en décembre, selon nos confrères de BFM Business. Mais l'avenir des employés est toujours en suspens.
Un dernier chapitre judiciaire ? Le tribunal doit rendre ce vendredi 13 mars sa décision sur l'avenir des marques, usines et autres actifs de Brandt, ancien fleuron de l'électroménager « made in France » dont il faut combler les créances après sa liquidation en décembre. Quelques élus locaux s'accrochent encore à l'espoir d'une relance industrielle, bien que cette perspective semble improbable.
Ce qu'il faut retenir
- Le tribunal des activités économiques de Nanterre va trancher entre les 36 offres déposées pour la reprise des actifs de l'ancien groupe centenaire regroupant les marques Brandt, Vedette, Sauter et De Dietrich.
- Les créances sont estimées à environ 200 millions d'euros.
- Le groupe Fnac-Darty a proposé de racheter des marques pour 2,9 millions d'euros, mais aussi un stock de plus de 172 000 produits.
Les offres de reprise
Sauf s'il décidait de s'accorder un délai supplémentaire, le tribunal des activités économiques de Nanterre va trancher entre les 36 offres déposées pour la reprise des actifs de l'ancien groupe centenaire regroupant les marques Brandt, Vedette, Sauter et De Dietrich. La plupart de ces propositions visent principalement les stocks et pièces détachées.
« Le but pour les liquidateurs, c'est de combler les créances. On n'est plus du tout dans la logique du redressement judiciaire, comme en décembre, avec l'objectif de sauver Brandt », confie à l'AFP une source proche du dossier. Les créances sont estimées à environ 200 millions d'euros, selon cette même source, qui a précisé qu'un « découpage » des actifs entre plusieurs offres était envisageable.
Les candidats
Parmi les candidats, le groupe Fnac-Darty a par exemple proposé de racheter des marques pour 2,9 millions d'euros, mais aussi un stock de plus de 172 000 produits, comme des hottes et du petit électroménager. D'autres, comme le déstockeur Noz, qui compte 350 magasins en France, ne souhaitent reprendre que du stock.
Cafom, distributeur d'équipement de la maison dans les outre-mer, notamment via les enseignes But ou Darty, est à l'origine d'une offre d'environ 31 millions d'euros au total, comprenant le rachat des marques Brandt, De Dietrich, Sauter et Vedette, ainsi que l'acquisition des stocks et pièces détachées.
Les salariés
En revanche, seule une poignée d'offres inclut la reprise d'anciens salariés, sur les quelque 700 que comptait le groupe. Celle présentée par la région Centre-Val-de-Loire et la métropole d'Orléans, entend maintenir l'espoir d'une relance industrielle, en conservant ces « marques mythiques » en France.
Leur offre, formulée conjointement avec l'entreprise néo-calédonienne Gladius, présente dans l'électroménager depuis 2024, vise à reprendre l'ensemble des actifs et des marques de Brandt, pour d'abord assurer une reprise du service après-vente « sans délai ». Dans un deuxième temps, « d'ici deux à trois ans », l'objectif est de parvenir à relancer l'activité du principal site industriel situé près d'Orléans, qui produisait fours et plaques de cuisson et employait quelque 350 personnes, sans toutefois s'engager sur un nombre de créations d'emplois.
Les prochaines heures seront donc cruciales pour l'avenir de l'entreprise et de ses salariés. Reste à voir si la justice saura trouver un équilibre entre les créances et l'avenir des employés.
