D'après Courrier International, l'Iran a enregistré un bilan des plus sinistres en 2025, avec au moins 1 639 personnes exécutées sur l'ensemble de l'année, un record depuis 1989. Ce nombre est en hausse de 68 % par rapport à l'année précédente, lors de laquelle 975 exécutions avaient été comptabilisées, s'alarment les deux ONG Ensemble contre la peine de mort (ECPM) et Iran Human Rights (IHR).

Ces statistiques « reflètent le nombre minimal d'exécutions enregistrées, compte tenu de l'accès limité à l'information en Iran » et aux exécutions sommaires tenues secrètes, selon le rapport cité par IranWire, un média iranien d'opposition. « Le chiffre réel pourrait ainsi être considérablement plus élevé », indique-t-il. Parmi les personnes exécutées en 2025 figuraient 48 femmes, « preuve de l'extension de l'application de la peine de mort en Iran », souligne le rapport.

Ce qu'il faut retenir

  • L'Iran a exécuté au moins 1 639 personnes en 2025, un record depuis 1989.
  • Le nombre d'exécutions a augmenté de 68 % par rapport à l'année précédente.
  • 48 femmes figuraient parmi les personnes exécutées en 2025.

Contexte et conséquences

Les deux ONG ont déploré le recours de plus en plus fréquent par le régime iranien à la peine capitale comme « outil de pression politique et de répression des manifestations », s'inquiétant d'une recrudescence des pendaisons dans le contexte actuel. Le pouvoir a maté dans le sang un mouvement de protestation en début d'année, tuant plusieurs milliers de manifestants – 30 000 selon certaines sources –, et exécutant plus d'une dizaine d'autres depuis le début de la guerre, fin février.

Plusieurs ONG ont averti que « des centaines de manifestants détenus risquent toujours la peine de mort » après avoir été inculpés de crimes passibles de la peine capitale. « Ces exécutions s'inscrivent dans la stratégie de survie de la République islamique, qui mène une guerre contre son propre peuple », a déploré le 6 avril le directeur de l'ONG Iran Human Rights, Mahmood Amiry-Moghaddam.

Les réactions internationales

Amnesty International a souligné que l'Iran est le pays qui procède au plus grand nombre d'exécutions par habitant. Cette situation a suscité de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale, qui condamne fermement les exécutions sommaires et les atteintes aux droits de l'homme en Iran.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines et mois seront cruciaux pour déterminer l'évolution de la situation en Iran. Les organisations de défense des droits de l'homme et les gouvernements internationaux devraient continuer à exercer une pression forte sur le régime iranien pour qu'il mette fin aux exécutions sommaires et respecte les droits de l'homme. Une attention particulière devrait être portée aux manifestants détenus qui risquent la peine de mort, afin de garantir leur sécurité et leur droit à un procès équitable.

Il est essentiel que la communauté internationale reste vigilante et coordonne ses efforts pour prévenir de nouvelles exécutions et promouvoir une résolution pacifique à la crise en Iran. La situation exige une réaction solidaire et déterminée pour défendre les droits de l'homme et prévenir de nouvelles violations.

En conclusion, la situation en Iran est extrêmement préoccupante, avec un nombre record d'exécutions en 2025. Il est crucial que la communauté internationale prenne des mesures fermes pour condamner ces exécutions et défendre les droits de l'homme en Iran.

La peine de mort est une sanction légale en Iran, appliquée pour divers crimes, y compris les crimes politiques et les délits liés à la sécurité nationale.