L’Agence iranienne de surveillance du golfe Persique, nouvel organisme créé par la République islamique, a dévoilé une carte précisant les zones « contrôlées » par les Gardiens de la Révolution dans le détroit d’Ormuz. Cette initiative survient alors que les tensions entre l’Iran et les États-Unis restent au plus haut, avec des négociations au point mort, comme le rapporte Le Figaro.
Ce qu'il faut retenir
- L’Iran a publié une carte détaillant les zones sous contrôle des Gardiens de la Révolution dans le détroit d’Ormuz, voie stratégique pour le commerce pétrolier.
- Avant l’offensive israélo-américaine du 28 février 2026 contre la République islamique, 20 % de la production mondiale de pétrole et 25 % de celle de gaz transitaient par ce détroit.
- L’Iran a officiellement créé la semaine dernière l’Autorité du détroit du Golfe Persique (PGSA), chargée de superviser les transits maritimes et de percevoir des droits de passage.
- Un responsable émirati a qualifié de « chimère » le projet iranien d’élargissement de son contrôle sur le détroit, selon des informations relayées en direct.
Une nouvelle autorité pour renforcer le contrôle iranien
L’Iran a formalisé la création de l’Autorité du détroit du Golfe Persique (PGSA), un organisme chargé d’« approuver les transits de navires et de percevoir des droits de passage dans le détroit », précise le journal spécialisé Lloyd’s List, cité par Le Figaro. Cette structure s’ajoute à l’Agence iranienne de surveillance du golfe Persique, créée récemment pour renforcer la mainmise de Téhéran sur une zone déjà hautement stratégique. La publication de cette carte s’inscrit dans une logique d’affirmation de souveraineté, alors que les tensions régionales persistent.
Le détroit d’Ormuz, passage obligé entre le golfe Persique et la mer d’Oman, est un corridor maritime où transitent chaque jour des millions de barils de pétrole et des cargaisons de gaz naturel liquéfié. Avant le 28 février 2026, date de l’offensive israélienne et américaine contre des cibles iraniennes, cette voie assurait le transit de 20 % de la production pétrolière mondiale et de 25 % de celle de gaz, selon les données disponibles. La fermeture ou la perturbation de ce détroit aurait des répercussions immédiates sur les marchés énergétiques.
Un contexte de tensions accrues entre Téhéran et Washington
La publication de cette carte intervient alors que les négociations entre l’Iran et les États-Unis sont au point mort, comme le souligne Le Figaro. Les deux pays, engagés dans une confrontation indirecte depuis des années, voient leurs relations se dégrader davantage. L’Iran multiplie les démonstrations de force, notamment en renforçant son emprise militaire sur des zones clés comme le détroit d’Ormuz. Ces actions s’accompagnent de déclarations martiales de la part des responsables iraniens, qui réaffirment leur droit à contrôler cette voie maritime.
Dans ce contexte, un responsable émirati a qualifié le projet iranien de contrôle élargi du détroit d’Ormuz de « chimère », selon des informations rapportées en direct. Cette prise de position reflète les inquiétudes des pays riverains du golfe Persique, qui dépendent largement du libre passage dans cette zone. Les tensions persistent malgré les tentatives de médiation internationale, laissant craindre une escalade des incidents en mer.
Des répercussions économiques immédiates pour les pays importateurs
La crise autour du détroit d’Ormuz a déjà des conséquences tangibles sur les économies des pays importateurs de pétrole et de gaz. « En deux mois, les prix des carburants ont augmenté de 90 % », a alerté un responsable africain, cité par Le Figaro. Cette hausse brutale illustre la vulnérabilité des pays dépendants des approvisionnements en énergie en provenance du golfe Persique. Les pays d’Afrique, en particulier, subissent de plein fouet les effets de cette instabilité, avec des répercussions sur les prix à la pompe et les coûts de production.
Les pays européens et asiatiques, fortement dépendants des importations de pétrole et de gaz en provenance du Moyen-Orient, surveillent de près l’évolution de la situation. Une perturbation prolongée du transit dans le détroit d’Ormuz pourrait entraîner des pénuries, une hausse des prix de l’énergie et un ralentissement de la croissance économique. Les gouvernements de ces pays pourraient être contraints de revoir leurs stratégies énergétiques à court terme.
Les prochains mois devraient révéler si l’Iran parviendra à imposer son contrôle de facto sur le détroit, ou si les pressions internationales permettront de rétablir un statu quo plus favorable à la stabilité régionale. En attendant, les pays dépendants des importations d’énergie devront se préparer à des perturbations potentielles de leurs approvisionnements.
Le détroit d’Ormuz est le passage obligé entre le golfe Persique, riche en ressources pétrolières et gazières, et les marchés mondiaux. Avant février 2026, il assurait le transit de 20 % du pétrole mondial et de 25 % du gaz. Une fermeture, même partielle, de ce détroit entraînerait une hausse brutale des prix de l’énergie et des perturbations économiques majeures à l’échelle mondiale.
Une augmentation de 90 % des prix des carburants, comme observée en deux mois, a un impact direct sur les économies africaines. Les coûts de production dans les secteurs agricole et industriel s’alourdissent, ce qui peut freiner la croissance. Les ménages voient également leur pouvoir d’achat diminuer, ce qui aggrave les inégalités sociales. Les gouvernements pourraient être contraints de subventionner les prix, alourdissant leur déficit budgétaire.