La Coupe du monde 2026 est en cours, mais l'Italie, grande nation du football, est absente de la compétition pour la troisième fois consécutive. Selon RMC Sport, les Italiens suivent sans grand intérêt le Mondial et poursuivent leur remise en question pour comprendre comment leur équipe nationale, la Nazionale, a pu tomber si bas.
Dans un reportage de l'AFP, on découvre que le blues ne s'est pas arrêté le temps du Mondial pour les Italiens. Bientôt trois mois après l'immense désillusion face à la Bosnie-Herzégovine, le 31 mars dernier, qui a privé l'Italie d'une troisième Coupe du monde de suite, une trentaine d'ultras sont venus crier leur colère devant le palace, sur les hauteurs de Rome, où la Fédération italienne (FIGC) élisait lundi son nouveau président.
Ce qu'il faut retenir
- L'Italie est absente de la Coupe du monde 2026 pour la troisième fois consécutive.
- Les Italiens suivent sans grand intérêt le Mondial et poursuivent leur remise en question pour comprendre comment leur équipe nationale a pu tomber si bas.
- Une trentaine d'ultras ont manifesté devant le siège de la Fédération italienne pour crier leur colère.
La situation actuelle
Le leader des ultras a déclaré : « Pour la troisième fois de suite, un Mondial se déroule sans l'Italie. C'était inimaginable dans les années 1990 où nos joueurs faisaient peur au monde entier ». Il a également critiqué la fédération italienne, affirmant qu'elle est responsable de cet échec sans précédent et que les dirigeants comme les joueurs ne pensent qu'à l'argent.
Pendant ce temps, dans la gigantesque salle de conférence en sous-sol, Gabriele Gravina faisait son discours d'adieux. Président de la FIGC depuis 2018, il a été poussé vers la sortie après la défaite aux tirs au but le 31 mars dernier en finale des barrages européens contre la Bosnie-Herzégovine.
Les défis à relever
Le nouveau président, Giovanni Malago, élu avec plus de 68 % des suffrages, doit nommer un nouveau sélectionneur, le cinquième depuis 2023. Les noms d'Antonio Conte ou de Roberto Mancini ont été entendus. Sa plus grande mission sera de relever le football italien, que ce soit dans le développement du sportif, de ses performances, mais aussi dans l'attache, aujourd'hui très fragilisée, des Italiens avec leur Nazionale.
Andrea Garella, supporter acharné de l'AS Rome, reconnaît sans mal qu'il est tombé « en désamour avec la Nazionale et plus largement avec le football ». Il fait partie des 19% d'Italiens qui ne regarderont pas la Coupe du monde, selon un sondage de l'institut SWG publié début juin.
La Coupe du monde 2026 se poursuit sans l'Italie, mais les Italiens restent attachés à leur équipe nationale et espèrent un retour à la compétition dans les prochaines années.