Alors que la saison 2026-2027 s’annonce sous de nouveaux auspices pour Liverpool, c’est dès la pré-saison que des tensions ont émergé au sein de l’effectif. Selon RMC Sport, une altercation a éclaté entre trois joueurs des Reds à l’issue du match amical victorieux contre Wrexham (1-0), jeudi dernier, autour du brassard de capitaine.

Ce qu'il faut retenir

  • Trois joueurs — Dominik Szoboszlai, Curtis Jones et Kostas Tsimikas — impliqués dans une dispute liée au brassard de capitaine.
  • Le brassard aurait été enlevé puis jeté au sol par Szoboszlai après son remplacement.
  • L’incident semble lié à la remise du brassard à Tsimikas, qui l’avait déjà porté lors d’un précédent match amical.
  • Les médias britanniques évoquent un choix peu judicieux de la part de Szoboszlai, d’autant que Tsimikas n’a jamais été titulaire indiscutable à Liverpool.
  • Dominik Szoboszlai a esquivé la question lors de la conférence de presse de vendredi, insistant sur l’unité de l’équipe.

Une dispute envenimée par la question du brassard

Selon RMC Sport, la scène s’est déroulée après la sortie de Szoboszlai à la 75e minute du match contre Wrexham. Le Hongrois, qui porte régulièrement le brassard de capitaine en l’absence de Virgil van Dijk, aurait confié le rôle à Kostas Tsimikas. Ce dernier l’avait déjà endossé lors du match amical précédent, samedi contre Sunderland (4-2), après la blessure de Joe Gomez. « Il aurait dû anticiper le tumulte que ça allait provoquer », commente The Telegraph, cité par RMC Sport, soulignant que Tsimikas n’a jamais été qu’une doublure en cinq saisons à Liverpool, passée en partie en prêt à la Roma.

Curtis Jones, lui aussi concerné par la polémique, n’est pas un titulaire incontestable. Sa situation reste incertaine : l’Inter Milan s’est manifestée à trois reprises cet été pour son transfert, proposant jusqu’à 35 millions d’euros, un montant jugé insuffisant par Liverpool, qui exige au moins 40 millions. Autant dire que les discussions autour des rôles et des responsabilités au sein de l’équipe sont loin d’être anodines, d’autant que le club sort d’une saison 2025-2026 en demi-teinte, terminée à la cinquième place en Premier League et éliminée en quart de finale de la Ligue des champions par le PSG.

Szoboszlai esquive les questions en conférence de presse

Interrogé sur cette altercation vendredi, alors que Liverpool s’apprêtait à affronter Leeds en dernier match amical aux États-Unis, Dominik Szoboszlai a botté en touche. « Quelques joueurs sont partis, nous ne sommes peut-être pas les plus âgés de l’équipe, mais nous sommes là depuis longtemps », a-t-il déclaré, évoquant notamment Curtis Jones. « Nous sommes tous dans le même bateau et nous voulons le meilleur pour le club et pour chacun d’entre nous. Nous avons un capitaine, Virgil (van Dijk), et nous suivrons tout ce que lui et le coach diront. »

« Nous avons un projet à long terme, car nous avons un nouvel entraîneur et l’équipe a changé. Alors oui, cela ne se fera peut-être pas en quelques mois, mais je pense qu’à terme, ça fonctionnera. »
— Dominik Szoboszlai, lors de la conférence de presse du 8 août 2026

Le Hongrois, qui aspire à devenir le nouveau vice-capitaine de Liverpool, a ainsi préféré recentrer le débat sur la cohésion collective plutôt que sur l’incident lui-même. Une stratégie qui pourrait s’expliquer par la volonté de ne pas alimenter les spéculations autour des tensions internes, alors que le club entame une nouvelle ère sous la direction d’Andoni Iraola, remplaçant d’Arne Slot, limogé en fin de saison dernière.

Un contexte sportif et humain déjà complexe

Liverpool aborde cette pré-saison dans un contexte particulier. Le départ de Mohamed Salah et d’Andrew Robertson, deux figures emblématiques du club, a laissé des vides importants dans l’effectif. Le recrutement d’Andoni Iraola, en provenance de Brentford, marque un tournant tactique, tandis que l’équipe, bien que toujours compétitive, doit désormais composer avec une concurrence accrue en Premier League et en compétitions européennes. La cinquième place obtenue la saison précédente, derrière des clubs comme Arsenal ou Manchester City, a rappelé que le club ne peut plus se reposer sur ses lauriers après son 20e titre de champion d’Angleterre en 2024-2025.

Côté vestiaires, les incertitudes pèsent sur plusieurs joueurs. Curtis Jones, dont l’avenir semble incertain, incarne cette fragilité. Son profil intéresse l’Inter Milan, mais Liverpool, en position de force pour négocier, refuse de céder à moins de 40 millions d’euros. Une somme qui pourrait évoluer si d’autres clubs se manifestent, mais qui illustre la tension actuelle autour des rôles et des ambitions individuelles au sein d’un groupe en reconstruction.

Et maintenant ?

Le prochain rendez-vous de Liverpool est fixé à dimanche, pour un dernier match amical contre Leeds aux États-Unis. Si les tensions autour du brassard de capitaine devraient s’apaiser avec le début de la saison officielle, la question des rôles au sein de l’effectif pourrait resurgir rapidement. Andoni Iraola, qui doit officialiser sa tactique et ses choix de rotation, pourrait être amené à clarifier la hiérarchie interne. Quant à Szoboszlai, son statut de vice-capitaine potentiel reste en jeu, d’autant que Virgil van Dijk, bien que toujours présent, approche de la fin de sa carrière. Pour Liverpool, l’enjeu est double : retrouver sa compétitivité en Premier League tout en gérant au mieux les attentes et les ambitions de ses joueurs.

Reste à voir si ces tensions, somme toute normales en pré-saison, s’estomperont avec le début des compétitions officielles. Une chose est sûre : Liverpool, malgré ses difficultés récentes, conserve les moyens de ses ambitions, à condition de préserver l’unité d’un groupe appelé à évoluer dans les années à venir.

Kostas Tsimikas a porté le brassard de capitaine lors d’un précédent match amical contre Sunderland, après la sortie sur blessure de Joe Gomez. Selon RMC Sport, Dominik Szoboszlai aurait ensuite choisi de le lui confier à nouveau contre Wrexham, provoquant une réaction de Curtis Jones et une altercation entre les trois joueurs.