Le Premier ministre Sébastien Lecornu va saisir le Conseil constitutionnel sur une partie des dispositions de la proposition de loi sur la fin de vie, après le vote définitif du texte qui aura lieu mercredi 15 juillet, a appris Franceinfo auprès de l'entourage du Premier ministre mardi. L'Assemblée nationale doit voter définitivement le texte sur le droit à mourir mercredi, après un troisième et dernier passage au Sénat le 7 juillet. Le texte avait alors été rejeté.
Des débats approfondis ont eu lieu à l'Assemblée nationale sur cette proposition, néanmoins, le débat au Sénat n'a pas permis un examen aussi approfondi pour permettre d'aboutir à un texte de loi répondant autant aux aspirations de ses défenseurs qu'aux préoccupations de ceux qui s'inquiètent de sa mise en œuvre, ajoute l'entourage de Sébastien Lecornu.
Ce qu'il faut retenir
- Le vote définitif du texte sur le droit à mourir aura lieu mercredi 15 juillet à l'Assemblée nationale.
- Le Premier ministre Sébastien Lecornu va saisir le Conseil constitutionnel sur une partie des dispositions de la proposition de loi après le vote.
- Les débats au Sénat n'ont pas permis un examen approfondi du texte pour répondre aux préoccupations de tous.
La saisine du Premier ministre portera en particulier sur trois points : le respect, par la longueur du délai de rétractation prévu à l'article 6 de la proposition de loi, des principes de liberté personnelle et de dignité humaine, le respect de ces mêmes principes par les dispositions du même article relatives à la situation des majeurs protégés, et enfin l'articulation entre les dispositions de l'article 14 sur la clause de conscience et l'existence de projets d'établissements de santé ou médico-sociaux qui ont pour raison d'être d'accompagner les malades en fin de vie.
Cette saisine doit pouvoir apporter des clarifications nécessaires sur l'ensemble de ces questions, afin que l'application de la loi puisse se faire dans le plein respect des principes que notre Constitution garantit, ajoute cette même source.
La réforme sur l'aide à mourir est un sujet sensible et complexe qui touche à des questions éthiques et juridiques fondamentales. Les décisions prises dans ce domaine seront cruciales pour l'avenir de la société et devront être examinées avec soin et prudence.