La police de Londres va renforcer son utilisation des drones et de la technologie de reconnaissance faciale, selon Euronews FR. Le commissaire de la Metropolitan Police de Londres, Mark Rowley, a annoncé cette intention dans un discours prononcé mercredi, soulignant que la criminalité « évoluait à toute vitesse » et que de nombreux délinquants basculaient désormais dans le numérique.

« Ils utilisent des outils plus intelligents, plus rapides et plus connectés que jamais », a-t-il déclaré. Pour contrer cette menace croissante, Rowley a estimé que les forces de l’ordre devaient adopter les technologies émergentes et a appelé à un allègement du cadre législatif avant leur déploiement.

Ce qu'il faut retenir

  • La police de Londres va intensifier l'usage de drones et de la reconnaissance faciale en temps réel.
  • Le commissaire Mark Rowley a annoncé cette intention dans un discours prononcé mercredi.
  • La technologie de reconnaissance faciale a permis plus de 2 000 arrestations depuis 2024.
  • Les drones peuvent être utilisés pour aider à suivre des suspects, rechercher des personnes disparues et recueillir du renseignement en temps réel.
  • L'ONG britannique de défense des libertés civiles Big Brother Watch a critiqué l'usage de ces technologies.

Le développement de la technologie de reconnaissance faciale

Le Met utilise un logiciel de reconnaissance faciale pour aider ses agents à repérer en temps réel des personnes figurant sur des « listes de surveillance ». Il sert aussi à identifier une personne si elle donne une fausse identité, ou une personne inconsciente ou blessée incapable de communiquer. Rowley a indiqué que cette technologie avait permis plus de 2 000 arrestations depuis 2024.

La police allait désormais déployer des caméras fixes de reconnaissance faciale en direct, qui seront installées sur le mobilier urbain et surveillées à distance. « Ces caméras pourront être déplacées d’un point chaud de la criminalité à l’autre. L’an prochain, notre intention est de poursuivre le déploiement dans l’ensemble de Londres », a-t-il déclaré.

La critique de l'ONG Big Brother Watch

L'ONG britannique de défense des libertés civiles Big Brother Watch a critiqué l'usage de ces technologies. Le groupe a qualifié les systèmes de reconnaissance faciale d’« intrusifs », « discriminatoires » et « antidémocratiques » et estimé que leur utilisation « échappait totalement à tout contrôle ».

Silkie Carlo, la directrice de l’organisation, a également qualifié les drones de « forme extrême et militarisée de surveillance ». « Le recours par la police à des drones pour surveiller le public et hurler des ordres à son encontre est le plus souvent excessif et contre-productif. Le Parlement devrait instaurer des garde-fous plus stricts pour encadrer leur utilisation », a-t-elle déclaré.

Les plans pour l'avenir

Rowley a indiqué que le Met allait étendre son programme de drones et qu’il souhaitait une couverture par drones dans tous les arrondissements de Londres d’ici juin 2027. « Nous avons l’intention de travailler avec les services d’urgence londoniens, comme les pompiers de Londres, afin de construire un réseau de drones pour les services de secours à l’échelle de la capitale, idéalement fondé sur des infrastructures partagées couvrant toute la ville », a-t-il précisé.

Et maintenant ?

La question maintenant est de savoir comment ces technologies seront utilisées et si elles seront efficaces pour réduire la criminalité à Londres. Il reste à voir comment le Parlement britannique réagira à ces plans et si des garde-fous seront mis en place pour encadrer l'utilisation de ces technologies.

Une chose est certaine, la police de Londres est déterminée à utiliser ces technologies pour améliorer la sécurité publique. Mais il est important de trouver un équilibre entre la sécurité et la protection des libertés individuelles.

En conclusion, l'utilisation de drones et de la reconnaissance faciale en temps réel par la police de Londres est un sujet complexe et controversé. Il est important de suivre les développements futurs et de veiller à ce que ces technologies soient utilisées de manière responsable et respectueuse des libertés individuelles.