Le gouvernement britannique a présenté un projet de loi visant à interdire les «thérapies de conversion» des personnes LGBT+ en Angleterre et au pays de Galles, comme le rapporte Le Figaro. Ce projet de loi, qui concerne l'Angleterre et le pays de Galles, prévoit notamment des peines de prison, pouvant aller jusqu'à cinq ans, et/ou d'amende pour ceux qui se livrent à ces pratiques.

Les «thérapies de conversion», qui assimilent l'homosexualité à une maladie, sont des pratiques prétendant à tort pouvoir modifier l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'une personne. «Les victimes de ces pratiques de conversion relatent des faits allant des coups et des viols aux menaces verbales, en passant par la manipulation et les exorcismes», souligne le gouvernement britannique dans un communiqué.

Ce qu'il faut retenir

  • Le gouvernement britannique présente un projet de loi pour interdire les «thérapies de conversion» en Angleterre et au pays de Galles.
  • Les peines prévues pour ceux qui se livrent à ces pratiques peuvent aller jusqu'à cinq ans de prison et/ou une amende.
  • Les «thérapies de conversion» sont considérées comme des pratiques prétendant à tort pouvoir modifier l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'une personne.

Contexte et enjeux

Le Parti travailliste de Keir Starmer, arrivé au pouvoir en 2024, s'était engagé à mener à bien cette mesure, en incluant les personnes transgenres. Le projet de loi fixe des critères pour définir l'infraction et sanctionne aussi ceux qui, depuis l'Angleterre et le pays de Galles, encouragent ou facilitent de telles pratiques en dehors de ce territoire.

La législation ne couvre pas l'ensemble du Royaume-Uni car il s'agit d'un domaine de compétence relevant de chaque nation du Royaume-Uni, et il revient à l'Écosse et à l'Irlande du Nord de décider de se joindre à cette interdiction. Les organisations de défense des droits des personnes LGBT+ se sont réjouies de cette annonce.

Position des organisations de défense des droits des personnes LGBT+

«Nous saluons cette législation qui n'a que trop tardé: il s'agit d'une première étape essentielle pour traiter les pratiques de conversion comme une forme particulière de préjudice», a déclaré Jasmine O'Connor, codirigeante de l'association Galop.

L'Union européenne a de son côté indiqué en mai qu'elle n'avait pas les compétences légales pour interdire ces pratiques à l'échelle du continent, comme le réclamait une pétition de plus d'un million de citoyens. Bruxelles se contentera de recommander aux États européens de les bannir.

Situation dans l'Union européenne

Les «thérapies de conversion» sont, pour l'heure, complètement interdites dans huit pays de l'UE: la France, la Belgique, Chypre, l'Allemagne, Malte, le Portugal, l'Espagne et la Grèce.

Et maintenant ?

Le projet de loi devra maintenant être examiné et voté par le Parlement britannique. Si adopté, il pourrait entrer en vigueur dans les prochains mois, mettant ainsi fin à ces pratiques préjudiciables en Angleterre et au pays de Galles.

Il reste à voir comment les autres nations du Royaume-Uni, notamment l'Écosse et l'Irlande du Nord, réagiront à cette initiative et si elles décideront de suivre le même chemin. Les défenseurs des droits des personnes LGBT+ continueront à surveiller de près l'évolution de cette question.

En conclusion, l'interdiction des «thérapies de conversion» en Angleterre et au pays de Galles constitue une étape importante pour la protection des droits des personnes LGBT+. Il est essentiel que les autres pays du Royaume-Uni et de l'Union européenne prennent des mesures similaires pour mettre fin à ces pratiques dangereuses et préjudiciables.