Selon BMF - International, l’Organisation des Nations unies (ONU) a réitéré ce samedi 8 août 2026 que l’organisation terroriste Daech (État islamique) constitue toujours une « grave menace » pour la sécurité et la paix dans le monde. Cette mise en garde intervient alors que les cellules dormantes et les réseaux de propagande du groupe continuent de prospérer, malgré les pertes territoriales subies en Irak et en Syrie ces dernières années.
Ce qu'il faut retenir
- Daech représente une « grave menace » pour la sécurité et la paix internationale, selon l’ONU, malgré son affaiblissement territorial.
- L’organisation terroriste maintient des cellules dormantes et des réseaux de propagande actifs.
- L’ONU souligne que Daech reste une source de préoccupation majeure pour les services de renseignement et les forces de sécurité mondiales.
Une menace persistante malgré les défaites territoriales
Dans un rapport rendu public ce week-end, l’ONU dresse un constat sans appel : bien que Daech ait perdu le contrôle de la quasi-totalité des territoires qu’il contrôlait en 2019, son idéologie et ses capacités opérationnelles n’ont pas disparu. « L’organisation terroriste conserve des cellules dormantes et des réseaux de propagande particulièrement actifs, notamment en ligne », a expliqué un porte-parole de l’ONU sous couvert d’anonymat. Les experts s’accordent à dire que Daech a su s’adapter à son nouveau contexte, en se recentrant sur des attaques ciblées et des opérations de guérilla.
Les services de renseignement occidentaux et du Moyen-Orient suivent de près l’évolution de ces menaces. En Europe, plusieurs attentats déjoués ces derniers mois ont été attribués à des sympathisants ou à des membres de Daech. « Le risque d’attentats à grande échelle, bien que moins probable, ne peut être écarté », a précisé un responsable sécuritaire européen cité par BMF - International.
Les zones à risque et les nouvelles stratégies de Daech
Selon les dernières évaluations des Nations unies, les régions les plus exposées restent l’Afrique subsaharienne, où Daech s’est implanté en Afrique de l’Ouest et au Sahel, ainsi que l’Asie du Sud-Est. Dans ces zones, l’organisation terroriste recrute activement et multiplie les attaques contre les forces locales et les civils. En Afghanistan, bien que l’État islamique ait perdu son principal bastion, des cellules résiduelles continuent de frapper sporadiquement.
Un rapport des Nations unies indique que Daech a récemment renforcé ses liens avec d’autres groupes jihadistes, notamment Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) et les Shebabs en Somalie. « Ces alliances stratégiques permettent à Daech de bénéficier de logistiques et de financements supplémentaires », a souligné un analyste en contre-terrorisme basé à Genève. Les services de renseignement estiment que ces partenariats pourraient faciliter des attaques transnationales dans les mois à venir.
Les défis pour la communauté internationale
Face à cette menace persistante, la communauté internationale peine à trouver une réponse coordonnée. Les divisions entre les grandes puissances, notamment sur la question syrienne et irakienne, limitent l’efficacité des opérations anti-terroristes. « Sans une coopération renforcée, Daech continuera de tirer profit des failles sécuritaires », a averti un diplomate onusien. Les États-Unis, la Russie et plusieurs pays européens maintiennent des missions militaires en Irak et en Syrie, mais leur engagement varie selon les priorités géopolitiques.
L’ONU appelle à un renforcement des mesures de prévention, notamment dans les prisons où des milliers de combattants de Daech sont détenus. « Ces établissements sont devenus des viviers de radicalisation », a rappelé un expert des Nations unies. Plusieurs pays, dont la France et l’Allemagne, ont mis en place des programmes de déradicalisation, mais leurs résultats restent limités. « Le risque de retour de combattants étrangers dans leurs pays d’origine est une préoccupation majeure », a confirmé un responsable du ministère français de l’Intérieur.
« Daech continue de représenter une grave menace pour la sécurité et la paix internationale. Son idéologie survit, et ses réseaux s’adaptent. La lutte contre ce fléau doit rester une priorité absolue. »
— Déclaration de l’ONU relayée par BMF - International
Dans ce contexte, l’ONU a appelé les États membres à renforcer leurs législations antiterroristes et à partager davantage de renseignements. « Le temps presse, et chaque jour compte », a insisté un responsable onusien. La lutte contre Daech ne sera pas gagnée uniquement par des moyens militaires, mais aussi par une approche globale incluant la prévention, la déradicalisation et la coopération internationale.
Oui, selon les services de renseignement européens. Malgré la perte de ses territoires, Daech conserve des cellules dormantes et des sympathisants capables d’organiser des attaques, bien que celles-ci soient généralement moins sophistiquées que par le passé. Plusieurs attentats déjoués ces derniers mois en France, en Allemagne et en Belgique confirment cette menace persistante.