Des actions répressives à l'encontre de l'opposition en Équateur ont récemment pris de l'ampleur, alimentant les craintes de dérive autoritaire. Selon Courrier International, cette offensive, orchestrée par le gouvernement ultralibéral de Daniel Noboa, se manifeste par des perquisitions médiatisées, la suspension d'un parti politique et l'incarcération d'un maire.
Ce qu'il faut retenir
- L'opposition en Équateur fait face à une intensification des actions répressives menées par le gouvernement de Daniel Noboa.
- Le parti Revolución Ciudadana, fondé par l'ex-président Rafael Correa, a été suspendu pour neuf mois pour des soupçons de financement illicite.
- Une série de perquisitions médiatisées et d'arrestations ciblant des membres de l'opposition ont eu lieu, suscitant des inquiétudes quant à la démocratie en Équateur.
Actions répressives contre l'opposition
En mars, le Conseil national électoral a suspendu le parti Revolución Ciudadana, dirigé par l'ex-président Rafael Correa, pour une présumée utilisation de fonds illicites en provenance du Venezuela lors de la campagne présidentielle de 2023. Cette décision intervient dans un contexte tendu alors que les élections locales ont été avancées, potentiellement favorables au camp présidentiel.
Perquisitions médiatisées et arrestations
En janvier, le domicile de Luisa González, ancienne présidente de RC, a été perquisitionné de manière très médiatisée. Peu après, Aquiles Alvarez, maire de Guayaquil et figure majeure de l'opposition, a également été visé. Ces actions, largement relayées par les médias locaux, soulèvent des questions sur l'indépendance de la justice en Équateur.
