À l’occasion d’un sommet à Bichkek, capitale du Kirghizstan, les dirigeants de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) ont réaffirmé leur volonté de renforcer un espace économique moins dépendant des échanges avec l’Occident. Moscou et Téhéran y voient un outil stratégique pour atténuer, voire contourner les sanctions internationales qui pèsent sur leurs économies, d’après nos confrères de France 24.
Ce qu'il faut retenir
- Les dirigeants de l’OCS se sont réunis à Bichkek, capitale du Kirghizstan, pour renforcer leur coopération économique.
- Moscou et Téhéran utilisent l’OCS comme un moyen d’atténuer l’impact des sanctions occidentales.
- L’organisation vise à créer un espace économique moins dépendant des échanges avec l’Occident.
Un sommet à Bichkek pour consolider une alliance économique alternative
Réunis dans la capitale kirghize, les membres de l’OCS ont placé au cœur de leurs discussions la nécessité de réduire leur dépendance vis-à-vis des économies occidentales. Selon France 24, cette réunion s’inscrit dans une logique de long terme, visant à structurer des échanges commerciaux et financiers en dehors des circuits traditionnels. Parmi les participants figuraient les représentants de la Russie et de l’Iran, deux pays particulièrement touchés par des sanctions internationales.
L’objectif affiché est de développer des mécanismes permettant de contourner les restrictions imposées par les États-Unis et l’Union européenne. « Nous devons renforcer notre résilience face aux pressions extérieures », a déclaré un haut responsable russe, cité par France 24. Bref, l’OCS se positionne comme un rempart économique pour ses membres les plus exposés.
Moscou et Téhéran, deux acteurs majeurs à la recherche de solutions
Pour la Russie, l’adhésion à l’OCS représente une opportunité de diversifier ses partenaires commerciaux, alors que les sanctions occidentales limitent ses exportations d’énergie et d’autres secteurs clés. D’après France 24, le pays mise sur des accords bilatéraux et multilatéraux au sein de l’organisation pour maintenir ses flux économiques. L’Iran, de son côté, cherche également à sécuriser ses échanges malgré le poids des sanctions américaines, notamment dans les domaines pétrolier et financier.
Les deux pays ont déjà engagé des discussions pour renforcer leurs liens commerciaux au sein de l’OCS. « L’Iran et la Russie partagent une vision commune : celle d’un système économique plus autonome », a souligné un diplomate iranien, relayé par France 24. Autant dire que leur collaboration au sein de l’organisation pourrait s’intensifier dans les mois à venir.
L’OCS, un contrepoids à l’influence occidentale ?
L’Organisation de coopération de Shanghai, créée en 2001, regroupe aujourd’hui huit États membres permanents : la Chine, la Russie, l’Iran, l’Inde, le Pakistan, le Kazakhstan, le Kirghizstan et le Tadjikistan. D’autres pays, comme la Turquie ou l’Arabie saoudite, participent en tant qu’observateurs ou partenaires de dialogue. Selon France 24, cette alliance économique et politique vise à promouvoir une vision du monde moins unipolaire, où l’influence occidentale serait moins dominante.
Le sommet de Bichkek a permis de réaffirmer cette ambition. « Nous travaillons à la création d’un espace économique intégré, où les décisions ne seront plus dictées par Washington ou Bruxelles », a expliqué un représentant chinois, présent lors des négociations. L’OCS mise notamment sur le renforcement des infrastructures, des échanges monétaires et des projets d’investissement communs pour y parvenir.
En attendant, le sommet de Bichkek a confirmé la volonté de l’OCS de s’imposer comme un acteur économique et politique majeur sur la scène internationale, notamment pour ses membres les plus isolés par les sanctions.