Le 20 avril, l'Otan a indiqué avoir intercepté deux bombardiers Tu-22M3 supersoniques et environ six chasseurs russes qui survolaient la mer Baltique, selon Euronews FR. Cette opération était une démonstration de la puissance aérienne sur le flanc oriental de l'alliance, loin de l'attention internationale qui se porte davantage sur le Moyen-Orient.
Des chasseurs français Rafale ont été déployés depuis une base aérienne lituanienne où ils sont stationnés dans le cadre d'une mission de l'Otan vieille de plus de deux décennies. Les chasseurs, armés de missiles air-air, se sont joints à des avions de jets suédois, finlandais, polonais, danois et roumains. Tous sont montés en altitude pour inspecter et surveiller le vol russe, a indiqué le détachement français.
Ce qu'il faut retenir
- L'Otan a intercepté deux bombardiers Tu-22M3 supersoniques et environ six chasseurs russes au-dessus de la mer Baltique le 20 avril.
- Les chasseurs français Rafale ont été déployés depuis une base aérienne lituanienne pour participer à l'opération.
- Les avions russes ont volé sans plan de vol et sans communiquer avec les contrôleurs aériens, selon l'Otan.
Les déclarations officielles
Le ministère russe de la Défense a déclaré que le vol des bombardiers était programmé et s'est déroulé dans l'espace aérien au-dessus des eaux neutres de la mer Baltique. Le vol a duré plus de quatre heures, a indiqué le ministère sur Telegram, lundi. « À certaines étapes de l'itinéraire, les bombardiers ont été accompagnés par des chasseurs d'États étrangers », a indiqué le ministère, qui a précisé que Moscou effectuait régulièrement « des vols au-dessus des eaux neutres de l'Arctique, de l'Atlantique Nord, de l'océan Pacifique, ainsi que de la mer Baltique et de la mer Noire ».
Le ministère n'a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire, mardi. Il rapporte souvent des vols de ses bombardiers stratégiques au-dessus de la mer Baltique, notamment en janvier, lorsque des jets de l'Otan sont également montés à leur rencontre, et au moins quatre fois l'an dernier.
Les opérations récurrentes de l'Otan
L'alliance militaire fait régulièrement appel à des chasseurs pour intercepter les avions de guerre russes qui s'approchent de l'espace aérien de l'Otan ou qui le frôlent. Selon l'Alliance, les avions russes qu'elle intercepte utilisent rarement leur transpondeur, ne communiquent pas avec les contrôleurs aériens et ne déposent pas de plan de vol. Des avions à réaction de l'Otan sont alors envoyés pour les identifier.
De nombreux vols russes que l'Otan surveille avec sa mission de police aérienne en Baltique, en place depuis que la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie ont rejoint l'alliance en 2004, sont à destination ou en provenance de l'enclave russe de Kaliningrad. Même avant la guerre en Ukraine, l'Otan interceptait des avions russes environ 300 fois par an, principalement au-dessus des eaux autour de l'Europe du Nord.
En conclusion, l'interception des avions militaires russes au-dessus de la mer Baltique par l'Otan est un événement qui reflète les tensions actuelles entre les deux puissances. Il est important de suivre de près les développements futurs dans cette région pour comprendre les implications géopolitiques de ces interceptions.