Le Parlement ougandais a approuvé, ce jeudi 6 août 2026, la participation de troupes ougandaises à une force internationale de stabilisation déployée à Gaza. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un accord de désarmement conclu fin juillet avec le Hamas, visant à préparer l’après-guerre dans le territoire palestinien. Selon RFI, cette force multinationale, dont la composition reste en cours de finalisation, devrait inclure des contingents du Maroc, du Kosovo, de l’Albanie et du Kazakhstan.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Parlement ougandais a validé l’envoi de troupes à Gaza lors d’une séance tenue le 6 août 2026.
  • Cette mission s’inscrit dans le cadre d’une force internationale de stabilisation, prévue par un accord de désarmement avec le Hamas signé fin juillet.
  • Cinq pays participent déjà à cette force : l’Ouganda, le Maroc, le Kosovo, l’Albanie et le Kazakhstan.
  • Le déploiement s’inscrit dans le cadre d’une initiative portée par le Conseil de paix, créé sous l’administration Trump.

Un engagement dans le cadre d’un accord de désarmement

La participation de l’Ouganda à cette force internationale a été actée lors d’une séance parlementaire tenue hier, jeudi 6 août 2026. Selon RFI, les députés ougandais ont validé cette décision à une large majorité, reflétant une volonté de contribuer à la stabilisation de la région. Cet engagement s’appuie sur un accord de désarmement conclu fin juillet avec le Hamas, organisation considérée comme terroriste par plusieurs pays, dont les États-Unis et l’Union européenne. L’objectif affiché est de préparer le terrain pour une période post-conflit, alors que les négociations sur la reconstruction de Gaza s’intensifient.

La force internationale de stabilisation, dont le déploiement reste encore en suspens, serait composée de soldats issus de pays aux profils variés. Outre l’Ouganda, le Maroc, le Kosovo, l’Albanie et le Kazakhstan ont déjà confirmé leur participation. Leur rôle consisterait à sécuriser les zones sensibles, faciliter le désarmement des groupes armés et soutenir les autorités locales dans la mise en place d’institutions stables. Aucune précision n’a encore été donnée sur les effectifs attendus ou les modalités opérationnelles précises.

Une initiative portée par le Conseil de paix de Donald Trump

Ce projet de force internationale s’inscrit dans le cadre plus large d’une initiative diplomatique lancée sous l’administration de Donald Trump. Le Conseil de paix, créé en 2025, a pour mission de coordonner les efforts internationaux visant à préparer l’après-guerre à Gaza. Selon RFI, ce conseil travaillerait en étroite collaboration avec les parties prenantes locales et régionales pour élaborer un cadre permettant une transition pacifique. L’inclusion de pays africains comme l’Ouganda et le Maroc souligne l’importance accordée à une approche régionale dans la gestion du conflit.

Les contours exacts de cette force restent à préciser, notamment ses règles d’engagement et son mandat opérationnel. Certains observateurs soulignent que la réussite de cette mission dépendra en grande partie de la capacité des pays participants à coordonner leurs actions avec les factions locales et les acteurs internationaux. Pour l’instant, aucune date précise n’a été avancée pour le déploiement effectif des troupes.

Et maintenant ?

La prochaine étape consistera à finaliser la composition de la force et à définir ses modalités d’action. Selon RFI, une réunion des pays participants pourrait se tenir d’ici la fin du mois d’août pour valider les derniers détails. Le déploiement dépendra également de l’évolution de la situation sécuritaire sur le terrain, notamment la stabilité des cessez-le-feu et la mise en œuvre des accords de désarmement. Si les conditions sont réunies, les premières troupes pourraient être déployées d’ici la fin de l’année 2026.

Quels enjeux pour l’Ouganda et ses partenaires ?

Pour l’Ouganda, cette participation représente une opportunité de renforcer ses relations diplomatiques avec des pays africains et moyen-orientaux, tout en affirmant son rôle sur la scène internationale. D’un point de vue sécuritaire, l’engagement de Kampala dans cette force pourrait également servir ses intérêts régionaux, notamment en matière de lutte contre l’extrémisme. Pour les autres pays participants, cette mission s’ajoute à une série d’initiatives visant à stabiliser des zones de conflit, après des engagements similaires au Sahel ou en Libye.

Reste à savoir si cette force internationale parviendra à remplir son mandat dans un contexte aussi complexe que Gaza, où les divisions politiques et les tensions communautaires persistent. La réussite de cette mission dépendra en grande partie de la capacité des pays participants à s’accorder sur une feuille de route claire et à obtenir le soutien des acteurs locaux.

Selon RFI, la participation d’un pays à cette force repose sur des critères non précisés publiquement, mais qui incluent probablement des engagements sécuritaires, politiques et financiers. Les pays participants doivent également avoir des relations diplomatiques stables avec les acteurs locaux et internationaux impliqués dans le processus de paix.