À partir du 2 mai 2026, les voyageurs souhaitant rejoindre Khiva, joyau historique de l’Ouzbékistan, bénéficieront d’un gain de temps spectaculaire. Selon Euronews FR, le trajet entre Tachkent, la capitale ouzbèke, et cette ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO passera de quatorze heures à seulement sept heures et demie. Une avancée majeure pour un pays qui mise sur son patrimoine et ses infrastructures pour attirer toujours plus de touristes.
L’Ouzbékistan, souvent cité parmi les « stan » d’Asie centrale en vogue sur les réseaux sociaux, confirme cette tendance par des chiffres concrets. D’après le dernier baromètre du voyage d’ONU Tourisme publié en 2025, le pays enregistre une hausse de 14 % du nombre de visiteurs par rapport à l’année précédente, faisant de lui l’une des destinations touristiques à la croissance la plus forte au monde. Une performance qui s’explique en partie par la modernisation de ses liaisons ferroviaires, comme celle reliant désormais Tachkent à Khiva en un temps record.
Ce qu’il faut retenir
- Le nouveau train à grande vitesse entre Tachkent et Khiva sera mis en service le 2 mai 2026, réduisant la durée du trajet de 14 heures à 7h30.
- Il proposera trois classes de voyage : VIP, affaires et économique.
- Khiva, ville de près de 2 500 ans, abrite le site Itchan Kala, premier patrimoine mondial de l’UNESCO en Asie centrale depuis 1990.
- L’Ouzbékistan a enregistré une hausse de 14 % du nombre de touristes en 2025, selon l’ONU Tourisme.
- Le pays mise sur son patrimoine historique — Samarcande, Boukhara, Khiva — pour renforcer son attractivité touristique.
Khiva, perle de la Route de la soie, s’ouvre aux voyageurs modernes
Perché au cœur du désert du Kyzylkoum, Khiva est une étape incontournable pour quiconque s’intéresse à l’histoire de la Route de la soie. Selon Euronews FR, cette cité aurait près de 2 500 ans et servait autrefois de dernière halte aux caravanes avant la traversée du désert vers l’Iran. Aujourd’hui, elle attire les visiteurs grâce à son centre historique fortifié, Itchan Kala, entouré de remparts et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1990. Autant dire que son classement parmi les premiers sites d’Asie centrale à obtenir cette distinction en fait un lieu d’exception.
Parmi les trésors à découvrir, la mosquée Juma se distingue par sa cour couverte, conçue pour résister aux aléas climatiques — une particularité rare en Asie centrale. La citadelle Konya Ark, symbole du pouvoir politique et militaire de l’émirat de Khiva, et le mausolée de Pahlavon Mahmud, orné de carreaux bleus d’une grande finesse, sont également des incontournables. Pour admirer l’ensemble de la ville fortifiée, il suffit de gravir le minaret de la médersa Islamkhodja, offrant une vue imprenable sur les toits ocre et les dômes turquoise.
Un voyage dans le temps au cœur d’Itchan Kala
Itchan Kala n’est pas seulement un musée à ciel ouvert : c’est un lieu où chaque pierre raconte une histoire. On y compte plus de cinquante monuments anciens, dont certains datent du XVIIIe siècle. Le bazar situé près de la porte orientale permet de s’imprégner de l’ambiance commerçante qui animait autrefois la Route de la soie. Les visiteurs y dégustent des plats traditionnels ouzbeks — comme le plov ou les samsas — et achètent des souvenirs artisanaux, des tissus brodés ou des poteries émaillées.
Hors des remparts, le palais Nurullaboy, achevé en 1912, illustre le mélange des influences architecturales de l’époque. Ce bâtiment allie le style local à des éléments de l’architecture russe impériale, témoignant des échanges culturels de la fin du XIXe siècle. Un autre exemple de cette fusion des époques, où l’histoire de l’Ouzbékistan se mêle à celle de ses voisins.
L’Ouzbékistan, nouvelle étoile montante du tourisme mondial
La hausse de 14 % du nombre de touristes en 2025, selon le baromètre d’ONU Tourisme, place l’Ouzbékistan parmi les destinations les plus dynamiques au monde. Une performance qui s’explique par une stratégie de promotion axée sur son patrimoine, mais aussi par l’amélioration de ses infrastructures. La ligne à grande vitesse vers Khiva s’inscrit dans cette logique, facilitant l’accès à une ville jusqu’ici accessible uniquement après une longue journée de voyage en bus ou en train classique.
Ce projet ferroviaire s’ajoute à d’autres initiatives visant à moderniser les transports en Ouzbékistan. Le pays mise également sur la rénovation de ses sites historiques, comme les médersas de Boukhara ou les mosquées de Samarcande, pour attirer un tourisme de qualité, respectueux de son héritage. Autant dire que l’arrivée de ce train à grande vitesse est un signal fort envoyé aux voyageurs internationaux, leur promettant à la fois rapidité et authenticité.
Pour les voyageurs en quête d’authenticité et d’efficacité, l’Ouzbékistan offre désormais une solution idéale : un accès rapide à une cité millénaire, où l’histoire se mêle aux paysages désertiques et aux traditions vivantes. Une combinaison gagnante pour un pays en pleine renaissance touristique.
Les horaires et tarifs exacts n’ont pas encore été communiqués officiellement. Les autorités ouzbèkes devraient préciser ces informations avant la mise en service du train, prévue le 2 mai 2026. Pour l’instant, seules les trois classes de voyage — VIP, affaires et économique — ont été annoncées.
