Le ministre allemand délégué à l’Europe, Gunther Krichbaum, estime que l'Union européenne (UE) doit repenser son élargissement et son budget, selon Euronews FR. Cette prise de position intervient alors que l'UE est en train de négocier son prochain budget et que plusieurs pays candidats attendent leur adhésion.
Le chancelier fédéral allemand, Friedrich Merz, a proposé de créer un statut de membre associé de l'UE pour l'Ukraine, la Moldavie et les pays des Balkans occidentaux, à savoir l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, le Monténégro, la Macédoine du Nord et la Serbie. Cependant, cette proposition a été critiquée par certains qui la considèrent comme un « salon d'attente » ou une adhésion de seconde zone.
Ce qu'il faut retenir
- Le ministre allemand Gunther Krichbaum propose un statut de membre associé pour les pays candidats à l'adhésion à l'UE.
- La Commission européenne a proposé un budget de 1 700 milliards d'euros pour la période 2028-2034.
- L'Allemagne réclame une réduction drastique de 400 milliards d'euros du budget de l'UE.
- Le ministre Krichbaum juge que les marges de manœuvre sont limités et que les États membres de l'UE le ressentiront lors des négociations sur le budget.
L'élargissement de l'UE
Gunther Krichbaum estime que l'UE doit accélérer son processus d'élargissement, mais en changeant de méthode. Il propose un système par étapes, où les pays candidats pourraient participer aux séances du Parlement européen sans avoir le droit de vote. Cela ne coûterait pas un seul euro, selon lui.
Ce système permettrait aux pays candidats de se sentir déjà un peu « membres du club » et de les rapprocher de l'UE. Le ministre Krichbaum estime que cela est essentiel pour les intégrer et les rapprocher.
Le budget de l'UE
Les pays déjà membres de l'UE sont en train de plancher sur le prochain budget de l'UE. La Commission européenne a proposé un budget de 1 700 milliards d'euros pour la période 2028-2034, mais l'Allemagne réclame une réduction drastique de 400 milliards d'euros.
Le ministre Krichbaum estime que la question centrale est la répartition des fonds et où fixer les priorités. Il appelle à un changement de paradigme et propose de regrouper la politique de cohésion et la politique agricole dans une même rubrique.