La Commission européenne a infligé une amende de 550 millions d'euros à la plateforme chinoise de commerce en ligne AliExpress, filiale du géant Alibaba, pour avoir permis la vente aux consommateurs européens de produits illégaux, selon BFM Business. Cette décision fait suite à plus de deux ans d'investigations et constitue la sanction la plus élevée prononcée par Bruxelles au titre du règlement européen sur les services numériques (Digital Services Act, DSA) depuis son adoption en 2022.

La Commission européenne a estimé que le système de détection des produits interdits à la vente mis en place par AliExpress ne fonctionnait pas correctement, permettant ainsi la vente de jouets dangereux, de vêtements contrefaits et d'autres produits illégaux. Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission chargée du Numérique, a expliqué que « nous avons repéré un grand nombre de contrefaçons, mais aussi des jouets et des cosmétiques dangereux, qui restaient très longtemps en vente ».

Ce qu'il faut retenir

  • L'amende de 550 millions d'euros infligée à AliExpress est la plus élevée prononcée par l'UE au titre du DSA.
  • La Commission européenne a mené plus de deux ans d'investigations avant de prendre cette décision.
  • AliExpress est accusée d'avoir permis la vente de produits illégaux, dont des jouets dangereux et des vêtements contrefaits.
  • La plateforme doit soumettre des mesures pour se conformer au DSA dans les trois mois.

Contexte et conséquences

Cette sanction intervient alors que l'UE a multiplié les mesures pour protéger son marché face à une concurrence chinoise jugée souvent déloyale. La Commission européenne a déjà infligé des amendes à d'autres plateformes, notamment Temu, qui a écopé d'une amende de 200 millions d'euros fin mai pour avoir permis la distribution de produits illégaux. X, le réseau social du milliardaire Elon Musk, avait également écopé d'une amende de 120 millions d'euros fin 2025 pour manquement à des obligations de transparence prévues par le DSA.

La Commission européenne a défendu sa décision, affirmant que toutes les plateformes qui veulent opérer en Europe doivent respecter les mêmes règles, quelle que soit leur origine. Henna Virkkunen a souligné que « nous menons des enquêtes sur plusieurs plateformes en ligne, dont beaucoup sont basées aux États-Unis, et plein d'autres en Chine, mais aussi en Europe », et que « nous ne tenons pas compte de leur origine ».

Prochaines étapes

AliExpress doit maintenant soumettre à la Commission européenne des mesures pour se conformer au DSA dans les trois mois, sous peine d'amendes périodiques. La plateforme devra également prendre des mesures pour améliorer son système de détection des produits interdits à la vente et pour empêcher la vente de produits illégaux.

Et maintenant ?

La décision de la Commission européenne pourrait avoir des conséquences importantes pour les plateformes de commerce en ligne qui opèrent en Europe. Les entreprises devront désormais être plus vigilantes quant à la vente de produits illégaux et prendre des mesures pour se conformer au DSA. Il est également possible que d'autres plateformes soient sanctionnées dans le futur si elles ne respectent pas les règles de l'UE.

Il reste à voir comment AliExpress et les autres plateformes réagiront à cette décision et si elles prendront les mesures nécessaires pour se conformer au DSA. La Commission européenne continuera à surveiller la situation et à prendre des mesures pour protéger les consommateurs européens.

En conclusion, la sanction infligée à AliExpress est un signal fort de la part de l'UE pour rappeler aux plateformes de commerce en ligne qu'elles doivent respecter les règles de l'Union européenne. Il est essentiel que les entreprises prennent des mesures pour se conformer au DSA et pour protéger les consommateurs européens.