Alors que la Coupe du monde féminine des moins de 20 ans s’apprête à débuter samedi 5 septembre en Pologne, l’Union des associations européennes de football (UEFA) devrait finalement renoncer à son projet de boycott des compétitions organisées par la FIFA. Cette décision intervient à quelques jours de l’ouverture de la première compétition mondiale sous l’égide de l’instance dirigeante depuis le début des tensions liées au projet de création d’une société commerciale au sein de la FIFA, selon nos confrères de RMC Sport.
L’annonce de cette levée de boycott devrait être officialisée d’ici jeudi 27 août, au lendemain du tirage au sort de la Ligue des champions, qui s’est tenu à Monaco. Cette mesure symbolique, évoquée en marge des récentes polémiques autour de Gianni Infantino et de ses projets controversés, visait initialement à faire pression sur la FIFA pour obtenir des garanties sur la gouvernance du football mondial. Pour autant, les tensions entre les deux instances européennes et internationales restent intactes, malgré cette avancée.
Ce qu'il faut retenir
- Une levée de boycott prévue avant la Coupe du monde féminine U20, qui débute le 5 septembre en Pologne.
- L’UEFA aurait obtenu des garanties de la FIFA sur le retrait de son projet de société commerciale, sans pour autant remettre en cause sa position globale.
- La France et d’autres nations européennes avaient déjà annoncé leur participation, malgré les tensions, refusant de pénaliser les jeunes joueuses.
- Le conflit entre l’UEFA et la FIFA reste ouvert, mais le boycott n’est plus à l’ordre du jour pour cette compétition.
- Les négociations se poursuivent lors du tirage au sort de la Ligue des champions à Monaco, avec pour objectif de déterminer les prochaines étapes.
Une décision motivée par la protection des jeunes joueuses
L’objectif principal de l’UEFA est de ne pas pénaliser les jeunes footballeuses, certaines participant pour la première fois à une Coupe du monde. Cette décision vise à éviter que les tensions institutionnelles ne se répercutent sur les athlètes. Selon plusieurs sources, l’instance européenne a obtenu des assurances de la part de la FIFA quant à l’abandon de son projet de société commerciale, une source majeure de conflit ces dernières semaines.
Pour autant, l’UEFA ne change pas fondamentalement sa position. Les négociations entre les deux instances devraient se poursuivre lors du tirage au sort de la Ligue des champions à Monaco. Les discussions porteront notamment sur les prochaines étapes pour faire pression en faveur du départ de Gianni Infantino de la présidence de la FIFA, un sujet qui divise toujours profondément les fédérations européennes.
Des positions divergentes au sein des nations européennes
Avant cette annonce, les nations européennes affichaient des divisions sur la question du boycott. La France, par exemple, avait déjà confirmé sa participation à la compétition, malgré les consignes de l’UEFA. D’autres fédérations, en revanche, s’étaient dites prêtes à suivre les directives de l’instance européenne. Cette divergence illustre les tensions persistantes au sein du football européen.
Pourtant, malgré ces désaccords, l’objectif commun reste la protection des joueuses et la crédibilité du football féminin. La Coupe du monde féminine U20, qui s’ouvre samedi en Pologne, marque donc une première étape dans la résolution des tensions, même si le conflit institutionnel entre l’UEFA et la FIFA n’est pas encore résolu.
Les projets controversés de la FIFA alimentent les tensions
Le projet de création d’une société commerciale au sein de la FIFA, révélé en août, avait provoqué une vague de critiques et de menaces de boycott. Gianni Infantino, président de la FIFA, avait alors présenté des excuses publiques, tout en maintenant ses réformes. Parmi les projets les plus contestés figure l’idée d’une Coupe du monde U15 à 211 équipes, un format qui dépasse largement celui de l’ONU, avec 193 États membres. Cette proposition avait été perçue comme une dérive commerciale, éloignant encore davantage la FIFA de ses missions traditionnelles.
Malgré les pressions, Infantino a continué à défendre sa vision du football. Il a notamment annoncé son intention d’inviter l’ensemble des 211 fédérations affiliées à la FIFA à participer à la Coupe du monde U15, prévue fin octobre en Azerbaïdjan. Cette approche, bien que symbolique, a été critiquée par de nombreux observateurs, qui y voient une volonté de contourner les règles traditionnelles du football international.
De son côté, l’UEFA maintient sa volonté de faire pression pour obtenir le départ de Gianni Infantino, comme en témoignent les réactions de plusieurs anciens joueurs et dirigeants. Manuel Petit, ancien international français, avait ainsi signé une lettre ouverte appelant à un changement à la tête de la FIFA. Pour l’instant, Infantino reste en poste, mais les appels à sa démission continuent de se multiplier.
À l’approche de la Coupe du monde U15 en Azerbaïdjan, prévue fin octobre, la FIFA devra donc clarifier sa position sur ses projets commerciaux. L’enjeu est de taille : préserver l’image du football mondial tout en évitant une fragmentation des instances dirigeantes. Les prochaines semaines s’annoncent donc décisives pour l’avenir de la gouvernance du football.
Selon nos confrères de RMC Sport, l’UEFA a obtenu des garanties de la part de la FIFA concernant le retrait de son projet de société commerciale. La priorité était de ne pas pénaliser les jeunes joueuses participant à la Coupe du monde féminine U20, prévue à partir du 5 septembre en Pologne.