L'Union des associations européennes de football (UEFA) a adopté une position ferme contre le projet porté par Gianni Infantino visant à ouvrir le capital commercial de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Selon France 24, les 55 fédérations membres de l’instance européenne ont voté à l’unanimité pour un retrait des équipes européennes en cas d’adoption de cette réforme.
Ce qu'il faut retenir
- L’UEFA s’oppose à l’ouverture du capital commercial de la Coupe du monde aux investisseurs privés, un projet porté par Gianni Infantino.
- Les 55 fédérations membres de l’instance européenne ont voté à l’unanimité pour un retrait des équipes en cas d’adoption de la réforme.
- Cette décision a été prise lors d’une réunion d’urgence organisée par l’UEFA.
Un projet controversé au cœur des tensions entre la FIFA et l’UEFA
La proposition de Gianni Infantino, président de la FIFA, vise à moderniser le financement de la Coupe du monde en attirant des investisseurs privés. Cette réforme, qui s’inscrit dans une volonté de diversification des revenus, a immédiatement suscité des réserves au sein des instances européennes. Pour l’UEFA, cette ouverture commerciale menace l’équilibre traditionnel du football mondial et pourrait fragiliser le modèle économique actuel.
Côté FIFA, l’argumentaire repose sur la nécessité de générer davantage de fonds pour développer le football dans les pays émergents. Pourtant, les détracteurs de ce projet, dont l’UEFA fait désormais partie, craignent une dilution du contrôle sportif et une commercialisation excessive de l’événement. « On ne peut pas laisser des intérêts privés dicter les règles d’un tournoi qui appartient au monde entier », a déclaré un responsable sous couvert d’anonymat.
Une réaction unanime des fédérations européennes
Réunis en urgence le 8 août 2026, les 55 membres de l’UEFA ont acté leur opposition frontale. Le vote à l’unanimité reflète l’unité rare des fédérations, malgré leurs divergences historiques. Les clubs et les ligues européennes, souvent divisés sur les questions de gouvernance, ont trouvé un terrain d’entente sur ce dossier.
Cette décision envoie un signal fort à la FIFA : l’Europe, qui représente une part majeure des revenus et des talents du football mondial, n’est pas prête à accepter une telle réforme. « C’est une ligne rouge », a précisé un membre du comité exécutif de l’UEFA, soulignant que le retrait des équipes européennes serait acté sans délai si la réforme voyait le jour.
« Nous défendons l’intégrité sportive et l’équité du football. Ouvrir le capital de la Coupe du monde à des investisseurs privés, c’est prendre le risque d’une privatisation qui n’a rien à voir avec les valeurs du sport. »
— Aleksander Čeferin, président de l’UEFA
Les conséquences potentielles d’un conflit ouvert
Si l’UEFA mettait sa menace à exécution, le paysage du football mondial serait profondément bouleversé. Les clubs européens, souvent qualifiés pour la Coupe du monde, se retrouveraient privés de la compétition phare du sport. Cela impacterait non seulement leur visibilité internationale, mais aussi leurs revenus commerciaux.
Pour la FIFA, un retrait de l’Europe signifierait une perte significative en termes de prestige et de revenus publicitaires. D’autant que les fédérations européennes sont traditionnellement les plus actives dans l’organisation des tournois et le lobbying international. Bref, le bras de fer entre les deux instances pourrait s’étendre bien au-delà des simples déclarations politiques.
En attendant, le football se retrouve une fois de plus au cœur d’une bataille institutionnelle, où les enjeux financiers et sportifs se mêlent à des questions de pouvoir et d’influence. Une chose est sûre : la Coupe du monde, symbole universel du sport, pourrait bien devenir le terrain d’affrontement de ces géants du ballon rond.
Le projet de Gianni Infantino prévoit d’ouvrir le capital commercial de la Coupe du monde à des fonds d’investissement internationaux, des groupes privés spécialisés dans le sport ou encore des consortiums liés à des entreprises technologiques ou médiatiques. Aucune liste précise n’a encore été rendue publique, mais des discussions sont en cours avec des acteurs majeurs du secteur.