Le conseiller de l’UEFA, Luis Figo, a publiquement demandé la démission immédiate du président de la FIFA, Gianni Infantino, dans une tribune parue ce mercredi dans le Daily Mail. Selon RMC Sport, l’ancien international portugais, aujourd’hui ambassadeur de l’instance européenne, dénonce avec virulence le projet controversé de vente de la Coupe du monde et qualifie les agissements du dirigeant suisse de « vil », « fourbe » et « lâche ». Une prise de position qui s’inscrit dans le sillage des critiques exprimées par l’UEFA et ses fédérations membres à l’encontre d’Infantino.
Ce qu'il faut retenir
- Luis Figo a appelé à la démission immédiate de Gianni Infantino dans une tribune publiée dans le Daily Mail, selon RMC Sport.
- Le projet de vente de la Coupe du monde, porté par Infantino, a suscité une vive opposition, notamment de la part de l’UEFA et de ses membres.
- Figo accuse Infantino d’avoir agi avec duplicité, évoquant un comportement « vil », « trompeur » et « lâchement intéressé ».
- Les prochaines élections pour la présidence de la FIFA sont prévues en mars 2027 à Rabat, au Maroc, pour un mandat de quatre ans.
- Le hashtag #Infantinout a été utilisé par Figo pour relayer sa tribune sur le réseau social X.
Une tribune cinglante contre le président de la FIFA
Dans un texte publié dans l’édition du Daily Mail ce mercredi, Luis Figo, figure emblématique du football portugais et actuel conseiller de l’UEFA, n’a pas hésité à utiliser des termes extrêmement durs pour qualifier Gianni Infantino. Selon ses propres mots, le président de la FIFA incarne « le plus vil, le plus trompeur et le plus lâchement intéressé » qu’il ait jamais rencontré. L’ancien milieu de terrain du FC Barcelone et du Real Madrid reproche à Infantino d’avoir conçu un projet de création d’une société commerciale destinée à être vendue à des investisseurs privés, sans en informer préalablement les membres de la FIFA.
Pour Figo, cette opacité relève d’une stratégie délibérée. « Pourquoi ne pas avoir joué franc-jeu sur le fait qu’il devait, au bout du compte, vous assurer un poste rémunéré à hauteur de 30 millions de dollars par an ? » s’interroge-t-il. Il ajoute : « L’homme capable d’agir ainsi appartient au passé de ce sport et ne doit jouer aucun rôle dans son avenir. »
Un projet de vente de la Coupe du monde vivement critiqué
Le projet d’Infantino, qui vise à créer une société commerciale autour de la Coupe du monde et à la vendre à des investisseurs privés, a été révélé récemment et a immédiatement suscité une levée de boucliers. Selon RMC Sport, l’UEFA, soutenue par ses fédérations membres, s’est fermement opposée à cette initiative. Figo, en sa qualité d’ambassadeur de l’instance européenne, rejoint ce mouvement de contestation en qualifiant les méthodes du président de la FIFA de « bassesse », « duplicité » et « égoïsme lâche sans précédent ».
Dans sa tribune, il s’étonne que le projet n’ait pas été présenté lors de la dernière assemblée générale de la FIFA, réunie avant la finale de la Coupe du monde. « Si l’idée était si bonne, pourquoi ne pas en avoir informé vos membres lorsque vous les aviez tous réunis dans une même salle ? » interroge-t-il. Pour Figo, cette absence de transparence est révélatrice d’une volonté de contourner les instances dirigeantes et de privilégier des intérêts personnels.
« Infantino doit partir. Maintenant »
Face à l’ampleur des critiques, Luis Figo martèle que la seule solution pour « sauver le football » réside dans la démission immédiate d’Infantino. Dans une formule percutante, il déclare : « Infantino doit partir. Il est trop tard pour sauver sa dignité, mais il n’est pas trop tard pour sauver le football. Il doit partir. Maintenant. » Son appel à la démission s’accompagne d’un appel à l’action sur les réseaux sociaux, où il utilise le hashtag #Infantinout pour mobiliser l’opinion publique.
Cette prise de position s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes au sein de la FIFA. Les élections pour la présidence de l’instance sont prévues en mars 2027 à Rabat, au Maroc, pour un mandat de quatre ans. Infantino, en poste depuis 2016, brigue-t-il un troisième mandat ? La question reste en suspens, mais les critiques de Figo pourraient peser dans le débat à venir.
Des réactions qui s’amplifient au sein du football mondial
L’appel de Luis Figo s’ajoute à une série de réactions négatives envers le projet de vente de la Coupe du monde. Selon RMC Sport, plusieurs fédérations nationales et personnalités du football ont déjà exprimé leur opposition, tandis que des voix au sein même de la FIFA, comme celle d’Arsène Wenger, ont défendu le retrait du projet. Le secrétaire général de la FIFA, quant à lui, a tenté de rassurer les employés de l’instance en qualifiant le projet d’« absolument nécessaire et incontestable ».
Pourtant, les accusations de Figo touchent une corde sensible. Le football, souvent perçu comme un sport populaire et universel, voit sa gouvernance de plus en plus contestée. Les soupçons de conflits d’intérêts, d’opacité et de recherche de profits personnels alimentent un sentiment de défiance parmi les acteurs du milieu. Dans ce contexte, les mots de Figo résonnent comme un avertissement : « Rien ne l’empêche de chercher à complaire à ses amis », souligne-t-il.
Dans l’immédiat, le projet de création d’une société commerciale autour de la Coupe du monde semble au point mort, du moins publiquement. Infantino a-t-il abandonné cette idée ou compte-t-il la relancer sous une autre forme ? Une chose est sûre : le débat sur la gouvernance du football et la transparence des instances dirigeantes ne fait que commencer.
Luis Figo reproche à Gianni Infantino d’avoir conçu un projet de vente de la Coupe du monde à des investisseurs privés sans en informer les membres de la FIFA. Selon le Portugais, ce manque de transparence et les méthodes employées par le président suisse relèvent d’un comportement « vil », « fourbe » et « lâchement intéressé », incompatible avec la gouvernance du football.
Les prochaines élections pour la présidence de la FIFA sont prévues en mars 2027 à Rabat, au Maroc. Ces élections porteront sur un mandat de quatre ans.