Selon Le Figaro, Luiz Inacio Lula da Silva, président brésilien de gauche, est en train de se lancer dans la course à la présidence pour un quatrième mandat. Cette décision intervient après son retour au pouvoir en 2023, suite à deux premiers mandats de 2003 à 2010. Lula da Silva sera investi candidat lors d'une convention de son Parti des travailleurs à São Paulo, capitale économique de la première puissance d'Amérique latine.

À 80 ans, Lula da Silva se pose en défenseur de la «souveraineté» de son pays face à Donald Trump, dont l'ombre plane sur la campagne. Le président brésilien est candidat pour la septième fois de sa longue carrière et briguera un quatrième mandat face à Flavio Bolsonaro, sénateur de 45 ans et fils de l'ex-président d'extrême droite Jair Bolsonaro.

Ce qu'il faut retenir

  • Lula da Silva est candidat pour la septième fois de sa carrière.
  • Il briguera un quatrième mandat face à Flavio Bolsonaro.
  • La campagne est placée sous le signe du président américain Donald Trump.
  • Les États-Unis ont infligé des droits de douane sur des produits brésiliens en juillet.
  • Lula da Silva a axé sa stratégie sur la défense de la «souveraineté».

La campagne est d'ores et déjà placée sous le signe du président américain Donald Trump. Allié de la famille Bolsonaro, il a soutenu récemment plusieurs candidats de droite victorieux en Amérique latine. Lula da Silva a averti : «Au Brésil, nous n'acceptons pas que quiconque fourre son nez là où il n'est pas invité».

Les États-Unis ont, en juillet, infligé deux vagues de droits de douane sur des produits brésiliens, invoquant de supposées pratiques commerciales déloyales. L'an dernier, encouragé par un autre fils de Jair Bolsonaro, Eduardo, Washington avait imposé une première surtaxe, en représailles au procès de l'ex-chef de l'État, avant de la lever en bonne partie à la suite d'un bref réchauffement Lula-Trump.

La situation actuelle

Face à cette reprise de la guerre commerciale, le président brésilien a axé sa stratégie sur la défense de la «souveraineté». Pour lui, Flavio Bolsonaro est un «traître à la patrie» qui aurait incité les États-Unis à frapper l'économie brésilienne. L'intéressé dément.

Les prochaines étapes

La semaine dernière, craignant une «instrumentalisation politique» avant le scrutin, le Brésil a refusé des visas à deux représentants américains qui voulaient venir discuter «intégrité électorale».

Et maintenant ?

La campagne pour les élections présidentielles brésiliennes est en cours et devrait se poursuivre dans les prochaines semaines. Les Brésiliens seront appelés à choisir leur prochain président et à déterminer l'avenir de leur pays. Les résultats de ces élections seront cruciaux pour l'avenir du Brésil et de l'Amérique latine.

Le scrutin présidentiel est prévu pour octobre et les enjeux sont importants. Le Brésil est la première puissance économique d'Amérique latine et son président joue un rôle clé dans la région. Les décisions prises par le prochain président auront des conséquences sur l'économie, la politique et la société brésilienne.