En dépit des tensions mondiales et de la guerre tarifaire de 2025 menée par l'administration Trump, les échanges commerciaux entre l'Union européenne et la Chine ont maintenu leur dynamisme l'année dernière, selon les données d'Eurostat. L'UE a exporté pour 199,6 milliards d'euros de biens vers la Chine, tandis que les importations ont atteint 559,4 milliards d'euros, générant un déficit commercial de 359,8 milliards d'euros.
Comparativement à 2024, les exportations de l'UE ont baissé de 6,5 %, tandis que les importations en provenance de la Chine ont augmenté de 6,4 %. Sur le long terme, depuis 2015, les exportations européennes vers la Chine ont progressé de 37,1 %, tandis que les importations ont bondi de 89 %.
Les exportations européennes vers la Chine se concentrent principalement sur les machines et les équipements mécaniques, notamment pour la préparation des fibres textiles et les machines de récolte. Du côté des importations, les machines électriques et les équipements audiovisuels dominent largement le marché.
Ce qu'il faut retenir
- L'UE a enregistré un déficit commercial de 359,8 milliards d'euros avec la Chine en 2025
- Les exportations de l'UE vers la Chine ont augmenté de 37,1 % depuis 2015
- Les machines électriques et les équipements audiovisuels sont parmi les principaux produits échangés
Réorientation des échanges commerciaux
Les tensions commerciales mondiales ont incité les pays à ajuster leurs stratégies, avec la Chine cherchant à compenser les pertes du marché américain en se tournant vers l'Asie du Sud-Est, l'Europe et l'Afrique. Malgré ces ajustements, le déficit commercial croissant entre l'UE et la Chine soulève des préoccupations majeures concernant la concurrence déloyale, le déclin industriel et le chômage en Europe.
Les difficultés de l'Union européenne
Malgré les critiques récurrentes de Bruxelles sur les pratiques économiques chinoises, telle que la surcapacité industrielle, les États membres de l'UE peinent à s'accorder sur une réponse commune. L'élection récente de Péter Magyar en Hongrie a ravivé le débat sur les investissements chinois, notamment dans le secteur des véhicules électriques.
