Selon Journal du Geek, des chercheurs ont récemment proposé un modèle mathématique suggérant que l’Univers tout entier pourrait être en rotation. Cette hypothèse, si elle était confirmée, permettrait d’éclaircir l’un des plus grands paradoxes de l’astrophysique moderne : la tension de Hubble.
Ce qu'il faut retenir
- Un modèle mathématique propose que l’Univers soit en rotation, une hypothèse pouvant expliquer la tension de Hubble.
- La tension de Hubble désigne un désaccord persistant entre deux méthodes de mesure du taux d’expansion de l’Univers.
- Les chercheurs à l’origine de cette étude s’appuient sur des équations décrivant une rotation globale de l’Univers.
- Cette rotation hypothétique pourrait réconcilier les mesures contradictoires de l’expansion cosmique.
- Si validée, cette théorie remettrait en cause certains fondements de la cosmologie actuelle.
La tension de Hubble, du nom de l’astronome Edwin Hubble, désigne un écart significatif entre les valeurs du taux d’expansion de l’Univers mesurées par deux méthodes distinctes. D’un côté, les observations basées sur le fond diffus cosmologique — la « première lumière » de l’Univers — suggèrent une expansion d’environ 67,4 km/s/Mpc. De l’autre, les mesures réalisées à partir des supernovas et des céphéides indiquent un taux plus élevé, autour de 74 km/s/Mpc. Cet écart, de l’ordre de 9 %, persiste depuis des décennies sans explication consensuelle. C’est ce paradoxe que les chercheurs tentent de résoudre, comme le rapporte Journal du Geek.
Pour tenter de résoudre cette énigme, une équipe de scientifiques a élaboré un modèle mathématique reposant sur l’hypothèse d’une rotation globale de l’Univers. Selon cette théorie, l’Univers ne serait pas statique ni en expansion uniforme, mais tournerait sur lui-même à une vitesse constante. Les équations développées par les chercheurs montrent que cette rotation pourrait influencer la manière dont la lumière voyage à travers l’espace, modifiant ainsi les observations des astronomes. « Cette rotation introduirait une asymétrie dans les mesures de distance et de vitesse, ce qui pourrait expliquer l’écart observé dans la tension de Hubble », a déclaré l’un des auteurs de l’étude, dont les propos sont rapportés par Journal du Geek.
L’hypothèse d’une rotation universelle n’est pas totalement inédite. Elle s’inscrit dans le cadre des modèles cosmologiques dits « rotationnels », qui suggèrent que l’Univers pourrait avoir une structure à grande échelle non homogène. Jusqu’à présent, ces théories étaient considérées comme marginales, faute de preuves observationnelles solides. Cependant, le modèle proposé par ces chercheurs se distingue par sa simplicité et sa capacité à intégrer naturellement la tension de Hubble. Les équations utilisées s’appuient sur des travaux antérieurs en relativité générale, mais les auteurs de l’étude affirment avoir affiné les calculs pour les rendre compatibles avec les données actuelles.
Les réactions dans la communauté scientifique restent prudentes, mais certains chercheurs y voient une piste prometteuse. « C’est une idée audacieuse qui mérite d’être explorée, même si elle bouscule nos certitudes », a souligné un astrophysicien non impliqué dans l’étude. Pour l’heure, les travaux des chercheurs doivent encore être soumis à un examen approfondi par leurs pairs. Une publication dans une revue à comité de lecture est attendue dans les prochains mois, ce qui permettra d’évaluer la solidité des arguments avancés.
La tension de Hubble désigne l’écart entre deux mesures du taux d’expansion de l’Univers : environ 67,4 km/s/Mpc d’après le fond diffus cosmologique, et environ 74 km/s/Mpc d’après les observations des supernovas et des céphéides. Cet écart, de l’ordre de 9 %, reste inexpliqué et constitue l’un des principaux paradoxes de la cosmologie moderne.
Selon le modèle proposé, une rotation globale de l’Univers introduirait une asymétrie dans les mesures de distance et de vitesse. Cette asymétrie pourrait expliquer les différences observées entre les deux méthodes de mesure du taux d’expansion, en modifiant la manière dont la lumière voyage à travers l’espace.