Lundi 9 février 2026. Paris se réveille sous un ciel gris, mais les esprits sont en liesse du côté de Paris Expo Porte de Versailles. Emmanuel Macron, verre à la main, vient d'inaugurer Wine Paris. Le salon international du vin, c'est un peu le G7 des œnophiles - mais avec plus de bulles et moins de tensions diplomatiques (enfin, normalement).
Un salon sous haute tension
On pourrait croire que le vin, c'est juste du raisin qui a bien tourné. Détrompez-vous. Le secteur est en pleine tempête. Entre les caprices du climat et les tensions géopolitiques, les vignerons ont de quoi faire grise mine. Résultat des courses : les professionnels sont là, plus déterminés que jamais à montrer que le vin français tient encore la route.
D'après nos confrères de BFM Business, cette édition 2026 de Wine Paris accueille près de 3 000 exposants et plus de 40 000 visiteurs. Autant dire que les allées vont être chargées. Et puis, avec 120 pays représentés, on est loin du petit salon de quartier.
Macron en mode ambassadeur
Le président de la République n'est pas là par hasard. Le vin, c'est un peu notre or vert. 8 milliards d'euros d'exportations en 2025, tout de même. Alors quand le secteur tousse, l'État s'en mêle. Macron, lui, joue les ambassadeurs. « Le vin français, c'est notre patrimoine, notre savoir-faire, notre art de vivre », a-t-il déclaré. (On aurait presque entendu « Vive la France ! » en fond sonore.)
Mais derrière les discours, la réalité est plus nuancée. Les vignerons, eux, ont besoin de concret. Entre les sécheresses à répétition et les droits de douane qui grimpent, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils ne chôment pas. (Et encore, on ne parle pas des attaques de vers de la grappe...)
Le vin français en quête de souffle
Alors, le vin français va-t-il tenir le choc ? Difficile de dire avec certitude. Ce qui est sûr, c'est qu'il va falloir innover. Les jeunes vignerons misent sur la biodynamie, les vieux de la vieille sur leur savoir-faire. Et puis, il y a les nouveaux marchés. La Chine, les États-Unis, l'Asie du Sud-Est... Le monde est vaste, et la soif de vin français aussi.
Côté innovations, Wine Paris ne manque pas d'idées. Ateliers de dégustation, conférences, rencontres avec les professionnels... Bref, tout est fait pour montrer que le vin français a encore de beaux jours devant lui. (Enfin, si la météo coopère.)
Et après ?
Alors, que retenir de cette édition 2026 ? D'abord, que le vin français est bien vivant. Ensuite, qu'il va falloir se battre pour garder cette place de leader. Et enfin, que Wine Paris reste un incontournable pour tous les amateurs de bon cru. (Et pour les politiques en quête de bonnes photos, aussi.)
Reste une question : le vin français saura-t-il s'adapter aux défis du XXIe siècle ? Réponse dans quelques années, peut-être lors de la prochaine édition de Wine Paris.
Wine Paris, c'est un peu le salon des salons. C'est là que se font les rencontres, les affaires, les tendances. Pour les vignerons, c'est l'occasion de montrer leurs produits, de nouer des contacts, de se tenir informés des dernières innovations. Bref, un événement incontournable pour rester dans la course.
Les défis sont nombreux : le changement climatique, bien sûr, qui bouleverse les cycles de production. Les tensions commerciales, aussi, avec des droits de douane qui peuvent mettre à mal les exportations. Et puis, il y a la concurrence des vins du Nouveau Monde, qui monte en puissance. Bref, le secteur n'a pas le temps de s'ennuyer.
Innover, toujours innover. Que ce soit en matière de techniques de production, de marketing, ou de distribution. Les jeunes vignerons misent sur la biodynamie, les vins naturels, les cépages oubliés. Les plus anciens, eux, jouent la carte de l'expérience et du savoir-faire. Et puis, il y a les nouveaux marchés à conquérir. La Chine, les États-Unis, l'Asie du Sud-Est... Le monde est vaste, et la soif de vin français aussi.
