Près d’un an après le renversement du président Andry Rajoelina en octobre 2025, Madagascar s’apprête à lancer un vaste processus de concertation nationale. Sept mois de débats, de septembre 2026 à mars 2027, doivent permettre de recueillir la parole des citoyens à travers tout le pays, d’après nos confrères de RFI. Ce calendrier, longtemps attendu, vise à poser les bases d’un futur cadre constitutionnel dont le référendum est prévu entre mai et juillet 2027.

Ce qu'il faut retenir

  • Un processus de sept mois, de septembre 2026 à mars 2027, pour recueillir l’avis des Malgaches sur l’avenir institutionnel du pays.
  • La concertation doit aboutir à une restitution publique avant le référendum constitutionnel prévu entre mai et juillet 2027.
  • Ce calendrier avait été réclamé dès la chute du président Andry Rajoelina en octobre 2025.

Le gouvernement malgache a enfin officialisé le calendrier de cette concertation nationale, un processus jugé essentiel pour restaurer la confiance dans les institutions après une période de turbulence politique. Selon RFI, les consultations s’étaleront sur 30 semaines, avec des étapes clés dans les six provinces du pays. L’objectif affiché est de permettre à chaque citoyen, quel que soit son lieu de résidence, de s’exprimer sur les réformes institutionnelles à venir.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte où Madagascar tente de stabiliser son paysage politique après des mois de crise. La chute d’Andry Rajoelina en octobre 2025 avait marqué le début d’une transition tumultueuse, marquée par des tensions entre les différentes forces politiques. La concertation nationale doit servir de plateforme pour apaiser les divisions et construire un consensus autour des futures règles du jeu démocratique.

Le processus débutera officiellement le 15 septembre 2026, avec une phase de sensibilisation dans les régions. Les Malgaches seront invités à participer à des réunions publiques, des ateliers thématiques ou des plateformes en ligne dédiées. Les organisateurs prévoient de couvrir l’ensemble du territoire, y compris les zones rurales et les îles éloignées, afin d’assurer une représentativité maximale.

À l’issue des débats, une synthèse des propositions sera restituée aux autorités et au grand public. Ce document servira de base pour l’élaboration d’un nouveau projet de Constitution, qui sera soumis à référendum en 2027. « Cette concertation est une opportunité unique pour les Malgaches de façonner ensemble leur avenir », a déclaré un responsable du ministère de l’Intérieur à RFI. « Nous comptons sur la participation active de tous pour garantir la légitimité du processus ».

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront décisives pour lancer la dynamique de la concertation. Les organisateurs devront veiller à mobiliser les citoyens, notamment dans les zones où l’accès à l’information reste limité. D’ici mars 2027, la restitution des débats devra être suffisamment robuste pour inspirer le projet de Constitution, dont le contenu précis n’a pas encore été dévoilé. Reste à voir si ce calendrier ambitieux permettra de répondre aux attentes d’une population encore marquée par les divisions politiques.

Les observateurs soulignent que l’issue de ce processus dépendra en grande partie de la capacité des autorités à garantir la transparence et l’inclusivité. Certains craignent que les divisions persistantes ne nuisent à la crédibilité des débats, tandis que d’autres y voient une chance de tourner définitivement la page d’une ère d’instabilité. Une chose est sûre : les Malgaches devront se mobiliser massivement pour que cette concertation ne reste pas lettre morte.

Selon RFI, les débats devraient porter principalement sur la réforme des institutions, la décentralisation, les droits civiques et la gestion des ressources naturelles. Le cadre précis des discussions sera détaillé lors du lancement officiel le 15 septembre 2026.