Dans un incident inattendu, l’interview d’un député britannique a été interrompue par des tirs d’un navire militaire français dans la Manche, selon Le Figaro. L’élu conservateur, Chris Philp, était interviewé mardi matin par la BBC à bord d’un bateau de pêche à propos des traversées de la Manche par les petites embarcations transportant des migrants.
Un patrouilleur de la Marine française, le Flamant, a effectué mardi des tirs d’entraînement dans la Manche, selon la préfecture maritime, interrompant ainsi l’interview de Chris Philp. L’élu conservateur a quant à lui dénoncé une « tentative d’intimidation ».
Ce qu'il faut retenir
- L’interview de Chris Philp a été interrompue par des tirs d’un navire militaire français.
- Le patrouilleur Flamant de la Marine française a effectué des tirs d’entraînement dans la Manche.
- Chris Philp a dénoncé une « tentative d’intimidation ».
Contexte et déclarations
Chris Philp était interviewé à propos des traversées de la Manche par les petites embarcations transportant des migrants. Il a déclaré : « Quitter la CEDH signifierait que toute personne qui traverserait la Manche et arriverait à Douvres pourrait être immédiatement expulsée en l’espace d’environ une semaine... », avant d’être coupé par les tirs, selon des images diffusées par la BBC.
La préfecture maritime de la Manche a confirmé qu’un patrouilleur, le Flamant, avait procédé à « un exercice de tir à l’arme de poing au large du cap de Gris-Nez ». La préfecture a assuré que « les signaux réglementaires (...) ont été arborés » et que « les unités de la Marine nationale s’entraînent régulièrement ».
Conséquences et réactions
Chris Philp a affirmé avoir entendu 17 détonations et a dénoncé une « tentative d’intimidation », affirmant qu’« il n’y a eu aucun avertissement concernant des exercices de tir réel. Ils ont tiré à balles réelles au point le plus proche de nous - et, d’après ce que nous avons pu constater, ils n’ont tiré ni avant ni après ».
En conclusion, l’incident met en lumière les tensions et les défis liés à la gestion des frontières maritimes et à la coopération internationale. Les pays concernés devront travailler ensemble pour trouver des solutions efficaces et respectueuses des droits humains.