Selon nos confrères de BFM Business, Charles Marinakis, président du réseau Century 21, a tiré la sonnette d’alarme sur l’état du marché locatif privé en France. Lors d’une édition spéciale diffusée le 28 août 2026, il a qualifié la situation de « perdition », soulignant l’ampleur des difficultés rencontrées par les propriétaires et les locataires. Ce diagnostic intervient alors que plusieurs indicateurs montrent une dégradation marquée du secteur.
Ce qu'il faut retenir
- Charles Marinakis, président de Century 21, qualifie le marché locatif privé de « en perdition » (28 août 2026).
- L’immobilier lyonnais a enregistré une baisse de 11,5 % en cinq ans, le 9e arrondissement devenant le quartier le plus accessible.
- Les contraintes réglementaires et fiscales pèsent sur l’offre locative privée.
Un secteur sous tension, marqué par une offre en déclin
Charles Marinakis a pointé du doigt les multiples obstacles qui asphyxient le marché locatif privé. Selon lui, la combinaison de réglementations toujours plus strictes et de charges fiscales élevées a découragé de nombreux propriétaires, réduisant ainsi l’offre disponible. « Les investisseurs se détournent du marché, faute de rentabilité suffisante », a-t-il expliqué. La situation est d’autant plus critique que la demande locative reste soutenue, notamment dans les grandes villes où les loyers continuent d’augmenter.
Lyon illustre la dégradation du marché
Comme le rapporte BFM Business, l’exemple lyonnais est révélateur des tensions qui traversent le secteur. En effet, la ville a enregistré une chute de 11,5 % des prix de l’immobilier en cinq ans, un recul inédit qui a profondément modifié la dynamique du marché. Le 9e arrondissement de Lyon est désormais considéré comme le quartier le plus accessible, signe d’une polarisation accrue des prix. Cette baisse des valeurs immobilières s’accompagne d’une raréfaction des biens mis en location, aggravant la crise du logement.
Des solutions envisagées, mais des défis persistants
Face à cette crise, des initiatives émergent pour tenter de relancer l’offre locative privée. Certaines municipalités explorent des dispositifs incitatifs pour encourager les propriétaires à louer leurs biens, tandis que des acteurs du secteur proposent des solutions technologiques pour optimiser la gestion locative. « Il faut trouver un équilibre entre protection des locataires et attractivité pour les propriétaires », a rappelé Marinakis. Pourtant, malgré ces efforts, le chemin vers une stabilisation du marché reste semé d’embûches.
Pour les propriétaires et les locataires, la situation reste donc très incertaine. Les premiers cherchent à sécuriser leurs investissements, tandis que les seconds subissent des loyers de plus en plus élevés dans un contexte où les alternatives se raréfient.
D’après Charles Marinakis, la combinaison de réglementations strictes, de charges fiscales élevées et d’un manque d’attractivité économique décourage les propriétaires. Résultat : une offre locative en baisse, alors que la demande reste forte, notamment dans les grandes villes.