Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a vivement pris la défense des facultés cognitives du président Donald Trump lors d’une audition parlementaire mercredi, rejetant catégoriquement les accusations de troubles ou de fatigue présumés chez le locataire de la Maison-Blanche. Selon Le Figaro, cette intervention s’inscrit dans un contexte où les doutes sur l’état de santé du président, qui fêtera ses 80 ans le 14 juin, persistent malgré les rapports médicaux officiels.

Ce qu'il faut retenir

  • Marco Rubio affirme que Donald Trump n’est « pas un président qui dort » ni atteint d’un « trouble cognitif » lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.
  • L’élu démocrate Ted Lieu avait auparavant diffusé des vidéos montrant Donald Trump endormi en réunion, remettant en cause ses capacités.
  • Un sondage Washington Post/ABC News/Ipsos révèle que 59 % des Américains estiment que Trump n’a pas les capacités mentales pour diriger le pays.
  • Le dernier rapport médical officiel, publié vendredi dernier, décrit le président comme « toujours en excellente santé ».
  • Donald Trump, le président américain le plus âgé à avoir prêté serment, réduit ses déplacements aux États-Unis mais maintient une activité diplomatique soutenue à l’étranger.

Une audition tendue et des accusations croisées

L’audition au Congrès a tourné au vif débat politique lorsque Marco Rubio, également conseiller à la sécurité nationale, a balayé les critiques de l’élu démocrate Ted Lieu. Ce dernier avait projeté des séquences vidéo où Donald Trump semblait s’endormir lors de réunions, évoquant une possible « défaillance » de ses capacités. « Au lieu d’organiser des conseils de ministres à la nord-coréenne où tout le monde fait de la lèche à Trump, je vais vous demander de dire les choses telles qu’elles sont : il y a quelque chose qui cloche chez Trump », a lancé Ted Lieu. Face à ces accusations, Marco Rubio a réagi avec véhémence : « Je ne sais même pas comment réagir à cela, si ce n’est pour vous dire que c’est absurde et ridicule, et je n’arrive pas à croire que nous soyons en réunion de la commission des Affaires étrangères devant la Chambre, à un moment crucial de la politique étrangère américaine. »

« Vous n’appréciez peut-être pas ses politiques, vous n’appréciez peut-être pas les décisions qu’il a prises, mais je vous assure que ce n’est pas un président qui dort ou qui souffre d’un quelconque trouble cognitif, sous quelque forme que ce soit. »
— Marco Rubio, secrétaire d’État américain

Des doutes persistants dans l’opinion publique

Bien que l’état de santé de Donald Trump ne suscite pas autant d’inquiétudes que celui de son prédécesseur Joe Biden en fin de mandat — marqué par des chutes et des confusions —, les interrogations persistent. Un récent sondage mené par le Washington Post, ABC News et Ipsos révèle que 59 % des Américains interrogés estiment que le président républicain n’a pas les capacités mentales nécessaires pour diriger le pays. Par ailleurs, 55 % des sondés doutent de sa santé physique. Pourtant, le dernier rapport médical officiel, publié vendredi 30 mai, le décrit comme « toujours en excellente santé ». Donald Trump, qui deviendra le 14 juin le président américain le plus âgé de l’histoire, a vu son rythme de déplacements réduits sur le sol américain. Il multiplie en revanche les voyages à l’étranger et répond plus fréquemment aux journalistes que son prédécesseur démocrate, Joe Biden.

Ces éléments contrastent avec les critiques récurrentes sur sa forme physique et mentale, alimentées par des images ou des commentaires politiques. Pourtant, aucune preuve médicale publique ne vient étayer ces allégations, les rapports officiels se voulant rassurants.

Un contexte politique marqué par les tensions internationales

L’audition de Marco Rubio s’est déroulée dans un contexte géopolitique particulièrement tendu. L’élu républicain a également dû faire face aux critiques de ses collègues démocrates sur la gestion de la crise iranienne. Sara Jacobs, une élue démocrate, a par exemple interpellé Marco Rubio sur une paire de chaussures offerte par Donald Trump, suscitant un échange vif. « C’est quoi ce cirque ? », aurait lancé un autre élu, illustrant la polarisation du débat politique actuel.

Parallèlement, Donald Trump a récemment réaffirmé son intention de rencontrer le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, une initiative qui s’inscrit dans la continuité de sa politique de pression maximale envers Téhéran. Cette posture, combinée à des tensions persistantes au Liban et en Ukraine, place la diplomatie américaine sous haute surveillance. Marco Rubio, en défendant avec fermeté son président, a également rappelé que Donald Trump travaillait « jour et nuit, de longues heures, tous les jours (...) à un rythme inhumain ». Une affirmation qui vise à contrer les accusations de fatigue ou d’incompétence.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines pourraient voir s’intensifier le débat sur l’âge et la santé des dirigeants, alors que les élections législatives américaines de novembre 2026 approchent. Si les doutes sur les facultés de Donald Trump persistent dans une partie de l’opinion, les rapports médicaux officiels, eux, ne relèvent aucune alerte. Pour autant, la question de sa capacité à assurer un second mandat complet — compte tenu de son âge — pourrait revenir sur le devant de la scène, surtout en cas de nouvelle polémique liée à son état de santé. Les prochaines publications médicales, attendues avant la fin de l’année, seront scrutées de près.

En attendant, Marco Rubio a marqué sa position en faveur du président, tout en rejetant les critiques démocrates comme « absurdes et ridicules ». Une stratégie qui vise à rassurer l’électorat républicain, tout en répondant aux interrogations d’une partie de la population américaine. Le débat, lui, n’est pas près de s’éteindre.

Le dernier rapport médical officiel, publié le 30 mai 2026, décrit Donald Trump comme « toujours en excellente santé ». Aucun trouble cognitif ni problème physique majeur n’a été signalé dans ce document, selon Le Figaro.

Malgré les rapports rassurants, des images de Donald Trump endormi en réunion ou des déclarations politiques ont alimenté les spéculations. Un sondage Washington Post/ABC News/Ipsos indique que 59 % des Américains estiment qu’il n’a pas les capacités mentales pour diriger le pays. Ces perceptions restent donc marquées par des éléments visuels ou médiatiques.