La ministre des Sports, Marina Ferrari, a fermement rejeté ce mercredi 29 juillet 2026 le projet porté par la FIFA de céder des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés. D’après Ouest France, l’ancienne députée LREM, désormais à la tête du ministère des Sports depuis février 2026, a vivement critiqué la réforme défendue par le président de la FIFA, Gianni Infantino. Une opposition qui se traduit par l’organisation d’une réunion d’urgence avec les instances européennes du football pour coordonner une réponse commune.
Ce qu'il faut retenir
- La ministre des Sports, Marina Ferrari, s’oppose au projet de la FIFA de vendre des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés.
- Cette réforme, portée par Gianni Infantino, vise à ouvrir le capital de l’événement à des acteurs financiers externes.
- Une réunion d’urgence avec les instances européennes du football est prévue pour contrer cette initiative.
- Marina Ferrari a réaffirmé que « le football n’est pas à vendre » lors de sa prise de position publique.
Une réforme controversée portée par Gianni Infantino
Le projet de la FIFA, présenté sous l’égide de son président Gianni Infantino, vise à diversifier les sources de financement du football mondial en introduisant des investisseurs privés dans la propriété de la Coupe du monde. Selon des informations révélées par Ouest France, cette réforme prévoit la vente de parts minoritaires ou majoritaires à des fonds d’investissement ou à des consortiums internationaux. L’objectif affiché serait de moderniser l’organisation des grands événements sportifs et de générer des revenus supplémentaires pour le développement du football.
Pourtant, cette initiative suscite de vives critiques au sein de la communauté footballistique. Les détracteurs du projet, dont fait partie Marina Ferrari, y voient une dérive marchande qui éloignerait le sport de ses valeurs traditionnelles. « Le football n’est pas à vendre », a-t-elle martelé lors de son intervention, insistant sur la nécessité de préserver l’intégrité et l’accessibilité de l’événement.
Marina Ferrari mobilise les instances européennes
Face à ce qu’elle qualifie de menace pour l’esprit du football, Marina Ferrari a annoncé la tenue d’une réunion d’urgence avec les représentants des fédérations européennes. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de fédérer les oppositions autour d’une position commune, afin de faire entendre la voix des États et des institutions sportives contre la commercialisation du Mondial. Selon les informations de Ouest France, cette réunion pourrait se tenir d’ici la fin du mois d’août 2026, avec la participation des ministres des Sports des principaux pays européens.
Interrogée sur les alternatives envisagées, la ministre n’a pas détaillé de plan précis, mais a souligné l’importance de « trouver des solutions durables qui préservent l’intérêt général ». Elle a également rappelé que la France, en tant que nation hôte du football, avait un rôle à jouer pour défendre l’éthique du sport. « Nous ne pouvons pas laisser le football devenir l’otage des marchés financiers », a-t-elle conclu.
« Le football n’est pas à vendre. » — Marina Ferrari, ministre des Sports
Pour l’heure, la FIFA n’a pas réagi officiellement à ces critiques, mais le débat promet de s’intensifier dans les semaines à venir. La question de la gouvernance du football mondial, entre modernisation et préservation des valeurs historiques, reste plus que jamais au cœur des tensions.
Les opposants au projet craignent une augmentation des tarifs pour les spectateurs, une influence accrue des sponsors sur le déroulement des compétitions, et une perte de contrôle des fédérations nationales sur l’organisation des tournois. Certains y voient aussi un risque de corruption et de conflits d’intérêts liés à la présence d’investisseurs financiers.