« Les Tontons flingueurs de la gauche ne veulent pas qu’on gagne ! » a réagi Marine Tondelier, secrétaire nationale d’Europe Écologie-Les Verts (EELV), face aux oppositions rencontrées au sein de la NUPES concernant l’organisation d’une primaire avant les prochaines élections.
Ce qu'il faut retenir
- Marine Tondelier, secrétaire nationale d’EELV, critique les réticences internes à une primaire de gauche, évoquant une opposition à la victoire électorale.
- Le parti La France Insoumise (LFI) et d’autres formations de la NUPES hésitent à organiser un scrutin interne, privilégiant une union large sans compétition.
- Une primaire était initialement prévue pour novembre 2026, mais son organisation est désormais incertaine en raison de désaccords persistants.
- Tondelier souligne que sans cette étape, le risque est de « laisser le champ libre à l’extrême droite » aux prochaines échéances électorales.
Une primaire envisagée pour éviter les divisions
Selon Franceinfo - Politique, la perspective d’une primaire au sein de la NUPES avait été évoquée dès l’automne 2025 comme un moyen d’éviter les fractures internes. L’objectif affiché était de désigner un candidat unique capable de fédérer au-delà des clivages partisans. Pourtant, plusieurs formations, dont LFI, ont depuis exprimé des réserves sur ce processus, craignant qu’il ne ravive les tensions entre les différents courants de gauche.
Marine Tondelier, dont le parti défend activement cette primaire, a pointé du doigt ce qu’elle qualifie de « blocages systématiques ». « On ne peut pas gagner si on ne se rassemble pas, et on ne se rassemble pas sans choix démocratique », a-t-elle déclaré, soulignant que les divisions actuelles pourraient coûter cher à la gauche aux prochaines élections.
Les craintes d’un scénario à l’image de 2022
Le débat s’inscrit dans un contexte où la gauche peine à retrouver une dynamique unitaire depuis les divisions de la présidentielle de 2022. À l’époque, plusieurs candidatures (Jean-Luc Mélenchon pour LFI, Yannick Jadot pour EELV, Anne Hidalgo pour le PS) avaient affaibli le score final, permettant à Emmanuel Macron de se qualifier pour le second tour face à Marine Le Pen. Depuis, les partis de la NUPES ont multiplié les accords locaux, mais la question d’une désignation nationale reste en suspens.
Certains responsables, notamment au sein du Parti Socialiste (PS), estiment qu’une primaire risquerait d’exacerber les rivalités internes plutôt que de les apaiser. D’autres, comme les Verts, y voient au contraire une nécessité pour clarifier les positions et présenter un projet commun crédible.
Les prochaines étapes en suspens
Initialement prévue pour novembre 2026, la primaire n’est plus évoquée officiellement par la direction de la NUPES. Les discussions se poursuivent, mais aucune date n’a été arrêtée. Marine Tondelier a appelé à une « mobilisation rapide » pour éviter que le processus ne soit enterré, rappelant que « chaque jour de perdue est un jour de plus où l’extrême droite avance ».
De son côté, Jean-Luc Mélenchon, leader de LFI, n’a pas directement commenté les propos de Tondelier, mais son parti a déjà indiqué qu’il préférait privilégier des « accords locaux » plutôt qu’une primaire nationale. Une position qui reflète les tensions persistantes au sein de l’alliance.
Pour Marine Tondelier, le choix est clair : « Soit on assume un processus démocratique, soit on accepte de perdre par défaut. »
Plusieurs partis de la NUPES, notamment La France Insoumise, craignent qu’une primaire ne ravive les tensions internes et ne fragilise l’alliance. Certains estiment aussi que le temps manque pour organiser un scrutin crédible avant les prochaines élections.
Les prochaines élections majeures sont les législatives de 2027. Une gauche divisée pourrait voir son score réduit face à une droite et une extrême droite mieux organisées.