Selon Franceinfo - Politique, Marine Tondelier, candidate des Ecologistes à la présidentielle, a répondu à Elon Musk après que le milliardaire ait publié un message agacé à son égard sur la plateforme X. Cette réponse fait suite à une proposition de Marine Tondelier, qui avait estimé qu'il était nécessaire de menacer des plateformes comme X d'une interdiction pendant les élections en cas d'ingérences constatées en amont.
Ce qu'il faut retenir
- Marine Tondelier propose de menacer d'interdire la plateforme X pendant les élections en cas d'ingérences constatées en amont.
- Elon Musk a répondu à cette proposition en publiant un message sur X, dans lequel il demande qu'on fasse taire Marine Tondelier pour trahison envers la France.
- Marine Tondelier a répondu directement à Elon Musk, ironisant sur le fait que cette proposition n'avait "même pas de sens" et soulignant que la France n'a pas à recevoir de leçons de patriotisme d'un milliardaire étranger.
Le contexte
La passe d'armes entre Marine Tondelier et Elon Musk intervient dans un contexte marqué par plusieurs affaires récentes d'ingérences russes dans la présidentielle. Marine Tondelier avait dénoncé un outil aux mains "d'une personne, basée aux Etats-Unis, avec une idéologie suprémaciste et qui, clairement, veut faire basculer l'Europe dans une soumission totale aux Etats-Unis".
Elon Musk avait publiquement apporté son soutien à la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen, écrivant sur X : "Elle est le dernier espoir de la France". Le vice-président du RN Sébastien Chenu avait ensuite balayé les critiques, en estimant que le milliardaire américain ne faisait "pas d'ingérence" dans l'élection en donnant "son avis".
La réponse de Marine Tondelier
Marine Tondelier a adressé directement un message à Elon Musk, publié en anglais et en français. "Cher Elon Musk, Je suis la candidate française à l'élection présidentielle que vous souhaitez 'faire taire pour trahison envers la France'", a-t-elle commencé sur X, ironisant sur le fait que cette proposition n'avait "même pas de sens". La France, a poursuivi la candidate, "n'a pas à recevoir de leçons de patriotisme d'un milliardaire étranger qui estime pouvoir décider quels responsables politiques européens doivent être réduits au silence".
"La démocratie n'est pas à vendre. Pas même à l'homme le plus riche du monde. Je préfère être accusée de défendre la démocratie que d'essayer de l'acheter", a-t-elle conclu.