Les conséquences des violences en marge des manifestations du 17 octobre sont toujours palpables, et selon BFM Business, la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, estime que l'exécutif « paie cash dix ans de verticalité » du pouvoir. Elle appelle à des « vraies réponses sociales » sur les revendications exprimées, notamment en matière de salaires et de services publics.
Dans ce contexte, les syndicats, dont la CFDT, appellent à faire grève et manifester le 5 novembre pour les salaires et les services publics. Les représentants syndicaux doivent être reçus à Matignon par le Premier ministre Sébastien Lecornu mercredi matin, et Marylise Léon souhaite que cette réunion ne soit pas seulement l'occasion de parler de l'organisation de la journée du 5 novembre mais aussi « du fond ».
Ce qu'il faut retenir
- La CFDT demande une augmentation de 100 euros par mois pour tous les salariés et les agents.
- Les branches professionnelles qui ont encore des minima sous le Smic doivent être régularisées.
- Les entreprises qui ne jouent pas le jeu de la négociation collective ne doivent plus toucher les exonérations de cotisations dont elles bénéficient.
Les revendications de la CFDT
Marylise Léon a expliqué que la CFDT demande « une augmentation du Smic et cette négociation collective » pour que les salariés puissent faire face aux difficultés du pouvoir d'achat. Elle a également souligné que les branches professionnelles qui ont encore des minima sous le Smic doivent être régularisées.
La CFDT demande également « une augmentation de 100 euros par mois pour tous les salariés, tous les agents, pour pouvoir faire face à ces difficultés du pouvoir d'achat et dans les branches professionnelles qu'on puisse atteindre, par la négociation, au moins cette enveloppe », a-t-elle précisé.
Les enjeux de la négociation
Les enjeux de la négociation sont importants, car les syndicats veulent obtenir des réponses concrètes aux revendications des salariés. Marylise Léon a insisté sur le fait que les entreprises qui ne jouent pas le jeu de la négociation collective ne doivent plus toucher les exonérations de cotisations dont elles bénéficient.
Elle a également appelé à « un budget de justice sociale et fiscale », qui traite la question de « la contribution des plus hauts patrimoines ». Cette question est au cœur des débats actuels sur la réduction des inégalités et la justice fiscale.
En conclusion, les revendications de la CFDT et des autres syndicats sont claires : il faut une augmentation des salaires, une régularisation des branches professionnelles sous le Smic et une négociation collective pour améliorer les conditions de travail des salariés. Les prochaines semaines seront décisives pour savoir si ces revendications seront prises en compte.