Kylian Mbappé s’apprête à franchir un nouveau cap dans sa carrière internationale ce lundi 23 juin 2026 à Philadelphie, où l’équipe de France affronte l’Irak dans un match comptant pour la première journée de la phase de groupes de la Coupe du monde. Selon Le Figaro, le capitaine des Bleus portera pour la centième fois le maillot tricolore, devenant ainsi le dixième joueur français à atteindre cette marque symbolique.
Ce qu'il faut retenir
- Mbappé sera le dixième Français à atteindre les 100 sélections, après avoir dépassé le record de buts en équipe nationale (58 buts) lors du match contre le Sénégal le 17 juin.
- Le match contre l’Irak, diffusé à 23 heures sur M6 et beIN SPORTS, sera « spécial » pour le joueur, qui place l’enjeu collectif avant toute considération individuelle.
- Le capitaine a multiplié les déclarations lors d’une conférence de presse tenue ce dimanche, évoquant l’ambition de son équipe, son rôle au sein du collectif et sa vision du football moderne.
- Mbappé a également abordé sa polyvalence, son rapport à la pression et ses projets d’avenir, entre continuation avec l’équipe de France et éventuelle aventure aux États-Unis.
Arrivé en Pennsylvanie après le succès initial contre le Sénégal (3-1), où il avait ouvert le score avant de mimer une flûte pour célébrer son but, Mbappé s’exprime pour la première fois devant les médias depuis ce match historique. Contrairement à J-1 face au Sénégal, où c’est N’Golo Kanté qui avait répondu aux questions, le numéro 10 a pris la parole ce dimanche, détaillant sa vision du football et ses motivations pour cette Coupe du monde 2026.
Un capitaine focalisé sur l’essentiel : la victoire collective
Face à l’Irak, Mbappé ne cache pas son ambition : « Mon but est d’amener mon équipe le plus loin possible et de gagner la Coupe du monde », a-t-il déclaré. Pour le joueur, la centième sélection n’est qu’un chiffre parmi d’autres, derrière l’enjeu sportif et l’objectif commun. « Ce sera spécial pour moi, mais l’importance et l’enjeu du match l’emporteront sur tout. On doit gagner pour se qualifier. C’est clair dans mon esprit », a-t-il précisé.
Mbappé a rappelé que son rôle n’est pas de se concentrer sur les records personnels, même si celui de meilleur buteur de l’histoire des Bleus est désormais derrière lui. « Pour le record (de buts en sélection), je savais déjà que Leo (Messi) marquerait des buts, c’est Leo, il en marque toujours, a-t-il souri. C’est plus une question pour Leo, c’est lui qui a ce record. Je suis derrière. Je vais évidemment essayer de marquer des buts pour aider mon équipe à aller le plus loin possible. »
Une vision du football ancrée dans l’instant présent
Interrogé sur la comparaison entre cette édition 2026 et les précédentes (2018 et 2022), Mbappé a souligné la continuité du projet porté par Didier Deschamps depuis 2012. « On est dans la continuité. Si on parle de terrain, on est plus offensifs, plus portés vers l’avant qu’en 2018 et 2022. Dans le groupe, c’est dans la continuité de ce qui a été construit au long du mandat de Didier Deschamps, depuis 14 ans », a-t-il expliqué. « Le chemin sera encore long. On n’a gagné qu’un match. On a un match compliqué à venir. On est en chemin pour ce qu’on veut faire. »
Le Madrilène, qui parle couramment français, anglais et espagnol, a également abordé la question de sa polyvalence sur le terrain. « Je ne sais pas (si je préfère jouer attaquant de pointe). Je me sens bien en ce moment mais je ne pense pas que ce soit dû à la position. J’ai fait trois Coupes du monde, une à droite, une à gauche, j’ai commencé celle-ci devant… Ça montre que la position, ce n’est pas important. C’est une question d’animation, de l’association des profils ou encore de l’adversaire. Je me sens bien sur les trois postes de l’attaque. »
Mbappé et les autres stars : Dembélé, Olise et la quête d’efficacité
L’attaquant a longuement évoqué la complémentarité au sein de l’attaque française, notamment avec Ousmane Dembélé et Michael Olise. « Ousmane Dembélé : je ne sais pas s’il a été moins en vue (contre le Sénégal)… J’ai revu le match à deux reprises. Sur la première période, c’est le meilleur offensif des quatre. Celui qui arrive à fluidifier le plus le jeu. Après, Michael et moi avons été décisifs, mais il a contribué aussi », a-t-il analysé. « La passe de Michael est possible parce qu’Ousmane attire le défenseur et libère l’espace dans lequel je m’engouffre. Ce sont des choses qui ne se voient pas dans les statistiques mais qui sont aussi importantes. »
Mbappé a tenu à rassurer sur l’état de forme de Dembélé, parfois critiqué pour son manque de régularité : « Il est très tranquille. C’est le Ballon d’or. Il sait qu’il a la confiance de tout le groupe et du staff. Ça fait des années qu’il est là, il connaît parfaitement le fonctionnement de l’équipe de France. Il a été blessé en fin de saison, n’a joué que deux matchs avec nous (dont un amical), donc il va monter en puissance. Ce sera un joueur primordial pour nous. »
Concernant Michael Olise, Mbappé a salué son profil « exceptionnel » et sa capacité à créer du danger à chaque match : « Michael, c’est un joueur super. Il a la possibilité et la qualité de créer quelque chose à chaque match, faire quelque chose de différent. On est très contents de l’avoir avec nous. Dans cette animation avec beaucoup de rotations, demain, on verra peut-être deux autres joueurs qui brilleront plus. C’est l’avantage de cette équipe : avoir autant de talent. »
Mbappé et l’héritage : entre présent et futur
Lors de cette conférence de presse, le capitaine des Bleus a également évoqué son rapport à la pression et à la Coupe du monde, compétition qu’il décrit comme « très imprévisible ». « Je n’ai aucune projection avec l’équipe de France. Je ne pense qu’à l’instant présent, profiter de la Coupe du monde et bien jouer », a-t-il confié. Mbappé a écarté toute idée de longévité record sur les terrains, répondant avec humour aux questions sur une éventuelle carrière à 40 ans : « Je ne serai pas là à 40 ans, vous (les journalistes) m’aurez chassé avant (sourire). »
Interrogé sur l’hypothèse d’un départ aux États-Unis à la fin de sa carrière, Mbappé a laissé planer le doute. « J’ai toujours aimé cette culture américaine, où l’ambition est sans limite. David (Beckham) me demande souvent si je veux venir un jour aux États-Unis. Je ne sais pas… Peut-être un jour, qui sait ? » a-t-il déclaré. « En tout cas, c’est un pays qui me plaît et je suis content d’être ici. »
À l’issue de ce match, les Bleus devraient poursuivre leur route face à leur prochain adversaire du groupe, dans une compétition où la régularité sera la clé. Leur style offensif, porté par une génération talentueuse, pourrait faire d’eux l’un des outsiders du tournoi. Reste à savoir si Mbappé et ses coéquipiers parviendront à transformer cette ambition en résultats concrets.
Ce match revêt une importance particulière pour Kylian Mbappé car il s’agira de sa 100e sélection en équipe de France, un cap symbolique atteint par seulement neuf autres joueurs dans l’histoire des Bleus. Selon Le Figaro, il deviendra ainsi le dixième Français à franchir cette barre, un exploit qui s’ajoute à son record de buteur en sélection (58 buts). Pour lui, l’enjeu collectif prime sur toute considération individuelle : « Ce sera spécial pour moi, mais l’importance et l’enjeu du match l’emporteront sur tout. On doit gagner pour se qualifier. »