Avec l’été et ses températures élevées, les fruits rafraîchissants s’imposent comme une solution naturelle pour se désaltérer. Parmi eux, le melon et la pastèque occupent une place de choix sur les tables françaises. Pourtant, une erreur courante dans leur consommation pourrait, selon une nutritionniste, perturber la digestion et favoriser des désagréments tels que les ballonnements ou les remontées acides. Top Santé revient sur cette alerte et ses recommandations pour profiter pleinement de ces fruits sans en subir les effets indésirables.
Ce qu'il faut retenir
- Le melon et la pastèque, souvent consommés en fin de repas, peuvent peser sur la digestion si certains principes ne sont pas respectés
- Une nutritionniste met en garde contre une erreur fréquente qui favorise les ballonnements et l’acidité gastrique
- L’association de ces fruits avec d’autres aliments ou à un moment inapproprié du repas est pointée du doigt
L’été rime souvent avec repas légers et fruits gorgés d’eau, et le melon comme la pastèque en sont les ambassadeurs. Pourtant, leur consommation en fin de repas, alors que la digestion est déjà en cours, peut s’avérer contre-productive. Céline Lefrancq, nutritionniste citée par Top Santé, explique que « ces fruits, bien que riches en eau et en nutriments, contiennent des sucres et des fibres qui, lorsqu’ils sont associés à d’autres aliments en cours de digestion, peuvent fermenter et provoquer des ballonnements ».
Pour éviter ces désagréments, la spécialiste recommande de les consommer de préférence en début de repas ou à distance des autres plats. « Un grand bol de melon ou de pastèque en dessert peut sembler léger, mais il peut peser lourd sur la digestion », précise-t-elle. Cette habitude, bien que répandue, n’est donc pas sans conséquence pour le confort digestif, surtout chez les personnes sensibles aux troubles gastriques.
Les causes de ces perturbations sont multiples. D’abord, les sucres contenus dans ces fruits, notamment le fructose, sont rapidement absorbés. Lorsqu’ils arrivent dans l’intestin grêle en même temps que d’autres aliments en cours de digestion, leur métabolisme peut être ralenti, favorisant ainsi la fermentation. Ensuite, les fibres, bien qu’essentielles pour la santé, peuvent également jouer un rôle dans ce processus si elles ne sont pas correctement assimilées. Top Santé souligne que « cette fermentation produit des gaz, responsables des ballonnements, et peut aussi augmenter l’acidité gastrique, entraînant des remontées acides ».
Pour limiter ces risques, la nutritionniste propose plusieurs pistes. Elle conseille de consommer ces fruits en collation en milieu de matinée ou d’après-midi, plutôt qu’en fin de repas. Une autre solution consiste à les associer à des aliments facilitant la digestion, comme les protéines maigres ou les graisses saines. « Un morceau de pastèque accompagné d’une poignée d’amandes ou de noix peut équilibrer l’apport en sucres et en fibres », explique-t-elle. Enfin, elle rappelle l’importance de bien mastiquer ces fruits pour faciliter leur digestion et réduire la formation de gaz.
Cette alerte intervient alors que la consommation de melon et de pastèque atteint son pic saisonnier. Selon les données de FranceAgriMer, la production française de melons a atteint près de 300 000 tonnes en 2025, tandis que celle de pastèques dépasse les 200 000 tonnes. Ces chiffres illustrent l’importance de ces fruits dans l’alimentation estivale, mais aussi la nécessité de mieux les intégrer dans les repas pour préserver le confort digestif. Top Santé rappelle que « les troubles digestifs liés à une mauvaise consommation de ces fruits sont fréquents en cette saison, mais peuvent être évités avec des gestes simples ».
En attendant, les nutritionnistes invitent à adopter une approche mesurée. « L’idée n’est pas de se priver de ces fruits, mais de les consommer de manière stratégique », résume Céline Lefrancq. Une recommandation qui pourrait bien s’imposer comme la règle d’or de l’été.
Une bonne digestion repose sur le moment de consommation et l’association avec d’autres aliments. Consommer ces fruits en début de repas ou à distance des autres plats permet d’éviter la fermentation des sucres et des fibres, limitant ainsi les ballonnements et les remontées acides. À l’inverse, les consommer en fin de repas, alors que la digestion est déjà en cours, peut perturber le processus digestif.