La récente arrestation du président vénézuélien Nicolas Maduro a provoqué une onde de choc au Nicaragua, mettant en péril le régime en place. Ancienne commandante de la révolution sandiniste, Dora Maria Tellez qualifie cet événement d'« une déflagration », soulignant les conséquences sur le régime de Daniel Ortega et Rosario Murillo. Depuis 2007, ce couple dirige le pays d'une main de fer et a toujours cru que les pressions internationales se limiteraient à des sanctions. Cependant, l'enlèvement de Maduro, avec 83 victimes, a changé la donne, menaçant la stabilité du régime.
Face à cette situation, le gouvernement nicaraguayen a réagi avec prudence, condamnant l'enlèvement sans désigner les responsables. Dora Maria Tellez, également militante du parti Union démocratique rénovatrice (Unamos), souligne l'inquiétude des dirigeants nicaraguayens, craignant une possible négociation avec les États-Unis. En effet, le chavisme, dont Maduro était un allié, a su dialoguer avec Washington, contrastant avec la posture autoritaire d'Ortega et Murillo.
Les autorités nicaraguayennes ont bâti leur pouvoir en assurant qu'ils ne chuteraient pas seuls, mais avec le soutien de l'État et de l'armée. Cependant, l'arrestation de Maduro remet en question cette assurance et ouvre la voie à des négociations internationales. L'ombre de l'intervention américaine plane désormais sur le régime en place, créant une atmosphère d'incertitude et de fragilité pour Daniel Ortega et Rosario Murillo.
En conclusion, l'enlèvement de Nicolas Maduro soulève des interrogations sur l'avenir du régime nicaraguayen, avec des implications potentielles sur les relations internationales et la stabilité politique de la région. La prudence et la vigilance restent de mise dans ce contexte tendu, où chaque décision pourrait être lourde de conséquences pour l'avenir du Nicaragua.
