Les services secrets américains ont confirmé, ce mercredi 26 août 2026, avoir ouvert une enquête après la diffusion par les médias d’État iraniens d’une vidéo menaçant directement Barron Trump, le plus jeune fils du président Donald Trump. Selon nos confrères de Euronews FR, cette séquence, intitulée « Où et comment devons-nous tuer Barron Trump ? », affirmait qu’une prime de 10 millions de dollars (soit 8,5 millions d’euros) avait été placée sur sa tête. Les images, diffusées par la chaîne 3 de la télévision d’État iranienne et relayées par des médias affiliés au Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC), prétendaient également détailler ses déplacements, son université et les failles de son dispositif de sécurité.
Ce qu'il faut retenir
- Une vidéo iranienne, diffusée le 26 août 2026, menace Barron Trump et propose une prime de 10 millions de dollars pour son assassinat.
- La séquence, intitulée « Où et comment devons-nous tuer Barron Trump ? », est relayée par les médias d’État iraniens et des canaux affiliés aux Gardiens de la révolution.
- Les services secrets américains ont confirmé l’ouverture d’une enquête sur cette menace, selon les déclarations de leur porte-parole Nate Herring.
- Cette vidéo s’inscrit dans une série de publications iraniennes ciblant Donald Trump et sa famille depuis le début de la guerre en Iran, déclenchée fin février 2026.
- Plusieurs agents des services secrets font l’objet d’enquêtes internes pour fuites d’informations ou manquements présumés.
Une vidéo iranienne et une menace explicite
Selon Euronews FR, la vidéo diffusée mardi 25 août par la télévision d’État iranienne et des médias proches des Gardiens de la révolution présente des images des déplacements de Barron Trump, alors qu’il est étudiant à l’université de Georgetown, à Washington. Le commentaire accompagnant les images suggère que ses mouvements sont « entièrement surveillés » et pose la question : « Comment devons-nous tuer Barron Trump ? ». Les auteurs de la vidéo affirment avoir identifié des failles dans son dispositif de sécurité, notamment lors de ses trajets en véhicule officiel.
Cette publication intervient quelques jours après une autre vidéo similaire, diffusée en juillet 2026 par l’agence de presse Tasnim, affiliée aux Gardiens de la révolution. Intitulée « Où et comment Melania Trump est-elle accessible ? », elle pointait des failles dans la protection de l’épouse du président américain à New York. En mai 2026, le New York Post avait déjà révélé l’existence d’un complot présumé visant Ivanka Trump, la fille aînée de Donald Trump. Autant dire que ces publications s’inscrivent dans une stratégie de communication hostile de l’Iran envers l’administration Trump.
Réaction des autorités américaines et contexte géopolitique
Nate Herring, porte-parole des services secrets américains, a indiqué dans un communiqué que l’agence « avait pris connaissance de cette vidéo et enquêtait sur tout ce qui peut être perçu comme une menace envers les personnes dont nous assurons la protection ». Ces déclarations confirment l’inquiétude des autorités face à cette escalade verbale, alors que les relations entre les États-Unis et l’Iran restent extrêmement tendues depuis la guerre ouverte en février 2026.
Cette guerre a été déclenchée après la mort de l’ayatollah Ali Khamenei lors de frappes conjointes américano-israéliennes sur le territoire iranien. Depuis, les médias d’État iraniens multiplient les menaces contre Donald Trump et sa famille, dans un contexte où les tensions entre Washington et Téhéran n’ont cessé de s’aggraver. Le 2 septembre 2026, une ONG internationale a révélé que l’Iran avait exécuté au moins 900 personnes depuis janvier 2026, un bilan qui illustre l’intensité de la répression interne dans le pays. Par ailleurs, Donald Trump a accusé Téhéran d’exécuter des manifestants à une échelle inédite, une affirmation qui renforce l’image d’un régime iranien déterminé à exporter son conflit par des moyens indirects.
Le Secret Service sous le feu des critiques
Cette nouvelle menace survient alors que le Secret Service, l’agence chargée de la protection du président et de sa famille, fait l’objet de plusieurs enquêtes internes. Selon des informations relayées par les médias américains, trois responsables non issus des forces de l’ordre ont été placés en congé administratif mardi 25 août. L’un d’eux serait Anthony Guglielmi, directeur de la communication des services secrets, aux côtés de deux autres responsables chargés des relations avec les médias.
Ces suspensions font suite à une enquête administrative et pénale ouverte pour la fuite présumée d’informations classifiées vers la presse. Une troisième suspension, concernant un agent affecté à la protection du vice-président J.D. Vance, avait déjà été annoncée le mois dernier. Cette affaire fait écho à un reportage de NBC News Now, qui révélait en juillet 2026 le mécontentement de certains agents face aux demandes de déplacement de dernière minute imposées par J.D. Vance et sa famille. L’agence a qualifié cette procédure à la fois d’enquête administrative et d’éventuelle enquête pénale.
Le Secret Service est sous une pression constante depuis l’arrivée de Donald Trump à la présidence, l’homme ayant été la cible d’au moins trois tentatives d’assassinat depuis 2025. L’incident le plus médiatisé remonte à avril 2026, lorsqu’un individu armé avait réussi à franchir les dispositifs de sécurité lors d’un dîner de l’Association des correspondants de la Maison-Blanche, auquel assistait le président. Plus récemment, l’agence a été critiquée pour la manière dont Donald Trump a quitté le sommet de l’Otan en Turquie, après des révélations selon lesquelles il aurait été transféré discrètement d’Air Force One vers un autre avion pour des raisons de sécurité présumées.
Une stratégie iranienne de déstabilisation ?
Les experts s’interrogent sur les motivations derrière ces publications iraniennes. Pour Téhéran, il s’agit peut-être de tester la réaction américaine et d’intimider une administration déjà sous haute tension. Depuis le début de la guerre en février 2026, l’Iran utilise tous les leviers disponibles pour affaiblir la position de Donald Trump, y compris des campagnes de désinformation et des menaces directes contre sa famille. Ces actions s’ajoutent aux cyberattaques, aux sabotages et aux actions de déstabilisation économique déjà documentés par les services de renseignement occidentaux.
Dans ce contexte, la vidéo sur Barron Trump pourrait viser à semer la discorde au sein de la famille présidentielle ou à inciter les États-Unis à durcir leur position envers l’Iran. Cependant, les autorités américaines ont réagi avec prudence, se contentant de confirmer l’ouverture d’une enquête sans préciser les mesures de protection supplémentaires qui pourraient être mises en place pour le fils du président. La Maison-Blanche n’a pas encore réagi officiellement à cette nouvelle menace.
En attendant, la famille Trump et les services secrets américains devront naviguer entre prudence et fermeté, dans un jeu d’influence où chaque déclaration publique peut avoir des répercussions imprévisibles.
Depuis l’arrivée de Donald Trump à la présidence, l’Iran considère son administration comme une menace majeure, notamment en raison de sa politique de fermeté envers Téhéran. Les menaces contre la famille Trump s’inscrivent dans une stratégie plus large de déstabilisation, visant à semer l’inquiétude aux États-Unis et à affaiblir la crédibilité du président américain. Les Gardiens de la révolution, qui contrôlent une partie des médias iraniens, utilisent ces campagnes pour montrer leur capacité à frapper symboliquement les symboles du pouvoir américain, malgré les frappes israéliennes et américaines qui ont tué l’ayatollah Khamenei en février 2026.