La directrice générale de la Sécurité intérieure (DGSI), Claire Landais, a alerté ce mercredi 2 septembre 2026 sur une « augmentation fulgurante et majeure » des tentatives d’ingérences étrangères en France. Selon BFM - Faits Divers, cette escalade concerne principalement des opérations de désinformation, de cyberattaques et d’influence menées depuis l’étranger, visant à perturber le fonctionnement des institutions ou à semer des divisions au sein de la société française.
Interrogée lors d’un point presse, Claire Landais a précisé que ces manœuvres avaient pris une « ampleur sans précédent » ces derniers mois, sans pour autant détailler de chiffres exacts. Elle a cependant souligné que les services de renseignement français avaient déjoué « plusieurs dizaines de tentatives » depuis le début de l’année, impliquant des acteurs étatiques et non étatiques. « Ces actions s’inscrivent dans une stratégie délibérée pour affaiblir notre démocratie », a-t-elle déclaré, ajoutant que la DGSI renforçait ses dispositifs pour y faire face.
Ce qu'il faut retenir
- La DGSI signale une hausse « fulgurante et majeure » des ingérences étrangères en France, selon BFM - Faits Divers.
- Ces tentatives visent notamment la désinformation, les cyberattaques et les opérations d’influence.
- Plusieurs dizaines de cas ont été déjoués depuis le début de l’année, selon Claire Landais.
- La directrice de la DGSI évoque une stratégie délibérée pour « affaiblir la démocratie française ».
- Les services de renseignement renforcent leurs moyens pour contrer ces menaces.
Des méthodes diversifiées et sophistiquées
D’après les informations transmises par la DGSI, les ingérences observées ces derniers mois se distinguent par leur diversité et leur sophistication. Les méthodes incluent des campagnes de désinformation via les réseaux sociaux, des cyberattaques ciblant des infrastructures critiques, ou encore des tentatives d’influence sur des personnalités politiques et médiatiques. BFM - Faits Divers indique que ces opérations sont souvent menées depuis des pays tiers, mais aussi par des groupes ou des individus opérant depuis le territoire national.
Claire Landais a également mis en garde contre l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle pour générer de faux contenus ou manipuler l’opinion publique. « Les technologies modernes offrent de nouveaux leviers aux acteurs malveillants, ce qui complexifie considérablement la tâche de nos services », a-t-elle expliqué. La DGSI travaille en étroite collaboration avec l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) pour anticiper ces risques et adapter ses contre-mesures.
Un contexte géopolitique tendu
Cette alerte survient dans un contexte international marqué par une multiplication des tensions entre grandes puissances. Plusieurs pays occidentaux, dont la France, ont déjà accusé des États comme la Russie, la Chine ou l’Iran d’être à l’origine de campagnes d’ingérence à grande échelle. BFM - Faits Divers rappelle que la France a été spécifiquement visée en 2024 par une vaste opération de désinformation liée à l’élection présidentielle, attribuée à des acteurs russes. Depuis, les services de renseignement français ont renforcé leur vigilance, notamment sur les fronts numérique et médiatique.
Les autorités françaises ont d’ailleurs annoncé en juin 2026 le lancement d’un plan national de résilience contre les ingérences étrangères, doté d’un budget de 150 millions d’euros sur trois ans. Ce dispositif prévoit notamment la création d’une cellule dédiée au sein de la DGSI, chargée de coordonner les actions entre les différents services de l’État. « L’objectif est de protéger nos institutions, mais aussi de sensibiliser le public aux risques liés à la manipulation de l’information », a indiqué un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur.
Face à cette menace persistante, Claire Landais a appelé à une prise de conscience collective. « Chaque citoyen, chaque entreprise, chaque institution a un rôle à jouer pour limiter l’impact de ces ingérences. La vigilance est notre meilleure arme », a-t-elle conclu. La DGSI invite d’ailleurs le public à signaler tout comportement suspect via sa plateforme dédiée, accessible en ligne.
Reste à voir si ces mesures suffiront à endiguer une tendance qui, selon les experts, pourrait encore s’aggraver dans les mois à venir, notamment à l’approche des élections européennes de 2029.