Le dossier Julián Álvarez s’est encore tendu ces dernières 48 heures entre le FC Barcelone et l’Atlético de Madrid. Selon RMC Sport, les relations entre les deux clubs se sont fortement dégradées après les déclarations récentes de Joan Laporta, président du Barça, qui a réaffirmé son intérêt sans faille pour l’attaquant argentin. L’Atlético, de son côté, a réagi avec véhémence en affirmant qu’il n’y avait « 0 % de chances » de céder son joueur, invoquant des raisons de dignité et de respect envers le club et son public.
Ce qu'il faut retenir
- Le FC Barcelone maintient une offre ferme et unique pour Julián Álvarez, excluant tout plan B selon RMC Sport.
- L’Atlético de Madrid a publié un communiqué excluant catégoriquement toute vente au Barça, évoquant une « victimisation » du joueur.
- Joan Laporta a confirmé une offre « très significative » et discuté avec Miguel Ángel Gil Marín, directeur général de l’Atlético, par téléphone.
- L’Atlético a porté plainte fin juillet contre le Barça pour approche irrégulière du joueur auprès des supporters.
- Le mercato espagnol se clôture ce mardi 1er septembre à 19h59, une échéance qui pèse sur les négociations.
Un Barça déterminé à recruter Álvarez « à tout prix »
Le FC Barcelone a clairement fait de Julián Álvarez sa priorité absolue pour ce mercato estival. Selon RMC Sport, le club catalan a désactivé tout plan B et misé exclusivement sur l’Argentin, malgré les obstacles posés par l’Atlético. Joan Laporta, interrogé ce mercredi, n’a pas varié d’un iota : « Nous sommes toujours très intéressés par Julián Álvarez. Nous souhaitons que notre offre soit acceptée et nous la maintenons », a-t-il déclaré à l’équipe de communication du club. Une position réitérée après une conversation téléphonique avec Miguel Ángel Gil Marín, directeur général de l’Atlético, au cours de laquelle Laporta a confirmé la teneur de l’offre, qualifiée de « très significative » par le président barcelonais.
Cette stratégie s’inscrit dans la droite ligne des ambitions sportives du Barça, qui mise sur un duo offensif composé d’Álvarez et de Robert Lewandowski pour la saison à venir. Le club catalan semble prêt à assumer le coût financier et les tensions avec l’Atlético pour parvenir à ses fins. Autant dire que, côté barcelonais, la détermination est totale.
L’Atlético contre-attaque avec fermeté : « 0 % de chances de le vendre »
Face à cette pression, l’Atlético de Madrid a choisi la fermeté. Dans un communiqué transmis à Marca et cité par RMC Sport, le club madrilène rejette catégoriquement l’idée d’une cession d’Álvarez au Barça. « Le joueur subit une victimisation, mais la seule victime dans l’affaire Julián (Álvarez), c’est nous », peut-on lire dans le texte. Le club colchonero dénonce une « campagne de mensonges et de demi-vérités orchestrée » et affirme avoir subi un « préjudice économique et social » de la part des Barcelonais.
La réponse est sans appel : « Il y a 0 % de chances de le vendre au Barça. Cette situation n’a rien à voir avec l’argent, elle concerne la dignité », martèle l’Atlético. Pour les dirigeants madrilènes, la question n’est pas financière, mais morale : vendre Álvarez au Barça reviendrait à trahir les valeurs du club et à ignorer la fidélité de son public, qui a massivement hué le joueur lors de ses dernières apparitions. Autant dire que, côté madrilène, la ligne rouge a été franchie.
Un conflit aux racines juridiques et médiatiques
Le ton est monté d’un cran depuis fin juillet, lorsque l’Atlético a porté plainte contre le Barça auprès de la Fédération espagnole de football (RFEF). Le grief ? Une approche jugée irrégulière de Julián Álvarez auprès des supporters de l’Atlético. Selon RMC Sport, le club madrilène accuse les dirigeants barcelonais d’avoir tenté de contacter le joueur ou son entourage dans des circonstances contraires aux règles déontologiques du football espagnol. Une plainte qui ajoute une dimension juridique à un conflit déjà tendu.
Les déclarations de l’Atlético font également écho à des rumeurs persistantes selon lesquelles le club aurait envisagé des contacts avec d’autres formations, comme Arsenal, pour une éventuelle cession d’Álvarez. Une hypothèse que Laporta a évoquée en précisant que, d’après les informations en sa possession, l’Atlético cherchait à conclure des accords avec d’autres clubs. Une affirmation qui a visiblement exaspéré les dirigeants madrilènes, qui dénoncent une tentative de manipulation de l’opinion publique.
Une course contre la montre avant la clôture du mercato
Avec une échéance cruciale à moins de 48 heures, le mercato espagnol entre dans sa phase finale. Le mercato estival en Espagne se clôture ce mardi 1er septembre à 19h59, une deadline qui pèse lourdement sur les négociations en cours. Julián Álvarez, âgé de 26 ans et sous contrat avec l’Atlético jusqu’en juin 2027, est désormais au cœur d’un bras de fer dont les enjeux dépassent le simple cadre sportif.
Pour le Barça, recruter l’Argentin représenterait un coup majeur, tant sur le plan sportif que médiatique. Pour l’Atlético, céder le joueur reviendrait à admettre une défaite symbolique et une perte de valeur marchande. Les deux clubs se trouvent donc dans une impasse où ni l’un ni l’autre ne semble prêt à céder. Bref, le dossier est plus bloqué que jamais.
Reste à savoir si les deux parties parviendront à trouver un terrain d’entente avant la clôture du mercato. Une chose est certaine : la tension est à son comble, et le temps presse.
L’Atlético invoque des raisons de dignité et de respect envers son club et son public. Le club madrilène considère que céder Álvarez au Barça reviendrait à trahir ses valeurs et à subir un préjudice moral, indépendamment des aspects financiers. Dans son communiqué, il dénonce également une « campagne de mensonges » orchestrée par le Barça et a porté plainte pour approche irrégulière du joueur auprès des supporters.
La prochaine échéance est la clôture du mercato espagnol, prévue ce mardi 1er septembre à 19h59. Si aucun accord n’est trouvé d’ici là, Julián Álvarez restera à l’Atlético. Le Barça pourrait alors activer un plan B ou attendre une issue juridique, tandis que l’Atlético pourrait tenter de trouver un compromis avec d’autres clubs européens.