Selon BFM - Faits Divers, la juge d’instruction chargée du dossier du meurtre de Thomas Perotto à Crépol (Drôme) a officiellement retenu, dans un avis de fin d’information rendu public le 20 juillet 2026, la circonstance aggravante de racisme contre « la race blanche et la nation française » à l’encontre des suspects. Cette décision intervient après la requalification des mises en examen, une requalification saluée par la maire de Romans-sur-Isère, Marie-Hélène Thoroval, qui y voit la reconnaissance de « la parole des victimes ».

Ce qu’il faut retenir

  • 14 personnes avaient été initialement mises en examen pour « homicide et tentative d’homicide en bande organisée » dans l’affaire du meurtre de Thomas Perotto, survenu en novembre 2023 lors d’un bal d’hiver à Crépol.
  • La juge d’instruction a finalement retenu la circonstance aggravante de racisme, estimant que les victimes ont été agressées en raison de leur appartenance supposée « à la race blanche et à la nation française ».
  • Plusieurs témoignages recueillis par les enquêteurs évoquent des propos à caractère raciste et anti-blancs, dont la phrase « On va planter du blanc », rapportée par plusieurs témoins.
  • Marie-Hélène Thoroval, maire (divers droite) de Romans-sur-Isère, s’est félicitée de cette décision, affirmant que « la parole des victimes a été entendue » après des mois de silence selon elle.
  • Cette affaire a relancé en France le débat sur la notion de « racisme anti-blanc », une qualification juridique rarement retenue jusqu’ici dans les poursuites pénales.

Une requalification des faits saluée par les autorités locales

Lors d’une intervention sur CNews le 24 juillet 2026, Marie-Hélène Thoroval s’est dite « réjouie » par la requalification des mises en examen. Elle a précisé que « les victimes s’étaient exprimées dans le cadre des auditions, auprès des différents élus et autorités gouvernementales », mais qu’elles n’avaient « pas été entendues » jusqu’alors. Pour l’élue, cette décision marque un tournant : « La parole des victimes a été entendue », a-t-elle affirmé. — autant dire que, pour la maire, cette reconnaissance judiciaire valide enfin les témoignages recueillis dès le début de l’enquête.

Cette prise de position n’est pas nouvelle de la part de Marie-Hélène Thoroval. Dès janvier 2025, elle avait évoqué le « racisme anti-blanc » dans cette affaire, qualifiant les attaques au couteau de « caractère culturel » et estimant que les auteurs n’étaient pas « français de souche », mais issus de milieux « liés avec l’islam ». Ces propos avaient alors valu à CNews une mise en demeure de l’Arcom, ainsi que de vives critiques à son encontre.

Le contexte du drame de Crépol en novembre 2023

Le 16 novembre 2023, Thomas Perotto, 16 ans, a été mortellement poignardé lors d’un bal d’hiver organisé dans le village drômois de Crépol. L’enchaînement des faits reste aujourd’hui encore partiellement confus, mais les investigations ont établi que des jeunes issus pour certains des banlieues populaires de Romans-sur-Isère avaient affronté un groupe de jeunes locaux. Selon les éléments de l’enquête, les premiers avaient dégainé des couteaux, blessant quatre personnes dont Thomas Perotto. L’adolescent a succombé à ses blessures pendant son transport vers l’hôpital.

Dès les premiers jours, plusieurs témoignages recueillis par les enquêteurs ont fait état de propos racistes et anti-blancs tenus lors des affrontements. La fameuse phrase « On va planter du blanc », attribuée à plusieurs des agresseurs présumés, a particulièrement marqué les esprits. Ces éléments ont conduit la justice à reconsidérer la qualification des faits, au-delà de la simple qualification d’homicide en bande organisée initialement retenue.

Le débat sur le « racisme anti-blanc » relancé par l’affaire

L’affaire de Crépol a ravivé en France un débat récurrent sur la notion de « racisme anti-blanc », une qualification juridique rarement utilisée dans les poursuites pénales. Selon BFM - Faits Divers, seules quelques affaires dans les années 2010 avaient intégré cette notion avant celle-ci. La décision de retenir la circonstance aggravante de racisme contre « la race blanche et la nation française » marque donc une évolution significative dans la jurisprudence française.

Cette affaire a également suscité une vive émotion dans l’opinion publique, alimentant les discussions sur l’identité nationale, l’intégration et la violence intercommunautaire. Les propos de Marie-Hélène Thoroval, bien que controversés, illustrent la polarisation du débat autour de ces questions. Certains y voient une reconnaissance légitime des victimes, tandis que d’autres dénoncent une instrumentalisation politique des faits.

Les prochaines étapes judiciaires et politiques

Avec cette requalification, l’instruction du dossier entre désormais dans une phase décisive. Les prochaines étapes pourraient inclure l’audition des victimes et des témoins restants, ainsi que la préparation du procès. Les parties civiles et les familles de la victime attendent désormais avec attention la suite des proceedings, espérant que cette décision ouvrira la voie à une condamnation exemplaire.

Côté politique, la maire de Romans-sur-Isère pourrait poursuivre son engagement sur ce dossier, notamment si de nouvelles déclarations de ce type sont nécessaires pour soutenir les victimes. Cependant, le débat sur la qualification du « racisme anti-blanc » devrait continuer à alimenter les discussions, tant au niveau local que national.

Et maintenant ?

La prochaine étape judiciaire consistera probablement en la transmission du dossier au parquet pour qu’il décide des suites à donner, notamment sur le plan du procès. Une date pour ce procès n’a pas encore été fixée, mais les parties civiles et les familles de Thomas Perotto devraient être informées dans les prochains mois des modalités de la procédure à venir. — reste à voir si cette requalification des faits aura un impact sur la durée des peines encourues par les suspects.

Cette affaire rappelle, une fois de plus, l’importance d’une justice impartiale et d’un débat apaisé autour des questions identitaires. Les décisions judiciaires, comme celle rendue fin juillet 2026, pourraient contribuer à apaiser les tensions, à condition que l’ensemble des acteurs — justice, politiques, société civile — s’engagent dans une démarche constructive et respectueuse des faits.

Il s’agit d’une qualification juridique qui permet d’aggraver la peine encourue par les accusés en reconnaissant que les faits ont été commis en raison de l’appartenance ethnique ou nationale des victimes. Dans cette affaire, la juge a retenu que les victimes ont été agressées en raison de leur appartenance supposée « à la race blanche et à la nation française », une qualification rarement utilisée en France.

Certains observateurs et médias ont critiqué cette requalification, estimant qu’elle pourrait être utilisée à des fins politiques ou qu’elle ouvre la porte à une reconnaissance trop large du concept de « racisme anti-blanc ». Ces critiques s’appuient notamment sur les propos antérieurs de Marie-Hélène Thoroval, qui avaient valu à CNews une mise en demeure de l’Arcom.