La Coupe du monde 2026 a été officiellement lancée ce jeudi 11 juin avec le match inaugural opposant le Mexique à l'Afrique du Sud au mythique stade Azteca de Mexico, comme le rapporte RMC Sport. Dès 19h30, une cérémonie d'ouverture grandiose a marqué le coup d'envoi de la compétition, avant le coup de sifflet inaugural à 21h en présence de 83 000 spectateurs. L'enceinte, déjà entrée dans l'histoire après avoir accueilli deux finales de Coupe du monde (1970 et 1986), a offert une première victoire à son équipe nationale (1-0) face aux Bafana Bafana, qui n'ont pas réussi à exister dans un match à sens unique.
Ce qu'il faut retenir
- Un Mexique impérial : l'équipe locale a dominé toutes les statistiques (59 % de possession, 235 passes réussies contre 163 pour l'Afrique du Sud) et ouvert le score dès la 25e minute grâce à une erreur défensive sud-africaine.
- Une équipe sud-africaine en difficulté : les Bafana Bafana n'ont cadré aucun tir, subi six fautes contre quatre pour le Mexique et n'ont remporté que 11 duels contre 21 pour les locaux.
- Un record pour le Mexique : c'était le huitième match d'ouverture en Coupe du monde pour El Tri, mais la première victoire dans cette configuration après sept échecs.
- Une cérémonie d'ouverture sous haute sécurité : malgré des manifestations à proximité du stade, les autorités ont garanti l'accès à la fan zone et au match.
- Un coup d'envoi historique : le Mexique devient le premier pays à organiser trois matchs d'ouverture de Coupe du monde, après 1970 et 1986.
Un Mexique en maîtrise face à une Afrique du Sud dépassée
Dès les premières minutes, les Mexicains ont imposé leur rythme dans un stade en ébullition. Le public, vêtu de sombreros et agitant des papiers blancs, a créé une ambiance électrique avant même le coup d'envoi. « C'est assourdissant dans l'Estadio Azteca ! », notait RMC Sport, soulignant l'enthousiasme des supporters mexicains. La possession était clairement en faveur de l'équipe locale (59 %), avec une construction de jeu rapide et des centres répétés vers les attaquants.
Face à ce pressing intense, les Sud-Africains, alignés en 5-3-2, n'ont jamais réussi à trouver leurs marques. Leur défense centrale, renforcée pour l'occasion, a été mise sous pression par des combinaisons mexicaines comme cette transversale de Reyes pour Gallardo, rapidement captée par le gardien Williams. Les Bafana Bafana ont peiné à sortir proprement le ballon de leur camp, avec des pertes de balle systématiques qui ont alimenté les contre-attaques mexicaines. « Ils ne se sont même pas approchés de la surface de Rangel », constatait le média sportif.
Une ouverture du score méritée mais contestable
Le but est venu d'une erreur individuelle sud-africaine. Sur une relance ratée de Sithole, le défenseur a offert le ballon à Quiñones, dont la frappe a trompé Williams (1-0, 25e). Un scénario qui a illustré les lacunes défensives des visiteurs, incapables de gérer la pression mexicaine. « L'erreur technique qui profite au Mexique », résumait RMC Sport, avant de souligner l'efficacité des locaux dans la surface adverse.
Les Sud-Africains ont tenté de réagir avec quelques occasions lointaines, comme cette demi-volée de Jiménez détournée en corner par Williams. Mais globalement, leur manque de réalisme et leur incapacité à se procurer des occasions nettes ont scellé leur sort. « Rayners et Foster, cibles des longs ballons mexicains, ont vécu un premier acte bien compliqué », analysait le commentaire en direct. La chaleur et l'humidité de Mexico (match joué en après-midi) ont également pesé sur le rythme des joueurs africains, habitués à des conditions climatiques différentes.
Une cérémonie d'ouverture entre festivités et tensions sociales
Avant le match, la cérémonie d'ouverture a mis en valeur la culture mexicaine avec des artistes comme Shakira, interprétant son titre « Dai Dai » en collaboration avec Burna Boy, ou le groupe Maná. Des sombreros en carton, distribués à tous les spectateurs, ont été brandis en tribunes, tandis que des milliers de petits papiers blancs étaient lancés pour créer une ambiance festive. « L'ambiance est festive ! », confirmait RMC Sport, tout en relevant les tensions sociales en marge du stade.
À proximité du stade Azteca, des manifestants dénonçaient en effet les disparitions forcées au Mexique, bloquant temporairement l'accès au métro Taxqueña, dernier arrêt avant l'enceinte sportive. « Vous devriez avoir honte. Ils tuent les nôtres et vous faites la fête », pouvait-on entendre via des mégaphones. Malgré ces protestations, les autorités ont maintenu l'ouverture de la fan zone sur le Zócalo, où la présidente Claudia Sheinbaum a prévu de se rendre pour suivre la retransmission du match.
Un dispositif sécuritaire renforcé pour un Mondial historique
Avec 48 équipes engagées pour la première fois, la Coupe du monde 2026 s'annonce sous haute tension. À Mexico, les forces de l'ordre étaient déployées en masse dès 8h du matin, avec 2 000 membres du dispositif « Cinturon de Paz », des volontaires en gilet blanc chargés de « pacifier » les rassemblements. « On ne fait rien de particulier si ce n'est accompagner les personnes et créer un climat pacifique », expliquait l'un d'eux, vêtu sous son gilet du maillot du Mexique.
Les supporters contrôlés au métro Taxqueña, une station stratégique à six kilomètres de l'Azteca, n'ont pas été perturbés par les manifestants, dont la présence est restée limitée pour l'instant. « Pour l'instant, il n'y a pas de manifestants en masse », constatait un journaliste sur place, tandis que des centaines de policiers quadrillaient les abords du stade.
Pour l'heure, la compétition est lancée, et le premier favori s'est imposé. Mais avec 104 matchs au programme et une formule élargie, tout reste possible dans ce Mondial 2026. La prochaine échéance ? Le second match de la poule, qui opposera la Corée du Sud à la République tchèque ce dimanche 15 juin.
Selon RMC Sport, l'Afrique du Sud vise à sortir de sa poule et renouer avec les performances des années 1990, où la sélection avait marqué l'histoire en remportant la Coupe d'Afrique des nations. Pour les Bafana Bafana, qui n'ont plus participé à une phase finale mondiale depuis 2010, l'objectif est clair : « sortir des poules et renouer avec son glorieux passé ».
Le Mexique, pays hôte pour la troisième fois après 1970 et 1986, est souvent présent en Coupe du monde sans jamais avoir dépassé les quarts de finale. « Très souvent présent mais rarement placé », rappelle RMC Sport. Avec un public acquis à sa cause et une équipe en confiance, El Tri a l'opportunité de réaliser un parcours historique sous les yeux de ses supporters.