Le nageur américain le plus décoré de l’histoire olympique, Michael Phelps, a confié avoir sérieusement envisagé de mettre fin à ses jours après sa première retraite sportive en 2012. Selon RMC Sport, il a fait ces révélations dans un documentaire dédié à son mentor, Bob Bowman, alors entraîneur de Léon Marchand.
Ce qu'il faut retenir
- Michael Phelps a déclaré avoir songé au suicide après sa retraite en 2012, à seulement 27 ans, malgré son statut de légende sportive.
- Il a expliqué avoir avalé 30 milligrammes de somnifères une nuit, un geste qu’il qualifie de « plus gros signal d’alerte » de sa vie.
- Grâce au soutien de Bob Bowman, Phelps a suivi une cure de désintoxication après une arrestation pour conduite en état d’ivresse, puis a repris la compétition en 2014.
- Il a remporté 6 médailles aux Jeux de Londres en 2012, avant de réaliser un nouveau doublé historique à Rio en 2016.
- Avec 28 médailles olympiques (dont 23 en or), il reste le sportif le plus titré de l’histoire des Jeux.
- Phelps continue de lutter contre la dépression et les angoisses, suivis par des spécialistes de la santé mentale.
Une retraite sportive suivie d’une descente aux enfers
Après les Jeux olympiques de Londres en 2012, où il avait remporté six médailles – dont quatre en or –, Michael Phelps avait choisi de mettre un terme à sa carrière. Pourtant, loin d’apporter la sérénité, cette période a marqué le début d’une épreuve personnelle bien plus difficile que les bassins. « Je ne voulais plus vivre », a-t-il confié à RMC Sport. « Je n’avais que 30 milligrammes de somnifère cette nuit-là et heureusement que je n’en avais pas plus parce que je les aurais pris. C’était le plus gros signal d’alerte. »
À l’époque, Phelps était adulé dans le monde entier. Multipliant les records et les titres, il incarnait la réussite absolue. Mais comme il le rappelle lui-même, « les médailles ne garantissent pas toujours le bonheur ». Incapable de trouver un sens à son existence, il a sombré dans une dépression profonde, un mal-être qu’il n’avait jamais connu auparavant. Cette épreuve illustre un paradoxe cruel : celui d’une carrière sportive exceptionnelle, mais d’une santé mentale en lambeaux.
Le rôle décisif de Bob Bowman et la reprise de la compétition
C’est son mentor, Bob Bowman – alors entraîneur de Léon Marchand – qui a joué un rôle clé dans son retour à la vie. Après une arrestation pour conduite en état d’ivresse en 2014, Phelps a suivi une cure de désintoxication sur les conseils pressants de Bowman. Cette décision a marqué un tournant. « J’ai réalisé que je devais changer, que je devais me battre pour moi-même », a-t-il expliqué. Deux ans après sa retraite, il a repris la compétition et retrouvé les bassins.
Son retour s’est avéré triomphal. Aux Jeux olympiques de Rio en 2016, Phelps a remporté six nouvelles médailles, dont cinq en or, portant son total à 28 médailles olympiques. À l’issue de ces Jeux, il a définitivement pris sa retraite, laissant derrière lui un palmarès inégalé dans l’histoire du sport. Pourtant, même ce succès légendaire n’a pas effacé les démons qui le hantaient.
Une santé mentale toujours fragile, malgré les victoires
Près de dix ans après sa première retraite, Michael Phelps continue de lutter contre la dépression et les angoisses. Dans le documentaire, il a précisé : « Avant de venir ici, j’avais un rendez-vous chez le psy. Et j’en avais un autre hier. C’est un processus toujours en cours. Je ne me débarrasserai jamais de ma dépression et de mes angoisses. La question, c’est comment je les gère. »
Cette lucidité force l’admiration. Phelps n’occulte pas ses difficultés, bien au contraire. Il assume publiquement son combat, espérant ainsi briser les tabous autour de la santé mentale dans le sport de haut niveau. Son parcours rappelle que la gloire sportive ne protège pas des épreuves intimes, et que la force mentale est une bataille quotidienne. « La question, c’est comment je les gère », répète-t-il, soulignant que la gestion de ces troubles reste un travail de chaque instant.
Un héritage bien au-delà des bassins
Avec 28 médailles olympiques, Michael Phelps détient toujours le record absolu de titres dans l’histoire des Jeux. Mais son héritage pourrait bien s’étendre au-delà des piscines. Son courage à parler ouvertement de ses épreuves psychologiques a marqué un tournant dans la manière dont le sport aborde la santé mentale. Des initiatives similaires émergent dans plusieurs fédérations, où les athlètes sont désormais encouragés à consulter des psychologues sans crainte de stigmatisation.
Phelps lui-même a créé une fondation, *The Michael Phelps Foundation*, qui promeut la santé mentale et le bien-être des jeunes. Son engagement témoigne d’une volonté de transformer sa propre expérience en une force positive pour les générations futures. Comme il le dit lui-même : « Ce n’est pas une faiblesse de demander de l’aide. C’est un acte de courage. »
Michael Phelps avait décidé de prendre sa retraite après les Jeux olympiques de Londres en 2012, où il avait remporté six médailles, dont quatre en or. À l’époque, il avait 27 ans et souhaitait se consacrer à d’autres projets, tout en évoquant une forme de lassitude après des années de compétition intense. Cependant, cette retraite a coïncidé avec une période de profond malaise personnel, comme il l’a révélé plus tard.