L'éditorialiste Michel Onfray, connu pour ses prises de position souvent polémiques, s'en prend avec virulence au dernier film de Christopher Nolan, *L'Odyssée*, dans une tribune publiée le 9 août 2026 dans le Journal du Dimanche. Selon Numerama, il reproche notamment au réalisateur d'avoir « assassiné Homère », tout en révélant avoir visionné l'œuvre en version 4DX, une technologie immersive qui ajoute des effets sensoriels (mouvements de siège, jets d'air, odeurs) au cinéma classique.
Ce qu'il faut retenir
- Michel Onfray publie une tribune critique dans le Journal du Dimanche le 9 août 2026 contre *L'Odyssée* de Christopher Nolan.
- Il accuse le réalisateur d’avoir « assassiné Homère », reprochant au film un excès de « bruit et de fureur ».
- Le philosophe révèle avoir vu le film en 4DX, une version immersive qui amplifie l’expérience sensorielle.
- Cette technologie, bien que rare, influence-t-elle la perception de l’œuvre par les critiques ?
Une critique virulente contre la réinterprétation de Nolan
Dans sa tribune, Michel Onfray ne mâche pas ses mots à l’encontre de Christopher Nolan. Le philosophe et essayiste, connu pour ses positions tranchées, estime que le réalisateur américain a « assassiné Homère » en adaptant *L’Odyssée* à l’écran. Pour Onfray, la modernité du film — ses effets spéciaux, son rythme effréné et sa dimension spectaculaire — trahit l’esprit originel de l’épopée antique. Selon Numerama, il dénonce notamment « le bruit et la fureur » du long-métrage, une formule qui renvoie à la tragédie shakespearienne mais aussi à l’agitation moderne.
Cette attaque n’est pas isolée : Onfray, chroniqueur régulier sur CNews, multiplie les prises de position contre ce qu’il considère comme une dénaturation des classiques. Son hostilité envers Nolan s’inscrit dans une critique plus large de la culture populaire contemporaine, qu’il juge souvent superficielle et commercialement orientée.
Le 4DX, un détail qui interroge
Le plus surprenant dans cette tribune réside sans doute dans la méthode de visionnage choisie par Onfray. Comme le rapporte Numerama, le philosophe indique avoir vu *L’Odyssée* en version 4DX. Cette technologie, développée par des salles spécialisées, propose une expérience multisensorielle en synchronisant des effets physiques (mouvements des sièges, jets d’air, éclairs lumineux, odeurs) avec l’action à l’écran. Si le 4DX reste marginal en France, il est régulièrement plébiscité pour les blockbusters ou les films à forte dimension immersive.
Cette précision soulève une question : la critique d’Onfray est-elle influencée par la technologie utilisée ? Certains spectateurs pourraient en effet être perturbés par les sensations physiques imposées par le 4DX, au point de nuire à leur appréciation artistique. Rien ne permet cependant d’affirmer que cette version a biaisé son jugement — mais le détail mérite d’être noté, d’autant que le 4DX est rarement évoqué dans les comptes-rendus cinématographiques.
Si cette attaque contre *L’Odyssée* marque une nouvelle étape dans les joutes entre Onfray et la culture populaire, elle pose aussi la question de l’adaptation des œuvres anciennes à l’ère du divertissement spectaculaire. Nolan, dont le film a déjà été salué pour ses qualités visuelles et son ambition, devra peut-être compter avec cette critique acerbe dans la postérité de son œuvre.
Le 4DX est une technologie développée par la société sud-coréenne CJ 4DPLEX, qui ajoute des effets physiques synchronisés avec l’action à l’écran : mouvements des sièges, jets d’air, éclairs lumineux, odeurs et même effets de brumisation. Elle est conçue pour renforcer l’immersion du spectateur, mais reste rare en France, principalement disponible dans certaines salles spécialisées.
Le film de Nolan, sorti en mai 2026, prend des libertés importantes avec le texte original d’Homère, en intégrant des éléments fantastiques et une narration plus proche du blockbuster moderne. Certains critiques saluent cette réinterprétation audacieuse, tandis que d’autres, comme Michel Onfray, y voient une trahison du classique.