Selon BMF - International, l’armée russe dispose d’un arsenal de missiles variés et modernes, utilisés lors de ses frappes récentes en Ukraine. Parmi ces engins figurent les FAB 500, bombes aériennes de 500 kg, et les KN-23, missiles balistiques à courte portée capables d’atteindre des cibles avec une grande précision. Ces armes, déployées lors des dernières attaques près de Kiev, ont causé des pertes humaines et matérielles significatives.

Ce qu'il faut retenir

  • L’armée russe utilise des missiles FAB 500 et KN-23 lors de ses frappes en Ukraine, selon BMF - International.
  • Les attaques du 4 août 2026 près de Kiev ont fait 17 morts et 44 blessés, tandis que des frappes dans la région ont causé 15 morts supplémentaires.
  • Les KN-23 sont des missiles balistiques capables de frapper des cibles avec une précision accrue, comme en témoignent les explosions entendues à Kiev.
  • L’Ukraine, de son côté, a lancé des centaines de drones vers la Russie le 4 août, marquant une escalade dans la guerre des drones entre les deux pays.

Un arsenal russe diversifié et moderne

L’arsenal russe comprend des missiles de croisière, des bombes aériennes et des missiles balistiques, chacun adapté à des missions spécifiques. Les FAB 500, par exemple, sont des bombes aériennes classiques, capables de causer des dégâts importants sur des infrastructures ou des concentrations de troupes. Les KN-23, en revanche, sont des missiles balistiques à courte portée, conçus pour frapper des cibles stratégiques avec une grande précision. Selon BMF - International, ces missiles ont été utilisés lors des frappes récentes près de Kiev, où des explosions ont été signalées dans la soirée du 4 août 2026.

Ces engins s’ajoutent à d’autres missiles déjà bien connus dans le conflit, comme les Kalibr ou les Iskander, qui ont été largement employés depuis le début de l’invasion en 2022. Leur déploiement récent près de la capitale ukrainienne souligne la volonté de Moscou de tester de nouvelles capacités et de maintenir une pression constante sur les défenses ukrainiennes.

Les frappes de début août : bilan humain et militaire

Les attaques russes du 4 août 2026 ont ciblé plusieurs zones autour de Kiev, causant la mort de 17 personnes et faisant 44 blessés. Ces frappes, menées à l’aide de missiles balistiques, ont provoqué des dégâts matériels importants dans des quartiers résidentiels et des infrastructures civiles. Selon les autorités ukrainiennes, au moins 15 autres morts ont été recensés dans la région de Kiev lors de bombardements distincts.

Ces attaques surviennent dans un contexte où les forces ukrainiennes tentent de résister à l’avancée russe tout en menant des opérations de contre-offensive. Les sirènes d’alerte ont retenti à plusieurs reprises dans la capitale, rappelant la vulnérabilité des zones urbaines face aux missiles de croisière et balistiques. Les images des explosions diffusées par les correspondants sur place ont confirmé l’utilisation de projectiles de haute précision, capables de frapper des cibles même en plein cœur de la ville.

L’escalade des drones : l’Ukraine riposte

Face à la pression russe, l’Ukraine a intensifié ses propres attaques en utilisant des drones. Selon le président Volodymyr Zelensky, 30 272 soldats russes auraient été « neutralisés » grâce aux drones ukrainiens. Cette affirmation, faite dans le cadre d’un bilan des opérations, souligne l’importance croissante de ces engins dans le conflit. Le 4 août, Kiev a lancé des centaines de drones vers le territoire russe, marquant une nouvelle phase dans la guerre des drones qui oppose les deux camps.

L’historien militaire Guillaume Lasconjarias a analysé cette évolution, soulignant que les drones permettent à l’Ukraine de compenser partiellement son infériorité en matière d’artillerie et de missiles de longue portée. « On est dans un moment ukrainien, ils ont l’avantage, mais les Russes sont encore là », a-t-il déclaré, évoquant une bataille technologique où chaque camp tente de prendre l’ascendant. Ces attaques, bien que moins meurtrières que les frappes de missiles, perturbent les lignes logistiques russes et créent une pression constante sur Moscou.

« On est dans un moment ukrainien, ils ont l’avantage, mais les Russes sont encore là. » — Guillaume Lasconjarias, historien militaire.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines pourraient voir une intensification des frappes russes, notamment avec l’utilisation de missiles balistiques comme les KN-23, capables de saturer les défenses ukrainiennes. De son côté, l’Ukraine devrait poursuivre ses attaques par drones, tout en cherchant à renforcer ses capacités de défense aérienne. Une nouvelle escalade est attendue d’ici la fin du mois d’août, avec des frappes ciblées sur des infrastructures stratégiques des deux côtés du front.

Réactions et perspectives

Les frappes récentes ont relancé le débat sur l’efficacité des systèmes de défense ukrainiens, notamment face aux missiles balistiques. Selon les experts, Kiev devrait renforcer ses capacités de détection précoce et ses systèmes anti-missiles, tout en comptant sur le soutien de ses partenaires occidentaux pour obtenir des équipements plus performants. La communauté internationale, quant à elle, continue de surveiller l’évolution du conflit, avec une attention particulière portée sur l’utilisation d’armes de plus en plus sophistiquées.

Pour l’instant, aucune déclaration officielle n’a été faite par le Kremlin concernant une éventuelle pause dans les opérations militaires. Les autorités ukrainiennes, de leur côté, appellent à un renforcement des sanctions contre la Russie et à une augmentation de l’aide militaire occidentale. L’issue de cette phase du conflit dépendra en grande partie de la capacité des deux camps à adapter leurs stratégies face à des armes toujours plus meurtrières.

Selon BMF - International, l’armée russe utilise principalement des FAB 500 (bombes aériennes de 500 kg), des KN-23 (missiles balistiques à courte portée), des Kalibr (missiles de croisière) et des Iskander (missiles balistiques tactiques). Ces engins sont déployés en fonction des objectifs stratégiques et des cibles visées.