Comme le rapporte Le Figaro, plusieurs mobilisations aux revendications variées vont se télescoper ce mardi 15 septembre. Dans un tract publié à quelques jours de cette journée d’action, la CGT a appelé à se mobiliser « pour les salaires, les conditions de travail, la protection sociale et le progrès social et environnemental ». Derrière ce mot d’ordre très large se cachent toutefois des mouvements sectoriels aux revendications bien précises, du maintien du « tarif agent » chez EDF à la revalorisation des primes dans la police, en passant par davantage de moyens pour l’hôpital et l’enseignement supérieur.

Ce mardi, les salariés d’EDF, les policiers, les soignants et les militants écologistes seront ainsi dans la rue pour défendre leurs droits et revendications. Les salariés d’EDF veulent garder leur « tarif agent », un acquis social historique de l’entreprise dénoncé au printemps dans un rapport de la Cour des comptes. Chiffré à plus de 700 millions d’euros à l’échelle du groupe en 2024, le gendarme des finances publiques estime que ce cadre social « très favorable » pénalise « l’activité et la compétitivité d’EDF ».

Ce qu'il faut retenir

  • Les salariés d’EDF veulent garder leur « tarif agent »
  • Les policiers demandent une revalorisation de la prime de risque
  • Les soignants dénoncent les grilles de salaires en dessous du Smic
  • Les enseignants du supérieur manifestent contre le sous-financement chronique de l’Enseignement supérieur et de la Recherche publique
  • Les militants écologistes exigent des moyens face au dérèglement climatique

Les revendications des salariés d'EDF

Les salariés d’EDF contestent la suppression de leur « tarif agent », qui est considéré comme une forme de compensation pour les niveaux d’embauche moindres dans les entreprises du secteur par rapport au privé. Fabrice Coudour, secrétaire général de la FNME-CGT, a indiqué que « à compétences et à ancienneté égales, (...) les niveaux d’embauche sont bien moindres dans nos entreprises que souvent dans le privé ».

Réunies en intersyndicale, les quatre grandes fédérations (CGT, CFE-CGC, CFDT, FO) de l’énergie ont appelé vendredi « à la mobilisation massive des électriciens et des gaziers », lors de cette journée d’actions. Les syndicats dénoncent la suppression de ce cadre social, qui serait préjudiciable aux salariés et à l’entreprise elle-même.

Les revendications des policiers

Les policiers ne sont pas en reste et demandent une revalorisation de la prime de risque (ISSP), qui n’a pas été revalorisée depuis 2019. Une rencontre a déjà eu lieu en début de mois avec le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, mais selon Alliance, cette revendication n’a pas été entendue. Le secrétaire général du syndicat Alliance, Fabien Vanhemelryck, réclamait « entre 300 et 500 millions d’euros » de budget annuel supplémentaire pour la police.

Le syndicat Alliance, composé majoritairement de gardiens de la paix et de policiers adjoints, écrit dans son appel à la mobilisation que « Salaires, carrières, conditions de travail, sécurité… nous exigeons des réponses et des actes ». La mobilisation se tiendra à 11h30, sur les Champs-Élysées et sera complétée par d’autres mouvements en région comme à Nîmes où l’unité 30 prévoit une mobilisation devant l’hôtel de police avec un dépôt symbolique de menottes.

Les revendications des soignants et des enseignants du supérieur

Cette mobilisation s’étend aussi au domaine du social. À Nantes, une manifestation est prévue à 14h30 devant le CHU. La CGT du CHU dénonce les grilles de salaires en dessous du Smic des agents C1 (agent de service hospitalier, agent d’entretien qualité, adjoint administratif). Plus généralement, la CGT déplore une détérioration continue des conditions de travail et de salaire dans les établissements de santé et demande l’arrêt des suppressions de lits, l’augmentation des salaires, la prise en charge des soins par le 100 % sécurité sociale.

C’est au cœur du Quartier latin, place Jussieu dans le cinquième arrondissement de Paris que le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche s’est donné rendez-vous mardi à 12h30, avant de rejoindre son ministère de tutelle. Ils manifesteront contre « le sous-financement chronique de l’Enseignement supérieur et de la Recherche publique, la dégradation des conditions d’études et de travail, et les mesures qui fragilisent l’accès de toutes et tous à l’enseignement supérieur », reprend la CGT dans un communiqué.

Les revendications des militants écologistes

Enfin, une manifestation est organisée de 19h30 à 21 heures face au ministère de l’Economie, suite à l’appel de différents syndicats (de pompiers, d’infirmiers, d’étudiants, des associations de protection de l’environnement et des animaux, ou encore un collectif féministe). « Ensemble, nous lançons un appel à se rassembler pour exiger des moyens face au dérèglement climatique », écrivent les différents organisateurs, dont Greenpeace, #Noustoutes ou encore Amnesty International.

Plan pour les bouilloires thermiques, « une taxe sur les plus gros pollueurs » ou encore des moyens pour la prévention des incendies, voici une partie des mesures qu’ils appelleront à intégrer d’urgence dans le budget 2027. Les militants écologistes exigent ainsi des moyens concrets pour lutter contre le dérèglement climatique et préserver l’environnement.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour les différentes parties prenantes. Les syndicats et les militants attendent des réponses concrètes de la part du gouvernement et des entreprises concernées. Les mobilisations pourraient se poursuivre et s’amplifier si les revendications ne sont pas entendues. Il reste à voir comment les différentes parties prenantes réagiront aux demandes formulées et quels seront les résultats de ces mobilisations.

La date du 15 septembre marquera peut-être le début d’un mouvement plus large, qui pourrait avoir des conséquences importantes sur la politique sociale et environnementale du pays. Les enjeux sont importants et les différentes parties prenantes devront trouver des solutions pour répondre aux attentes et aux besoins des salariés, des soignants, des enseignants et des militants écologistes.

En conclusion, les mobilisations sociales de ce mardi 15 septembre sont un signal fort envoyé par les salariés, les soignants, les enseignants et les militants écologistes. Ils exigent des moyens concrets pour améliorer leurs conditions de travail, leurs salaires et l’environnement. Il est important que les parties prenantes écoutent ces demandes et trouvent des solutions pour répondre aux attentes et aux besoins de ces différents groupes. Les enjeux sont importants et les conséquences de ces mobilisations pourraient être significatives pour l’avenir de la politique sociale et environnementale du pays.